Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Sociologie et sociétés

Volume 34, numéro 2, automne 2002, p. 79-93

Les territoires de l’art / Art Territories

Sous la direction de Jan Marontate et Alain Quemin

Direction : Marcel Fournier (directeur)

Rédaction : Marianne Kempeneers (rédactrice en chef)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0038-030X (imprimé)  1492-1375 (numérique)

DOI : 10.7202/008132ar

socsoc
< PrécédentSuivant >
Article

Le riche territoire de l’arte povera

Jean-Louis Fabiani

Directeur d’études à l’EHESS

54, boulevard Raspail

75006 Paris, France

fabiani.jean-louis@wanadoo.fr

Résumé

L’Organisation mondiale du marché de l’art contemporain aussi bien que les modes d’établissement de la réputation ont pu laisser penser que l’art le plus avancé était aujourd’hui très largement déterritorialisé. L’exemple de l’arte povera permet de traiter en de nouveaux termes de la question de l’internationalisation de l’art, à partir d’un exemple qui appartient aujourd’hui pleinement à l’histoire de l’art. L’exemple de l’arte povera permet de mettre au jour les effets propres d’une certaine « localité » de l’art contemporain. Comment un phénomène local, émanant d’un pays qui n’avait pas vraiment joué de rôle moteur dans les arts plastiques d’avant-garde, a-t-il pu avoir des conséquences globales ? Le texte tente de répondre partiellement à la question que soulève la très large reconnaissance de l’importance historique de l’arte povera aussi bien que sa fécondité artistique, en commençant par l’analyse de la constitution d’un réseau relationnel dans l’Italie du Nord au début des années 1960 comme point de départ (1. Naissance d’un réseau). On est alors en mesure de rendre compte des dispositifs d’identification d’un geste artistique (2. Identité revendiquée, identité perçue). On conclut en s’interrogeant sur les dynamiques territoriales d’un mouvement esthétique (3. Centre et périphéries).

Summary

The Rich Territory of Arte Povera

The International Organisation of the Contemporary Art Market as well as the ways in which a reputation is built can make one believe that advanced art is largely de-territorialized. The example of arte povera allows us a fresh perspective on the question of the internationalisation of art while using an example that truly belongs to art history. Arte povera makes it possible to discern the effects of a certain “locality” of contemporary art. How could a local phenomenon, emanating from a country that never played a central role in the artistic avant-gardes, have global consequences? By recognizing the historical importance of arte povera and its artistic fertility, this article tries to partially answer this question by first analysing the building of a network of relations in Northern Italy in the early 1960’s (1. The birth of a network). We can then assess the devices related to the identification of an artistic gesture (2. Claimed identity, perceived identity). We conclude with questions about the territorial dynamics of an aesthetic movement (3. Center and peripheries).

Resumen

La Organización mundial del mercado del arte contemporáneo asi que los modos de construcción de la fama pudieron dejar pensar que el arte más avanzado estaba hoy indudablemente de-territorializado. El ejemplo del arte povera permite tratar de nuevo la cuestión de la internacionalización del arte, a través de un ejemplo que pertenece hoy completamente a la historia del arte. El ejemplo del arte povera permite poner al día los efectos propios de una cierta « localidad » del arte contemporáneo. ¿ Cómo un fenómeno local, emanando de un país que no había verdaderamente jugado el rol motor en las artes plásticas de la vanguardia, pudo tener consecuencias globales ? El texto intenta responder parcialmente a la pregunta que señala el más amplio reconocimiento de la importancia histórica del arte povera lo mismo que su fecundidad artística, comenzando por el análisis de la constitución de una red relacional en Italia del norte a comienzo de los años sesenta como punto de partida (1. Nacimiento de una red). Se está en medida de dar cuenta de los dispositivos de identificación de un gesto artístico (2. Identidad reivindicada, identidad percibida). Se concluye interrogándose sobre las dinámicas territoriales de un movimiento estético (3. Centro y periferias).

Auteur : Jean-Louis Fabiani
Titre : Le riche territoire de l’arte povera
Revue : Sociologie et sociétés, Volume 34, numéro 2, automne 2002, p. 79-93
URI : http://id.erudit.org/iderudit/008132ar
DOI : 10.7202/008132ar

Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal, 2002

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013