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Recherches sociographiques

Volume 51, numéro 1-2, 2010, p. 75-101

Direction : Simon Langlois (directeur)

Rédaction : Simon Langlois (rédacteur)

Éditeur : Département de sociologie, Faculté des sciences sociales, Université Laval

ISSN : 0034-1282 (imprimé)  1705-6225 (numérique)

DOI : 10.7202/044694ar

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Article

Inégalités salariales et bilinguisme au Québec et au Nouveau-Brunswick, 1970 à 2000

Nicolas Béland

Économiste,

Office québécois de la langue française.

nicolas.beland@oqlf.gouv.qc.ca

Éric Forgues

Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques,

Université de Moncton.

Maurice Beaudin

Campus de Shippagan,

Université de Moncton.

Résumé

Cette étude réalisée avec les données censitaires mesure le lien entre le salaire, l’origine francophone ou anglophone et le bilinguisme français anglais entre 1970 et 2000 au Québec, la seule province du Canada où les francophones forment la majorité de la population, et au Nouveau-Brunswick, la seule des neuf autres provinces de ce pays où, quoique minoritaires, ils constituent une part plus que substantielle des effectifs provinciaux. La population à l’étude est composée d’hommes natifs pleinement et normalement intégrés au marché du travail. Cette population a été désignée par les économistes et les sociologues des années 1930 à 1970 comme population type pour l’analyse des inégalités salariales entre les francophones et les anglophones du Canada. Nous constatons la présence presque ininterrompue de 1970 à 2000 d’un lien historique entre le salaire, l’origine francophone ou anglophone et le bilinguisme au Nouveau-Brunswick. Également visible dans nos données sur le Québec de 1970, ce lien historique disparaît graduellement de 1970 à 1995, et en 1995, pour la première fois, nous observons que les salariés bilingues sont mieux rémunérés que les salariés unilingues au Québec et également mieux rémunérés, qu’ils soient issus de la communauté francophone ou anglophone. Ce résultat sur le Québec de 1995 est presque reproduit tel quel par nos données censitaires sur les salaires de l’an 2000.

Abstract

The objective of this article is to show, first, that the discourse on information technologies and high technology contributes to building a definition of high-skilled labour that obscures many aspects and fields of qualifications and that excludes many occupations in which we find highly skilled workers. For example, the definition of high-skilled labour does not take into account the different structures and dynamics of the work world, taking a more abstract approach to qualification-related problems, and disregards the social and cultural processes that contribute to defining high-skilled labour. We then use ethnographic data from field work in order to propose markers for an alternative definition of high-skilled labour, one that is more aligned with the actual contexts of the work world.

 Remerciements

Nicolas Béland tient à souligner l’apport très particulier de Pierre Roberge, décédé en 2006, à la réalisation de cette étude. Nous remercions pour leurs commentaires ou pour leur appui les personnes suivantes : David Albouy, Paul Béland, Guylaine Cochrane, Pierre Bouchard, Michel De Sève, Pierre Georgeault, Gilles Grenier, Lise Harou, Elke Laur, Rodrigue Landry, André Leclerc, Isabelle Lemaire, Jacques Maurais, Alexandre Stephanescu et les deux arbitres anonymes. Danielle Soucy et Denis Juneau ont corrigé les épreuves finales du texte et nous les remercions. Nous restons les seuls responsables de toute erreur ou omission qui demeurerait dans le texte. Cette étude a été réalisée grâce au soutien de l’Office québécois de la langue française et de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques de l’Université de Moncton, que nous remercions. Les propos qui sont exprimés dans le présent article par ses trois auteurs ne représentent pas les opinions de l’Office québécois de la langue française.

Auteurs : Nicolas Béland, Éric Forgues et Maurice Beaudin
Titre : Inégalités salariales et bilinguisme au Québec et au Nouveau-Brunswick, 1970 à 2000
Revue : Recherches sociographiques, Volume 51, numéro 1-2, 2010, p. 75-101
URI : http://id.erudit.org/iderudit/044694ar
DOI : 10.7202/044694ar

Tous droits réservés © Recherches sociographiques, Université Laval, 2010

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