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Santé mentale au Québec

Volume 25, numéro 2, automne 2000, p. 21-39

Itinérance

Sous la direction de Raymonde Hachey et Mario Poirier

Direction : Yves Lecomte (directeur)

Rédaction : Alain Lesage (rédacteur en chef)

Éditeur : Revue Santé mentale au Québec

ISSN : 0383-6320 (imprimé)  1708-3923 (numérique)

DOI : 10.7202/014450ar

smq
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Article

Capacité d’agir sur sa vie et inflexion des lignes biographiques : le point de vue des femmes itinérantes

Danielle Laberge

Daphné Morin

Shirley Roy

Marielle Rozier

Résumé

Penser l'itinérance comme processus ouvre sur deux grandes questions. Comment peut-on empêcher ce processus de déqualification d'arriver à son terme ultime (le fait de se trouver dans la rue avec une identité itinérante) ? il s'agit alors de prévention. Comment peut-on (ré)instaurer un processus inverse permettant de modifier la condition d'itinérant ? on parle alors de (ré)insertion ou de (ré)affiliation. La réponse à ces questions ne peut se limiter à la seule inversion des processus généraux ou particuliers ayant mené à l'itinérance. Dans cet article, nous nous intéressons à cette seconde question, c'est-à-dire celle de la mise en oeuvre d'un processus d'inflexion de l'itinérance. Ce processus de transformation ne s'organise pas selon un modèle linéaire et progressif, mais se développe plutôt à travers l'enchevêtrement d'essais personnels, d'expériences positives et d'événements significatifs entraînant des inflexions biographiques reconfigurant en quelque sorte l'histoire de vie. Notre matériau d'analyse est constitué de discours des femmes itinérantes (31 entrevues non directives). Nous rendons compte des formes distinctes de représentations de l'action dans une typologie comportant trois figures : 1) le fatalisme ; 2) l'impuissance ; 3) l'appropriation.

Abstract

Capacity to act on its life and inflexion of biographical lines: the point of view of homeless women

To think of homelessness as a process opens the path to two questions. How can one prevent this disqualification process to arrive at its ultimate end? (the fact of being on the street with an identity of a homeless person)? One then thinks of prevention. How can one (re)store a reversed process allowing to modify the condition of homelessness? The issue of (re)integration or (re)affiliation is then raised. The answer to these questions cannot be limited to the sole reversal of general or particular processes having led to homelessness. In this article, the authors are concerned with the second question: the unfolding of an inflexion process of homelessness. This transformation process is not organized according to a linear and progressive model but is rather developed within the intertwining of personal essays, positive experiences and significant events entailing biographical inflexions in a way reformatting life's history. The material used in the analysis is constituted of homeless women's discourses (31non-directive interviews). The authors present distinctive forms of representations of action within a typology including three figures: 1) fatalism; 2) powerlessness; 3) appropriation.

Resumen

Capacidad de actuar sobre su propia vida e inflexión de las líneas biográficas: el punto de vista de las mujeres itinerantes

Pensar la itinerancia como proceso abre a dos grandes preguntas. ¿Cómo podemos evitar que ese proceso de descalificación llegue a su punto final (el hecho de encontrarse en la calle con una identidad de itinerante)? Se trata entonces de prevención. ¿Cómo podemos (re)instaurar un proceso contrario que permita modificar la condición de itinerante? Se habla entonces de (re)inserción o de (re)afirmación. La respuesta a estas preguntas no puede limitarse a la sola inversión de los procesos generales o particulares que hayan conducido a la itinerancia. Este proceso de transformación no se organiza según un modelo lineal y progresivo, sino más bien se desarrolla por medio del encadenamiento de ensayos personales, de experiencias positivas y de eventos significativos que traigan consigo inflexiones biograficas que de alguna manera reconfiguran la historia de vida. Nuestro material de análisis esta compuesto por discursos de mujeres itinerantes (31 entrevistas no directivas). Damos cuenta de las diferentes formas de representación de la acción dentro de una tipología que incluye tres figuras: 1) el fatalismo; 2) la impotencia 3) la apropiación.

Auteurs : Danielle Laberge, Daphné Morin, Shirley Roy et Marielle Rozier
Titre : Capacité d’agir sur sa vie et inflexion des lignes biographiques : le point de vue des femmes itinérantes
Revue : Santé mentale au Québec, Volume 25, numéro 2, automne 2000, p. 21-39
URI : http://id.erudit.org/iderudit/014450ar
DOI : 10.7202/014450ar

Tous droits réservés © Santé mentale au Québec, 2000

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