Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>
2011-2012 2001-2010 1991-2000 1981-1990 1971-1980 1969-1970

Vous êtes abonné(e)s

Accès sous abonnement

Non accessible en raison du droit d'auteur


Sociologie et sociétés

Direction : Robert Sévigny (directeur)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0038-030X (imprimé) 1492-1375 (numérique)

socsoc

Volume 17, numéro 2, octobre 1985, p. 3-144Sociologie critique et création artistique

Sous la direction de Marcel Rioux, Luc Racine et Greg Marc Nielsen

Tout sélectionner  Tout désélectionner  Enregistrer votre sélection  Voir votre liste de notices
Masquer les résumés
   

Présentation
Introduction

Pages 3–4

[PDF 139 ko]  [Notice

   

Marcel RIOUX

Sociologie critique et création artistique

Pages 5–12

[PDF 578 ko]  [Résumé

Résumé

Si l'on ¡¡'accorde que la sociologie critique s'occupe des "pratiques émancipatoires" et que l'art est éminemment émancipatoire, on se demande si l'on peut déceler en quoi certaines pratiques artistiques annoncent une nouvelle sensibilité et de proche en proche une nouvelle société.

   

Greg Marc NIELSEN

Communication et esthétique culturelle dans deux sociologies critiques : J. Habermas et M. Rioux

Pages 13–26

[PDF 1,2 Mo]  [Résumé

Résumé

Dans cet article, nous faisons ressortir l'opposition entre les positions théoriques, de Jiirgen Habermas et de Marcel Rioux. En examinant les deux théories contradictoires de la culture comme praxis raisonnée de l'activité communicative (Habermas) et comme praxis esthétique de la vie sociale (Rioux), nous situons chacun de ces deux penseurs dans sa tradition respective. Finalement, nous proposons une théorie de la culture comme praxis dialogique, afin d'indiquer le programme de recherche en sociologie critique que nous entendons poursuivre.

   

Diane MOKTAR

Culture, art et création historique : Vers une nouvelle approche du rôle et de l’impact social-historique de la culture

Pages 27–32

[PDF 487 ko]  [Résumé

Résumé

Le discours sur l'art et les autres expressions et manifestations esthétiques et symboliques que la culture englobe ne peut trouver sa cohérence et sa pleine force qu'à partir d'une réflexion situant ces phénomènes dans un cadre analytique plus global. L'art ne peut être efficacement saisi et circonscrit que dans un rapport théorique le reliant au culturel et au societal. Vouloir singulariser l'art, et le couper de ce contexte qui lui accorde sens et relief, mène indiscutablement à une perception biaisée et partielle du processus de création artistique, dont l'intelligibilité ne peut être véritablement posée qu'en rapport avec la dynamique intégrale du social et de l'histoire.

   

Michel MAFFESOLI

Le Paradigme esthétique : la sociologie comme art

Pages 33–40

[PDF 607 ko]  [Résumé

Résumé

En s'appuyant sur l'exemple de G. Simmel, qui fut l'inspirateur d'une "sociologie des sens", on veut faire ressortir d'une part l'importance de la jouissance dans la vie sociale, ce qui d'autre part induit un mode d'analyse sociologique qui sache intégre! ¡a dimension esthétique de l'existence. Le devenir communicationnel de nos sociétés devrait nous inciter à être attentif à ce que l'on peut appeler la rhétorique sociale et à l'intersubjectivité qui en est la conséquence directe. Le paradigme esthétique n'est cependant pas synonyme d'une abdication de la pensée d'où l'élaboration d'un "formisme" sociologique.

   

Jean-Jacques WUNENBURGER

Déclin et renaissance de l’imagination symbolique

Pages 41–52

[PDF 890 ko]  [Résumé

Résumé

La critique qui s'est développée récemment contre la rationalité sociale a laissé intact le mythe d'une imagination naturellement créatrice. Pourtant l'imaginaire des utopies ou de la sphère du travail donne à penser que la fonction symbolique a connu, durant l'ère industrielle, une sensible atrophie. Il apparaît dès lors nécessaire, pour favoriser à nouveau une dynamique instituante de l'imaginaire, de dissocier nettement une fantaisie sociale, hétéroclite et conditionnée, et une faculté créatrice d'images, s'enracinant dans des profondeurs visionnaires.

   

Arthur KROKER et Kenneth J. HUGHES

Technologie et art émancipatoire : la vision manitobaine

Pages 53–70

[PDF 1,7 Mo]  [Résumé

Résumé

Marshall McLuhan a décrit l'imagination artistique comme un "premier système d'alarme" des changements majeurs qui s'opèrent dans la logique de la société technologique. Pour McLuhan, les artistes sont comparables à des "sondes" qui explorent la relation entre la technologie et la culture, précisément parce que leurs œuvres se situent si souvent aux frontières de l'expérience technologique. Si tel est le cas, il existe donc un groupe d'artistes manitobains contemporain qui a beaucoup de choses à nous dire sur l'art émancipatoire et la technologie puisque ses productions artistiques évoquent la technologie comme déchéance et extase. La vision manitobaine constitue une façon radicalement nouvelle de "voir" l'impact social et culturel de la technologie.

   

Dominique LEGROS

Les Demoiselles d’Avigon de Picasso et les pièces africaines comtemporaines du tableau  : esthétique émancipatrice ou répressive?

Pages 71–82

[PDF 1 Mo]  [Résumé

Résumé

Étude comparée des Demoiselles d'Avignon et de masques de sociétés africaines à institution poro. L'étude démontre que l'esthétique de ce tableau de Picasso et l'esthétique de celle des masques des sociétés à poro constituent une seule et même esthétique, tandis que le politique lié au travail de Picasso et le politique promu par les masques sont diamétralement opposés. D'où la conclusion suivante: ce qui est politique en art ne relève pas de la forme mais du signifié.

   

Darko SUVIN

Le discours de la fiction comme nouveauté et comme marchandise

Pages 83–90

[PDF 609 ko]  [Résumé

Résumé

Sont d'abord brièvement présentées les analyses du rapport entre la littérature et le capitalisme de marché élaborées par Marx, principalement dans ses Grandisse, et par Walter Benjamin, avec son hypothèse concernant l'existence d'une homologie entre la production des marchandises et la littérature moderne. Marx a fait une distinction fondamentale, au sein de la production marchande, entre une valeur d'usage sensuelle et une valeur d'échange quantitative. Cette contradiction, dont le résultat est l'aliénation généralisée, Benjamin s'en est servi dans l'analyse de la manie, propre à l'après-dix-neuvième siècle, pour la nouveauté dans la fiction. Avec la circulation marchande, la nouveauté tend à être mystificatrice plutôt que radicale. On fait appel aux idées de Tocqueville sur la psychologie des sociétés "démocratiques" de masse pour éclairer cette aporie. La situation de la presse de masse, au sein du discours écrit, est ensuite examinée à la lumière de commentaires faits par A. E. Poe au début de sa carrière. Les discussions de Benjamin et d'autres critiques concernant la mode, le jeu, ['obsolescence rapide, l'angoisse devant le passage du temps, etc., sont rapportées à l'expérience du consommateur en quête de stimulation. Pour conclure, la valeur d'usage de la littérature est considérée comme étant une connaissance esthétique signifiente, et ce en contradiction avec sa valeur d'échange, considérée comme la domination narrative d'étrangetés superficielles qui se répètent à l'infini. Tel semble bien être le modèle de tout discours littéraire (de fiction ou pas), de Balzac à aujourd'hui.

   

Luc RACINE

Enfance et utopie : valorisations contradictoires de l’enfance et du temps dans deux récits d’anticipation (H. G. Wells et H. Fast)

Pages 91–108

[PDF 1,3 Mo]  [Résumé

Résumé

Afin d'illustrer la cohérence, au sein de la démarche utopique, entre représentation de l'enfance et représentation de l'avenir, on présente ici l'analyse de denx récits d'anticipation. L'un relève de l'utopie et donne du futur et de l'enfance qui en est porteuse une image prodigieuse; l'autre se rattache à l'anti-utopie et développe de l'avenir et du peuple enfant qu'on y découvre une vision extrêmement négative. Ainsi voit-on à l'œuvre certains traits du processus de création culturelle, chez deux écrivains dont l'imaginaire social joue, quoique en directions opposées, son rôle de critique du présent et d'élucidation de certains possibles.

   

Hervé FISCHER

À propos d’un débat — Le Paradox des années 80 : pour appeler à la résistance et à de nouvelles aventures

Pages 109–118

[PDF 701 ko]  [Résumé

Résumé

L'idéologie bourgeoise de l'art, dite d'"avant-garde" est née avec le choc charbonnier des années 1830, dans le sillage du saint-simonisme, et est morte avec le choc pétrolier des années 1970. C'est le moment aussi où l'avènement de l'idéologie dominante: de classe moyenne en occident suscite une nouvelle attitude vis-à-vis de l'art: nous sommes entrés dans la GRANDE: ÉPOQUE KITSCH; nous constatons donc un retour au système traditionnel des Beaux-Arts, alors que les nouvelles technologies de communication nous incitent à de nouvelles expériences. C'est ce retour frileux à la tradition en un moment de grande mutation humaine, que nous contestons.

   

Fernand DUMONT, Marcel FOURNIER, Gabriel GAGNON, Nicole LAURIN-FRENETTE, Greg Marc NIELSEN et Marcel RIOUX

Table ronde : La sociologie contemporaine et ses perspectives critiques

Pages 119–132

[PDF 1,2 Mo]  [Résumé

Résumé

Table ronde organisée pour souligner la carrière du sociologue québécois Marcel Rioux. Les participants ont été invités à aborder la question suivante: "Qu'est-ce que les sociologues peuvent dire, dans une perspective critique, des sociétés contemporaines (dont le Québec) et de leur avenir?" Ces participants ont exploré plus particulièrement les trois thèmes suivants: 1) Quelles sont les principales perspectives sociologiques qui se sont développées ou qui sont en voie de développement au Québec? En quoi chaque perspective présente-t-elle - ou non - une orientation critique? 2) Qu'est-ce qu'une perspective critique en sociologie? Comment cette perspective s'est-elle développée au Québec, quelle est son originalité? 3) Quel est l'apport spécifique de la sociologie en général - et de la sociologie critique - en regard du rôle des intellectuels dans notre type de société? À part Marcel Rioux, les participants sont: Fernand Dumont, Marcel Fournier, Gabriel Gagnon, Nicole Laurin-Frenette, Greg Marc Nielsen.

   

Jacques HAMEL

Bibliographie de Marcel Rioux
A Bibliography of Marcel Rioux

Pages 133–144

[PDF 684 ko]  [Notice

URI : http://www.erudit.org/revue/socsoc/1985/v17/n2/

Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal , 1985

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013