| | | Louis MAHEU et Jean-Marie TOULOUSE Présentation : gestion du social et social en gestation Introduction: Management of the "Social" and the "Social" in Management [PDF 1,5 Mo] [Notice] |
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| | | Eugène ENRIQUEZ Les enjeux éthiques dans les organisations modernes [PDF 1,1 Mo] [Résumé] Résumé Le retour des préoccupations éthiques traduit le malaise profond de nos sociétés, malaise consécutif au triomphe de la rationalité instrumentale qui a tendance à faire des êtres humains des objets manipulables. Cette perversion de la rationalité s'exprime particulièrement dans les entreprises. Pourtant, de nos jours, celles-ci essayent d'intégrer un souci éthique dans leur fonctionnement. On peut constater que, ce faisant, elles ont pour but, le plus souvent, de développer un consensus profond autour des idéaux dont elles se réclament, aussi bien de la part de leurs membres que de l'ensemble du corps social. Aussi doit-on se demander quels sont les véritables enjeux éthiques auxquels sont confrontées les organisations modernes. Dans ce but sont passées en revue les éthiques de la conviction, de la responsabilité et de la discussion. Une quatrième forme d'éthique, l'éthique de la finitude, est envisagée. Les organisations peuvent-elles lui faire une place? La question mérite, en tout cas, d'être posée. |
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| | | Jacques RHÉAUME La santé mentale, aux frontières de l’organisation. Le cas des programmes d’aide aux employés [PDF 1,5 Mo] [Résumé] Résumé Nous présentons dans ce texte les principaux résultats d'une recherche empirique sur les Programmes d'Aide aux Employés (P.A.E.) dans les entreprises québécoises. L'enquête s'est faite par entrevue auprès de 129 intervenants dans les P.A.E. L'analyse porte sur les principales composantes de la pratique d'intervention à la base de ces programmes. Elle montre qu'ils constituent une stratégie de gestion des ressources humaines qui doit son efficacité relative à la place que ces programmes occupent aux frontières de l'organisation. En même temps, ces derniers introduisent une perspective nouvelle du rapport entre l'individu et l'organisation, celle de la santé mentale au travail. Mais ils le font au prix de compromis et suivant des règles précises qui sont autant de conditions de leur maintien. |
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| | | Romaine MALENFANT et Madeleine BLANCHET Le droit au retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite; à la recherche d’un consensus [PDF 1,4 Mo] [Résumé] Résumé Le droit au retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite est en application au Québec depuis 1981. Le contexte économique difficile a suscité l'éclatement de débats sur les notions de danger et sur le caractère pénible du travail des femmes, sur les possibilités de concilier travail et maternité et, en définitive, sur les responsabilités que cette conciliation fait peser sur tous les acteurs sociaux. La présence d'un nombre important de femmes dans les milieux de travail exige des ajustements de leur part. L'article tente de situer le droit au retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite à travers un ensemble de phénomènes qui ont marqué son évolution au cours des dernières années. Cette vue d'ensemble devrait nous permettre de nous interroger, au-delà des controverses technico-scientifiques à propos du risque et du danger, sur la capacité du monde du travail à s'adapter à de nouvelles réalités sociales et à s'engager pleinement dans la prévention en matière de santé au travail. La question se situe au carrefour délimité par l'élargissement de la notion de risque, par la reconnaissance de nouveaux facteurs de risque, par l'augmentation de la main-d'œuvre féminine et par l'articulation du travail et de la maternité. C'est là que s'expriment les controverses scientifiques, les arguments économiques, les débats juridiques elles valeurs sociales1 et individuelles. |
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| | | Deena WHITE Les processus de réforme et la structuration locale des systèmes. Le cas des réformes dans le domaine de la santé mentale au Québec [PDF 1,8 Mo] [Résumé] Résumé L'article se veut un apport à la constitution d'une sociologie des processus de réforme. Nous ne prenons pas comme point de départ les programmes ou les acteurs de l'État mais, afin de rendre compte des effets diversifiés, pour ne pas dire arbitraires, des politiques sociales, nous nous intéressons plutôt à la façon dont les acteurs sociaux locaux s'approprient des processus de réforme. Nous présentons les résultats d'une étude de cas multiples axée sur les développements qui se sont produits dans le réseau des soins de santé mentale de trois localités du Québec, dans le contexte d'une réforme provinciale du système de santé mentale. Nous concluons en présentant un certain nombre d'hypothèses relatives à la structuration des sous-systèmes locaux face à l'intervention étatique. |
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| | | Alain LAPOINTE Problèmes des villes et gestion de l’urbain [PDF 928 ko] [Résumé] Résumé Sous l'impulsion des transformations subies par le mode de production dominant, le fordisme, la ville se trouve confrontée à de nouveaux défis ; restructuration industrielle, chômage structurel, pauvreté, criminalité, etc. Par ailleurs, ces mêmes transformations offrent des possibilités nouvelles à la ville en tant que lieu privilégié d'innovation et de croissance. La concurrence pour les investissements productifs devient une affaire de grandes villes à l'échelle internationale. Ce nouveau contexte exige une prise de conscience des nouveaux enjeux et une adaptation conséquente des styles de gestion. Après avoir identifié les tendances lourdes du mode de prodution et les limites du laisser-faire, l'article prône une gestion urbaine moins bureaucratique, plus conciliante et davantage axée sur l'entrepreneurship. La gestion de l'urbain doit s'orienter vers une stratégie active de développement et de promotion des avantages concurrentiels de l'agglomération. Elle doit s'appuyer dans cette démarche sur le leadership accru des élus et sur la volonté de faire converger les forces émanant de différents groupes et organisations. |
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| | | Robert SÉVIGNY Pratiques alternatives en santé mentale et gestion du social [PDF 1,1 Mo] [Résumé] Résumé Cet essai explore l'hypothèse que les divers types de pratiques alternatives en santé mentale participent à la gestion du social. Après avoir regroupé trois types de pratiques alternatives et en avoir examiné le fonctionnement sous deux angles particuliers - la durée des appartenances qu'elles proposent et leur façon d'utiliser les savoirs expérientiel et rationnel -, l'auteur caractérise le mode d'intervention de ces pratiques alternatives comme une gestion sans gestionnaires. Celle-ci concerne essentiellement la relation individu-société et, plus particulièrement, des problèmes (personnels et sociaux) en émergence et liés à la marginalité. Suit une brève analyse de deux couples de notions - privé/public et centralité/marginalité - lesquels permettraient d'approfondir l'analyse des liens entre les pratiques alternatives offertes en santé mentale et la gestion du social. |
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| | | Raymond LEMIEUX Du religieux en émergence [PDF 2,4 Mo] [Résumé] Résumé À partir d'enquêtes empiriques concernant les transformations des croyances et des organisations religieuses dans la culture québécoise, au cours des dix dernières années, les auteurs proposent d'établir les coordonnées d'une économie générale du religieux contemporain, à la fois comme complexe d'adaptations institutionnelles à la modernité et d'appropriations individuelles d'un ordre imaginaire congruent aux expériences contemporaines. La dialectique du sujet et de l'institution qui s'y profile conduit alors à proposer l'analyse du marché des biens de salut comme l'institutionnalisation d'une régulation sémiotique du religieux, constituée de la tension constante des subjectivités en émergence et des institutions qui ont besoin, pour leur propre survie, des expériences que leur apportent les individus. S'y rencontrent producteurs, diffuseurs et consommateurs de biens de saluts dans une dymanique d'échange où le champ religieux de la modernité se définit lui-même comme une structure d'émergences réactivant sa fonction perenne qui est d'assurer la représentation de l'unité imaginaire de la société et du monde. |
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| | | Jean-François RENÉ La jeunesse en mutation. D’un temps social à un espace social précaire [PDF 1,5 Mo] [Résumé] Résumé Partant du constat d'une transformation du modèle d'"entrée dans la vie" et des conditions d'accès à l'âge adulte, cet article propose, en se fondant sur une démarche empirique complémentaire, un cadre d'analyse de la forme que prend aujourd'hui la jeunesse. Étant donné la précarisation que connaissent des modes de vie d'une portion importante des nouveaux jeunes adultes, l'article émet l'hypothèse que la jeunesse, d'un temps social, se transformerait en un espace social. Un " espace social précaire " constitué de propriétés et traversé par des tensions reflétant la présente conjoncture de changement. Un espace au sein duquel on trouve 6 stratégies de vie, formant une typologie des principales façons de composer avec les ressources disponibles. |
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| | | Pierre HAMEL Contrôle ou changement social à l’heure du partenariat [PDF 1,3 Mo] [Résumé] Résumé L'article aborde la question du modèle de gestion du social tel que remis en cause par la crise de l'État-providence. À la lumière de l'expérience montréalaise et en étudiant plus particulièrement les organismes communautaires qui offrent des services aux jeunes, l'auteur examine comment le milieu communautaire, qui semble avoir acquis un nouveau pragmatisme, s'engage sur la voie du partenariat. Faisant appel à la sociologie des mouvements sociaux et à une problématique institutionnelle, il esquisse une perspective qui met en lumière les principales contradictions que doivent affronter de part et d'autre les acteurs communautaires et la classe politique. |
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| | | Alberto MELUCCI Vie quotidienne, besoins individuels et action volontaire [PDF 844 ko] [Résumé] Résumé Au départ, l'auteur examine les mouvements sociaux en tant que réseaux de groupes, de points de rencontres et de solidarité, réseaux dont les liens sont plus étroits lors d'une action collective et plus lâches en situation normale. Mais l'action collective, étant inséparable des démarches et des besoins des individus, est toujours menacée d'éclatement et, pour vraiment atteindre sa pleine expression, ne peut se passer de la politique. C'est pourquoi le quotidien est le terrain privilégié où prennent naissance les mouvements sociaux et c'est dans l'action volontaire que les individus se groupent pour résoudre ce qui les préoccupe. L'action volontaire fournit un objectif commun ; elle est une réponse aux dichotomies qui séparent la réalité sociale. Elle est aussi une réaction aux actions de l'État, elle défie le pouvoir en place, propose des alternatives de sens et offre une forme de contrôle social. L'auteur croit enfin que l'action volontaire élargit les espaces politiques. |
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