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Revue de l'Université de Moncton

Volume 36, numéro 1, 2005, p. 129-156

Signalétiques et signalisations linguistiques et langagières des espaces de villes (configurations et enjeux sociolinguistiques)

Sous la direction de Thierry Bulot et Lise Dubois

Direction : Serge Jolicoeur (directeur)

Éditeur : Revue de l'Université de Moncton

ISSN : 0316-6368 (imprimé)  1712-2139 (numérique)

DOI : 10.7202/011991ar

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Article

Quand les langues font le mur lorsque les murs font peut-être les langues : Mobilis in mobile, ou la linguistique de Nemo

Didier de Robillard

Université François Rabelais, Tours

Résumé

L’auteur tente, à partir d’un corpus d’affichage plurilingue à l’Île Maurice, de réfléchir à la façon dont les langues sont catégorisées et spectacularisées, affirmées, selon des modalités différentes, ces modalités faisant partie de la façon dont est organisée la socialité. Il réfléchit également à partir de là, à la façon dont s’est imposée la notion dominante de langue (stable, décontextualisée, homogène), et en conclut que les scientifiques et les linguistes sont des acteurs sociaux comme les autres, ce qui leur confère des fonctions bien plus modestes que ce qu’on a l’habitude de leur attribuer. Enfin, il postule que ce qui est constitutif des langues, ce n’est ni leur matérialité, ni leur structure, mais la croyance dans leur existence, ancrée dans le besoin qu’elles existent.

Abstract

Basing himself on a plurilingual corpus of posters in Mauritius, the author tries to show how languages are categorised, brought to existence in different ways, these various ways contributing to social structure and organization. This is the occasion to examine how the dominant conception of a “language” (stable, decontextualised, homogeneous) came about, and this leads to the contention that linguists and scientists are social agents like any other, giving them social functions that are substantially less prestigious than what is usually the case. The author argues that what is the core of a language is neither its materiality nor its structure, but the simple belief in its existence, motivated by the need for it to exist.

Auteur : Didier de Robillard
Titre : Quand les langues font le mur lorsque les murs font peut-être les langues : Mobilis in mobile, ou la linguistique de Nemo
Revue : Revue de l'Université de Moncton, Volume 36, numéro 1, 2005, p. 129-156
URI : http://id.erudit.org/iderudit/011991ar
DOI : 10.7202/011991ar

Tous droits réservés © Revue de l'Université de Moncton, 2005

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