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Recherches sociographiques

Volume 49, numéro 2, 2008, p. 261-287

Sous la direction de Simon Langlois et Andrée Fortin

Éditeur : Département de sociologie, Faculté des sciences sociales, Université Laval

ISSN : 0034-1282 (imprimé)  1705-6225 (numérique)

DOI : 10.7202/018915ar

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Article

Étude comparée de la situation linguistique contemporaine en Israël et au Québec

Pierre Anctil

Institut d’études canadiennes

Université d’Ottawa.

panctil@uottawa.ca

Résumé

Même si elles paraissent, au premier abord, radicalement différentes, les sociétés québécoise et israélienne présentent d’étonnantes similitudes pour ce qui concerne la place de la langue nationale dans la construction identitaire. Il en va de même pour les politiques linguistiques mises en place par les différents gouvernements israéliens et québécois, notamment vis-à-vis des immigrants récents, des minorités culturelles, de l’usage officiel de la langue et de sa défense face à l’anglais. Ces parcours parallèles sont apparus malgré que l’hébreu soit une langue renaissante, de fait l’une des rares au XXe siècle dont la présence se soit affirmée après une éclipse presque totale, et le français québécois une langue en émergence, sur le modèle de plusieurs autres langues minoritaires en Europe occidentale. Ces considérations sociolinguistiques nous ramènent au concept d’État-nation tel qu’apparu au moment de la Révolution française, et qui trouva particulièrement chez les Juifs est-européens des applications tout à fait originales qui débouchèrent, au siècle suivant, sur la montée du mouvement sioniste puis sur la fondation de l’État d’Israël.

Abstract

Even though they may appear at first glance as radically different, Québécois and Israeli societies nonetheless offer startling similarities when it comes to the centrality of language in the creation of a national identity. This is also true concerning the language policies put in place by the different Québec and Israel governments, notably vis-à-vis recent immigrants, cultural minorities, the official use of French and Hebrew, and resistance to the dominance of English. These parallel developments have appeared despite the fact that Hebrew is a reborn language, in fact one of the rare instances in the twentieth century of an idiom revived after an almost total eclipse, and Québec French an emergent language similar to many other minority languages in Western European countries. These socio-linguistic considerations eventually bring us back to the concept of nation-state as it appeared at the time of the French Revolution, and which found among East-European Jews unique applications that heralded the rise of the Zionist movement and the creation of the state of Israel.

Auteur : Pierre Anctil
Titre : Étude comparée de la situation linguistique contemporaine en Israël et au Québec
Revue : Recherches sociographiques, Volume 49, numéro 2, 2008, p. 261-287
URI : http://id.erudit.org/iderudit/018915ar
DOI : 10.7202/018915ar

Tous droits réservés © Recherches sociographiques, Université Laval, 2008

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