Littérature, représentations de soi et mobilité sociale dans le québec du XIXe siècle
Résumé
Est-il possible de faire une histoire des manières « populaires » de se raconter pour les périodes antérieures à la démocratisation de l’écrire ? Sans traces substantielles, l’exercice est à tout le moins ardu. En revanche, l’historien dispose de représentations de soi sophistiquées produites par certains individus lettrés issus de milieux modestes. L’analyse d’une partie de la production littéraire d’un représentant de cette catégorie, Antoine Gérin-Lajoie, permet de suivre le travail qui consiste à passer d’une narration autobiographique à une réflexion d’ordre sociologique. Elle montre que c’est justement l’expérience des problèmes liés à l’acquisition d’une culture savante et à la mobilité sociale qui fonde, en partie, ces écritures de soi et du monde.
Abstract
Is it possible to write a history of the “popular” ways of telling one’s story in periods prior to the democratization of writing ? Due to a scarcity of source material, this is no easy task. However, there are sophisticated self-representations available to the historian, produced by certain literate individuals from modest backgrounds. An analysis of part of the literary output of a representative of this category, Antoine Gérin-Lajoie, may be used to follow the process of shifting from an autobiographical narration to a sociological reflection. This reveals that the very fact of experiencing the problems involved in acquiring a scholarly culture, and in social mobility, provides part of the foundation for these writings on oneself and on the world.
| Auteur : | Ollivier Hubert |
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| Titre : | Littérature, représentations de soi et mobilité sociale dans le québec du XIXe siècle |
| Revue : | Recherches sociographiques, Volume 44, numéro 3, septembre-décembre 2003, p. 455-473 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/008202ar |
| DOI : | 10.7202/008202ar |
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