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Sociologie et sociétés

Volume 20, numéro 2, automne 1988, p. 91-124

La sociologie des professions

Sous la direction de Denise Couture

Direction : Louis Maheu (directeur)

Rédaction : Nicole Laurin-Frenette (rédacteur en chef)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0038-030X (imprimé)  1492-1375 (numérique)

DOI : 10.7202/001391ar

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Article

Les guildes, l’État et la progression du capitalisme : les professions savantes de 1930 à nos jours

Elliott A. KRAUSE

Résumé

Pour comprendre la montée ou le déclin du pouvoir politico-économique ou du pouvoir de guilde des groupes professionnels, il est nécessaire de ¡'étudier dans une perspective comparative et historique. L'évolution des relations entre l'Etat, le capital et les professions savantes a entraîné un déclin du pouvoir des professions ou des segments des professions qui offrent des services personnels et peut-être une montée de certains groupes qui collaborent directement à la progression du capitalisme. Après la présentation d'une série de paramètres analytiques, l'article examine les relations complexes entre les organismes étatiques, les partis politiques, les secteurs du capitalisme et les professions de la médecine, du droit et du génie. Des études de cas illustrent le rôle de l'État dans quatre pays, soit les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Italie et la France. L'auteur expose ensuite les similitudes et les différences du sort de chaque profession dans ces pays et conclut par une analyse des répercussions de ces données sur les théories actuelles au sujet du pouvoir des groupes professionnels.

Summary

Guild, State and the Advance of Capitalism: the Learned Porfessions, 1930-Present

Professional group political-economic or "guild" power cannot be understood, in either its rise or its fall, without a comparative and historical perspective. The relations among state, capitalist sectors, and the learned professions have evolved in ways that have led to decreased guild power for individual-service professions or sectors of professions and possibly a rise of some which directly serve advanced capitalism. After presenting a series of analytical dimensions, the article inspects the complex relations among state bodies, political parties, sectors of capitalism, and the professions of medicine, law and engineering. Case studies illustrate the role of the state in each of four nations : the U.S., Great Britain, Italy, and France. Similarities and differences in the fate of each profession are then considered comparatively across all these nations. Implications for existing theories of profesionnal power are considered in the conclusion.

Resumen

Para comprender la ascención o la regresión del poder político-económico o del poder de corporación de los grupos profesionales, es necesario estudiarlo en una perspectiva comparativa e histórica. La evolución de las relaciones entre el Estado, el capital y las profesiones sabias a llevado a la regresión del poder de las profesiones o de los segmentos de las profesiones que ofrecen servicios personales y posiblemente la ascención de ciertos grupos que colaboran directamente al avance del capitalismo. Después de la presentación de una serie de parámetros analíticos, el artículo examina las complejas relaciones entre los organismos del Estado, los partidos políticos, los sectores del capitalismo, y profesiones como la medicina, el derecho y la ingeniería. Estudios de casos ilustran el rol del Estado en cuatro países, Estados Unidos Gran Bretaña Italia y Francia. El autor expone en seguida las similitudes y las diferencias de suerte de cada profesión en estos países y concluye con un análisis de las repercusiones de estos datos sobre las teorías actuales que tratan del poder de los grupos profesionales.

Auteur : Elliott A. KRAUSE
Titre : Les guildes, l’État et la progression du capitalisme : les professions savantes de 1930 à nos jours
Revue : Sociologie et sociétés, Volume 20, numéro 2, automne 1988, p. 91-124
URI : http://id.erudit.org/iderudit/001391ar
DOI : 10.7202/001391ar

Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal , 1988

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