Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Sociologie et sociétés

Volume 41, numéro 2, automne 2009, p. 111-134

Les mouvements sociaux au-delà de l’État / Social movements beyond the state

Sous la direction de Marcos Ancelovici et Stéphanie Rousseau

Direction : Pierre Hamel (directeur)

Rédaction : Barbara Thériault (rédactrice en chef)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0038-030X (imprimé)  1492-1375 (numérique)

DOI : 10.7202/039261ar

socsoc
< PrécédentSuivant >
Article

Analyse de la transnationalisation de l’action collectiveProposition pour une géographie des solidarités transnationales

Pascale Dufour

Université de Montréal, Département de science politique, C.P. 6128, succ. Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3J7

pascale.dufour@umontreal.ca

Renaud Goyer

Doctorant en sociologie, Université de Montréal, Centre de recherche sur les politiques et le développement social, Département de science politique, C.P. 6128, succ. Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3J7

renaud.goyer@umontreal.ca

Résumé

Cet article propose une réflexion théorique autour de l’analyse des phénomènes de transnationalisation de l’action collective. L’approche du processus politique, approche dominante dans le champ de la transnationalisation, limite notre compréhension des pratiques de transnationalisation par sa conception du politique, du pouvoir et du changement social (partie I). Ces limites conceptuelles, qui ne sont pas nouvelles, prennent cependant une couleur particulière dans le cas des actions qui transcendent le territoire national et font resurgir la nécessité de penser l’action collective par le biais d’une « géographie » des solidarités transnationales (partie II). Finalement, nous décrivons le cas exemplaire de transnationalisation des solidarités que représente la Marche mondiale des femmes, qui contraste les apports respectifs de l’approche des processus politiques et celle proposée ici (partie III).

Abstract

An analysis of the transnationalisation of collective action

A proposal for a geography of transnational solidarities

This article considers the phenomenon of the transnationalization of collective action from a theoretical perspective. Our understanding of transnationalization and its practices is limited by the prevailing political process approach and its concept of politics, power and social change (Part I). The conceptual constraints, while not new, nonetheless take on a special colour when the actions transcend national boundaries and spark collective actions through a “geography” of transnational solidarities (Part II). Finally, we describe the exemplary case of solidarities represented by the World March of Women which contrasts the respective contributions of the political process approach with the approach proposed here (Part III).

Resumen

Este artículo propone una reflexión teórica en torno al análisis de los fenómenos de transnacionalización de la acción colectiva. El enfoque del proceso político, que domina el campo de estudio de la transnacionalización, limita nuestra comprensión de las prácticas de transnacionalización por su concepción sobre la política, el poder y el cambio social (parte I). Estos límites conceptuales, que no son del todo nuevos, toman sin embargo un matiz particular en el caso de las acciones que trascienden el territorio nacional, y nos hace reflexionar sobre la necesidad de pensar la acción colectiva por medio de una “geografía” de las solidaridades transnacionales (parte II). Por último, describimos el caso ejemplar de transnacionalización de las solidaridades representado por la Marcha mundial de las mujeres, que contrasta las contribuciones respectivas del enfoque del proceso político con la propuesta que se desarrolla en este artículo (parte III)

Auteurs : Pascale Dufour et Renaud Goyer
Titre : Analyse de la transnationalisation de l’action collective : proposition pour une géographie des solidarités transnationales
Revue : Sociologie et sociétés, Volume 41, numéro 2, automne 2009, p. 111-134
URI : http://id.erudit.org/iderudit/039261ar
DOI : 10.7202/039261ar

Tous droits réservés © Les Presses de l’Université de Montréal, 2010

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013