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Sociologie et sociétés

Direction : Jacques Dofny (directeur)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0038-030X (imprimé) 1492-1375 (numérique)

socsoc

Volume 7, numéro 2, novembre 1975, p. 3-152Travaux et recherches sur le Québec

Sous la direction de Robert Sévigny et Jacques Dofny

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Présentation

Pages 3–4

[PDF 30 ko]  [Notice

   

Céline SAINT-PIERRE

Idéologie et pratiques syndicales au Québec dans les années ’30 : la loi de l’extension juridique de la convention collective de travail

Pages 5–32

[PDF 1,9 Mo]  [Résumé

Résumé

Nous avons choisi de faire l'analyse de la loi de l'extension juridique de la convention collective votée par le Parlement québécois en 1934. Cette loi nous intéresse en tant qu'indice de la pratique des rapports sociaux propre à une société capitaliste : les rapports entre l'État, la fraction industrielle de la classe bourgeoise et la classe ouvrière. Elle nous intéresse aussi par ce qu'elle permet de poser le rapport entre les idéologies et les pratiques syndicales du Québec des années " 30 ". Dans cette étude, nous avons pu rendre compte de cette loi en tant que transcription des idéologies dominantes d'une part mais aussi en tant qu'indice révélateur des orientations normatives et des intérêts politiques de la classe ouvrière, d'autre part. L'étude partielle des débats qui ont entouré cette loi, nous aura permis de mettre en place les forces sociales impliquées dans le développement de la société québécoise de cette époque et de dégager le sens de leur implication.

   

Hélène DAVID

L’état des rapports de classe au Québec de 1945 à 1967

Pages 33–66

[PDF 2,1 Mo]  [Résumé

Résumé

Ce texte vise à expliciter l'état des rapports de classe au Québec pendant la période qui va de 1945 à 1967. Centrée sur les rapports entre le pouvoir politique et le mouvement ouvrier, l'analyse ne retient pas la coupure traditionnelle introduite entre le duplessisme et la révolution tranquille. Les variations dans le degré de répression exercé par le pouvoir politique sur le mouvement ouvrier et la force du mouvement ouvrier lui-même permettent de distinguer plutôt cinq moments conjoncturels au cours de cette période.

   

Dorval BRUNELLE

La structure occupationnelle de la main-d’oeuvre québécoise 1951-1971

Pages 67–88

[PDF 1,3 Mo]  [Résumé

Résumé

Utilisant les données des recensements fédéraux décennaux, l'auteur tente d'établir les grandes lignes de l'évolution de la structure occupationnelle au Québec de 1951 à 1971, à partir des quatre catégories occupationnelles suivantes : les travailleurs manuels, les travailleurs intellectuels, les administrateurs et les professionnels. 11 ressort d'une telle manipulation que l'évolution de la société vers une libération du travail manuel est loin d'être acquise dans la mesure où l'on assiste plutôt à la multiplication des fonctions subalternes d'exécution en même temps qu'à la croissance des fonctions de surveillance. Par ailleurs, au delà de ces transformations, ce sont en même temps les problèmes empiriques que pose l'étude des classes sociales qui sont ici abordés.

   

Marcel FOURNIER et Louis MAHEU

Nationalismes et nationalisation du champ scientifique québécois

Pages 89–114

[PDF 1,8 Mo]  [Résumé

Résumé

Tout comme le progrès des sciences sociales, celui des sciences apparaît étroitement dépendant de la transformation de la structure sociale québécoise, transformation qui exige et provoque l'explosion du système universitaire québécois francophone, la réorganisation de l'État provincial et la restructuration des rapports entre les champs scientifique, religieux, politique et économique : l'acquisition pour l'activité scientifique d'une plus grande centralité au sein de la siociété québécoise est en effet liée non tant aux efforts répétés du Gouvernement fédéral qu'à ces diverses mutations structurelles. Et ce n'est qu'à ce moment que gagnent en complexité les stratégies des chercheurs et des scientifiques des universités québécoises francophone!" pour promouvoir la science, obtenir des ressources plus importantes et accéder à des positions supérieures.

   

Jules SAVARIA

Le Québec est-il une société périphérique?

Pages 115–128

[PDF 814 ko]  [Résumé

Résumé

À partir du constat de l'insuffisance des schémas théoriques consacrés à l'analyse de la formation sociale québécoise, l'auteur présente des éléments d'une analyse matérialiste du Québec sous l'éclairage théorique des travaux ad hoc de Samir Amin. Le Québec apparaît ainsi région intégrante du centre du système capitaliste mondial, mais région mineure, région de retard exprimé par la permanence non seulement d'éléments de modes de production précapitalistes, mais aussi de stades prémonopolistes du mode de production capitaliste. Il apparaît à l'auteur qu'il importe de porter plus avant la recherche en ce sens de façon à remédier à l'impuissance de l'analyse courante, à faire état des contradictions et des clivages de tous ordres observés dans les formations à la fois unifiées et diversifiées du centre du système économique mondial.

   

Nadia BRÉDIMAS-ASSIMOPOULOS

Intégration civique sans acculturation. Les Grecs à Montréal

Pages 129–142

[PDF 949 ko]  [Résumé

Résumé

À l'occasion d'une recherche portant sur l'intégration des immigrants grecs à Montréal, l'auteur introduit la notion d'" intégration civique ", notion distincte de celle de l'intégration politique. Les implications de cette notion sont importantes autant sur le plan théorique que dans le domaine de la praxis sociale. À l'opposé d'une conception traditionnelle, le comportement d'intégration des immigrants n'est pas nécessairement linéaire ; l'intégration civique peut précéder l'accomplissement de l'intégration culturelle. Elle peut, de surcroît, provoquer le ralentissement du processus d'acculturation des immigrants à la société d'accueil en favorisant la conservation de la culture ethnique d'origine.

   

Département de sociologie — Université de Montréal : maîtrise et doctorat 1955-1975

Pages 143–152

[PDF 478 ko]  [Notice

URI : http://www.erudit.org/revue/socsoc/1975/v7/n2/

Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal , 1975

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