Du matériel au symbolique. Fondements et limites des études rurales québécoises contemporaines
Résumé
Les recherches récentes sur la ruralité québécoise dans plusieurs disciplines des sciences sociales font généralement consensus quant à l’importance d’une analyse des formes symboliques conjuguées à celle du territoire dans ses manifestations concrètes et localisées. L’analyse épistémologique des limites et fondements des principaux courants de recherche (sociologie du développement, géographie de la territorialité, démographie historique) montrent cependant qu’ils oscillent entre une définition « objective » et « subjective » qui nuit à la connaissance empirique des pratiques sociales. Quelques pistes de solution sont proposées en conclusion pour dépasser cette dichotomie, dont la relance des études monographiques, trésor négligé de la tradition sociologique.
Abstract
From matter to the symbolic. Foundations and limits of contemporary research in Quebec on ruralism
Most recent studies conducted by various social science disciplines on Que- bec rurality agree on the need for an analysis of symbolic forms in the context of their territory and their concrete and localized manifestations. However, episte- mological analyses on the limits and foundations of the main research currents (development sociology, territorial geography, historical demography) show that these oscillate between an “objective” and a “subjective” definition, which stands in the way of gathering empirical knowledge of social practices. The conclusion of the paper offers potential solutions for overcoming this dichotomy, among them the relaunch of monographic studies, a much neglected dimension of the sociolo- gical tradition.
| Auteur : | Frédéric Parent |
|---|---|
| Titre : | Du matériel au symbolique. Fondements et limites des études rurales québécoises contemporaines |
| Revue : | Recherches sociographiques, Volume 52, numéro 2, 2011, p. 335-351 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/1005665ar |
| DOI : | 10.7202/1005665ar |
Tous droits réservés © Recherches sociographiques et Université Laval, 2011

