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Sociologie et sociétés

Volume 27, numéro 1, printemps 1995, p. 183-194

Le sport

Sous la direction de Suzanne Laberge et Jean Harvey

Direction : Nicole Laurin (directeur)

Rédaction : Gilles Houle (rédacteur en chef)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0038-030X (imprimé)  1492-1375 (numérique)

DOI : 10.7202/001175ar

socsoc
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Article

Le pari de DurkheimLa naissance de la sociologie et la crise du lien social dans la modernité

Émilio DE IPOLA

Résumé

L'article vise à montrer la façon dont la sociologie, à ses origines, a tenté de répondre à ce que l'on peut bien appeler sa question fondatrice : celle du lien social dans la modernité. Pour ce faire, trois auteurs sont examinés. D'abord Bonald qui regrette la dissolution des anciens liens communautaires et préconise le retour pur et simple au passé ; ensuite Le Bon qui avertit des dangers potentiels des groupes humains et théorise sur les foules et les meneurs ; enfin Durkheim qui oppose à ces conceptions un autre point de vue, positif, sur le lien social dont il perçoit très bien la crise sans prôner toutefois le retour à des temps révolus et en se situant résolument dans une perspective moderne et républicaine.

Abstract

Durkheim's Wager

The Birth of Sociology and the Crisis of Social Ties in the Modernity

This paper sets out to demonstrate the way in which sociology, in its beginnings, attempted to respond to what can be called its founding question: that of social ties in modernity. To do this, three authors have been examined. First, Bonald who regrets the dissolution of old community ties and advocates the return pure and simple to the past. Then Le Bon, who warns of the potential dangers of human groups and theorizes on crowds and leaders; and finally Durkheim, who opposes thèse conceptions with another point of view, a positive one, on social ties, and although he clearly perceives a crisis, he does not advocate returning to bygone days, but situates himself resolutely in a modern and republican perspective.

Resumen

El articulo procura mostrar el modo en que la sociología, en sus orígenes, ha intentado responder a lo que bien puede llamarse su pregunta fundadora: la pregunta sobre el lazo social en la modernidad. Para ello, tres autores son examinados : en primer lugar, Bonald, que lamenta la disolución de los viejos lazos comunitarios y préconisa la vuelta pura y simple al pasado ; en segundo, Le Bon, que avierte sobre los peligros potenciales de los grupos humanos y teoriza acerca de las multitudes y los cabecillas, por último, Durkheim, que opone a esas conceptiones otro punto de vista, positivo, sobre el lazo social, cuya crisis no deja sin embargo de percibir - aunque sin proponer et retorno a los tiempos idos y situándose resueltamente en un horizonte moderno y republicano.

Auteur : Émilio DE IPOLA
Titre : Le pari de Durkheim : la naissance de la sociologie et la crise du lien social dans la modernité
Revue : Sociologie et sociétés, Volume 27, numéro 1, printemps 1995, p. 183-194
URI : http://id.erudit.org/iderudit/001175ar
DOI : 10.7202/001175ar

Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal , 1995

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