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Recherches sociographiques

Volume 43, numéro 3, septembre-décembre 2002, p. 499-516

Direction : Andrée Fortin (rédactrice)

Rédaction : Simon Langlois (administrateur)

Éditeur : Département de sociologie, Faculté des sciences sociales, Université Laval

ISSN : 0034-1282 (imprimé)  1705-6225 (numérique)

DOI : 10.7202/000609ar

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Article

Le Québec entre la Flandre et la Wallonie : Une comparaison des nationalismes sous-étatiques belges et du nationalisme québécois

Jan Erk

Résumé

Une implicite présomption d’affinité entre les nationalismes wallon et québécois est à la base des études comparatives étudiant les cas de la Belgique et du Québec, en raison de la communauté de langage entre wallons et québécois. Le nationalisme québécois ressemble cependant plus au nationalisme flamand qu’à celui de la Wallonie, avant tout fondé sur des demandes économiques. Les nationalismes flamand et québécois sont tous deux motivés par une distinction linguistique ; ils ont tenté de redresser la division culturelle du travail et ils ont également essayé de bâtir des structures politiques de rechange à l’État central afin de parvenir à une redistribution culturelle du pouvoir. Malgré tout, le nationalisme flamand s’est développé sous la bannière de la démocratie chrétienne, alors que le nationalisme contemporain du Québec doit sa force aux idées séculaires de gauche. Cette différence peut s’expliquer par l’attitude différente de l’Église catholique des deux régions face au pouvoir politique.

Abstract

The implicit presumption of an affinity between the Wallon and Québécois nationalism movements is the basis of comparative studies examining the cases of Belgium and Québec, in view of the common language shared by Wallons and Québécois. Québec nationalism, however, more closely resembles the Flemish nationalism movement than that of Wallonia, which is based mainly on economic demands. The Flemish and Québécois nationalism movements are both motivated by their linguistic distinctness; they have tried to rectify the cultural division of labour and they have also tried to build political structures alternative to the federal state, in order to achieve a cultural redistribution of power. However, Flemish nationalism has materialized under the banner of Christian democracy, whereas contemporary Québec nationalism owes its strength to secular left-wing ideas. This difference may be explained by the different attitude of the Catholic Church in the two regions regarding mass politics.

Auteur : Jan Erk
Titre : Le Québec entre la Flandre et la Wallonie : Une comparaison des nationalismes sous-étatiques belges et du nationalisme québécois
Revue : Recherches sociographiques, Volume 43, numéro 3, septembre-décembre 2002, p. 499-516
URI : http://id.erudit.org/iderudit/000609ar
DOI : 10.7202/000609ar

Tous droits réservés © Recherches sociographiques, Université Laval, 2002

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