Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Vous êtes abonné(e)s

Accès sous abonnement

Non accessible en raison du droit d'auteur


TTR : traduction, terminologie, rédaction

Direction : Annick Chapdelaine (directeur)

Éditeur : Association canadienne de traductologie

ISSN : 0835-8443 (imprimé) 1708-2188 (numérique)

ttr

Volume 11, numéro 2, 2e semestre 1998, p. 9-259Psychanalyse et traduction : voies de traverse / Psychoanalysis and Translation: Passages Between and Beyond

Sous la direction de Ginette Michaud

Tout sélectionner  Tout désélectionner  Enregistrer votre sélection  Voir votre liste de notices
Masquer les résumés
   

Ginette Michaud

Psychanalyse et traduction : voies de traverse

Pages 9–37

[PDF 793 ko]  [Résumé

Résumé

Psychanalyse et traduction : voies de traverse — L'auteure présente les diverses voies d'approche abordées dans cette livraison, de la traduction du texte psychanalytique, aux transferts du traducteur freudien, en passant par la psychanalyse en traduction (lorsque la psychanalyse se fait elle-même opération traduisante entre les discours). À partir de réflexions en forme d'associations libres, elle interroge également certaines positions de Jean Laplanche, J.-B. Pontalis et Jacques Derrida qui éclairent les échanges se produisant entre psychanalyse et traduction.

   

Patrick J. Mahony

Discordance dans la concordance : ressacs de la traduction

Pages 39–53

[PDF 368 ko]  [Résumé

Résumé

Discordance dans la concordance : ressacs de la traduction — L'auteur décrit d'abord le dessein et les propriétés de la Konkordanz, monumental ouvrage de référence paru en 1996. Véritable événement éditorial dans le champ psychanalytique, cet ouvrage donne accès aux termes clés des Gesammelte Werke de Freud. L'auteur compare ensuite cette Konkordanz allemande et la Concordance anglaise, et relève des discordances révélatrices sur le plan lexicographique. Cette comparaison confirme la remarquable cohérence de la conceptualité freudienne, d'une part, et la nécessité d'entreprendre une « psychanalyse de la traduction de Strachey » d'autre part, car les processus de l'inconscient et du préconscient ne passent pas de la même manière d'une langue à l'autre. L'anglais doit-il rester la lingua franca de la psychanalyse?

   

Monique Schneider

Éprouver le passage

Pages 55–72

[PDF 469 ko]  [Résumé

Résumé

Éprouver le passage — Lorsque se trouve accentuée la dimension de perte inhérente à l'accès au symbolique, la traduction peut apparaître comme le champ privilégié où s'étale cette perte. Direction suivie par J.-B. Pontalis parlant de « la mélancolie du langage » et dotant le traducteur de « la capacité infinie d'être triste ». Une autre orientation se dessine si la traduction est envisagée dans son exercice même et non dans son seul résultat. L'expérience analysée sera celle de la retraduction des textes de Freud, mettant au jour les opérations à l'oeuvre dans les traductions officielles : maquillage des termes se rapportant à la scène de séduction et à la possibilité, pour le maître, d'avoir accès à la jouissance. Ce qui conduit à une mise en abyme du procès de la séduction.

De la traduction mystifiée à la traduction impossible : c'est la tentative même de franchissement qui fait apparaître l'inconvertible dans une langue, l'exemple choisi étant le signifiant allemand, Leib, terme désignant, par opposition à Körper, le corps vivant ou le corps en creux, donc connoté de féminité; connotation qu'aucun terme français ne pourra rendre.

   

Catherine Mavrikakis

L’hystérique face aux symptômes de la traduction

Pages 73–93

[PDF 558 ko]  [Résumé

Résumé

L'hystérique face aux symptômes de la traduction — À travers la notion d'hystérie, il s'agit de voir en quoi une pensée de la traduction et de la langue est fondatrice chez Freud. Deux traductions françaises du Journal d'Alice James mettent justement en scène le rapport de l'hystérique au langage. Ces deux textes montrent que la traduction sert toujours des desseins idéologiques inconscients, qu'elle est faite de lapsus révélateurs des traductrices et des maisons d'édition et qu'il est donc impossible de penser l'acte traduisant sans faire intervenir la notion d'inconscient.

   

Daniel Sibony

Traduire la passe

Pages 95–105

[PDF 288 ko]  [Résumé

Résumé

Traduire la passe — L'auteur élabore ici une réflexion sur la traduction comme coupure-lien entre deux langues. Passant les frontières de l'autre langue, mais aussi de sa propre langue, le traducteur, aux antipodes de tout fantasme de maîtrise, se retrouve plutôt dans une « scène à trois » où il revit « l'absence de soi » que l'auteur a connue. C'est ce manque, cet ombilic du texte que le traducteur va tenter de retraduire, souvent à travers des fautes signifiantes, points de contact « parlants » entre deux langues qui disent rarement la même chose. C'est cette « étrangeté de deux langues dans leur curieuse proximité, et la proximité de deux langues dans leur étrangeté même«» que la traduction devra transmettre si elle veut permettre au premier texte de se rejouer.

   

Denise Merkle

(Ré)écriture du discours psychanalytique lacanien en traduction

Pages 107–130

[PDF 630 ko]  [Résumé

Résumé

(Ré)écriture du discours psychanalytique lacanien en traduction — Cette étude se veut une réflexion sur l'apport de la réécriture des textes psychanalytiques de Jacques Lacan à la réception de sa pensée. Jean-René Ladmiral est d'avis que les textes psychanalytiques « difficiles », de même que les textes philosophiques « profonds » et « obscurs », se prêtent mal à une seule interprétation, invitant ainsi « plusieurs traductions ». Ces traductions différentes découlent inévitablement des lectures multiples résultant d'une riche intertextualité qui s'inspire de plusieurs disciplines : la médecine, la psychiatrie, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie. Les influences germaniques (Freud, Husserl, Hegel) ainsi que françaises (Saussure, Lévi-Strauss, Sartre) contribuent également à tisser l'intertexte lacanien, rendu davantage complexe par les manifestations de l'inconscient dans le discours. Au lieu de condamner la multiplication de lectures et de traductions, nous proposons que ces lectures et traductions différentes enrichissent et approfondissent notre compréhension de la pensée complexe de Lacan.

   

Gabriel Louis Moyal

Interprétation et fétiches : entre traduction et psychanalyse

Pages 131–151

[PDF 546 ko]  [Résumé

Résumé

Interprétation et fétiches : entre traduction et psychanalyse — Si, comme le démontre George Steiner, la traduction n'est finalement qu'un mode d'interprétation, cela soulève immanquablement la question des critères pertinents et éventuellement applicables à l'évaluation de traductions. Pourtant, ce que l'on constate le mieux avec Steiner lorsqu'il évalue des traductions, c'est toute la complexité des relations entre traducteurs-interprètes et les textes qu'ils traduisent — à la fois au sens qu'elles/ils leur attribuent comme à leurs modes de le signifier. De même, l'évaluation, les jugements que l'on porte sur les traductions en disent long sur celle/celui qui évalue, sur l'importance qu'elle/il attache au sens, voire à la possibilité même de connaître ou de comprendre le monde où nous évoluons.

Tels qu'il les décrit, les premiers cas de fétichisme chez Freud opèrent de façon analogue : ils s'avèrent n'être qu'une série de tentatives d'adaptation à la réalité. Les fétiches servent à la fois à commémorer et à nier une réalité perçue mais inacceptable. Ce genre de paradoxe et les simulacres qui servent à déguiser cette réalité ne sont finalement que le tribut qu'il faut payer en échange de ce sentiment rassurant que le monde est disponible à notre entendement, que les moyens très limités dont nous disposons pour le comprendre sont adéquats. Sans critères absolus pour les évaluer, les traductions fonctionnent comme des fétiches : elles prouvent — mais provisoirement — que nous sommes capables de comprendre et d'interpréter le monde, alors que, par leur imperfection, elles réaffirment le fait que telle compréhension n'est finalement que fragmentaire.

   

Simon Harel

Écriture de soi et traduction dans les oeuvres « jumelles » de Samuel Beckett et Wilfred R. Bion

Pages 153–184

[PDF 801 ko]  [Résumé

Résumé

Écriture de soi et traduction dans les oeuvres « jumelles » de Samuel Beckett et Wilfred R. Bion — Cet article envisage la problématique de la traduction à partir du champ psychanalytique. Wilfred R. Bion fut pour une brève période l'analyste de Samuel Beckett. L'auteur souhaite démontrer que les écrits de Samuel Beckett et Wilfred R. Bion peuvent être lus comme des oeuvres jumelles qui tentent à leur manière de traduire l'infigurable source du « secret » de la cure. L'auteur aborde l'étude du concept d'après coup en psychanalyse, la mise enjeu du mythe de Babel dans l'oeuvre théorique de Bion, la traduction de la langue-mère dans l'oeuvre de Beckett. Les oeuvres de Bion et Beckett tenteraient ainsi l'impossible traduction du trauma dans la langue maternelle.

   

Christie McDonald

Sarah Kofman: Effecting Self Translation

Pages 185–197

[PDF 349 ko]  [Résumé

Résumé

Sarah Kofman : la traduction de soi en effets — Dans le travail de Sarah Kofman, un déplacement s'opère de la philosophie et de la psychanalyse vers « l'écriture de vie » qui effectue une traduction que ni l'une ni l'autre ne peuvent contenir. Traduire dans ce sens remonte aux sources des lectures philosophiques, psychanalytiques et linguistiques de Kofman pour en changer les contours. Lisant Nietzsche à travers Freud, et Freud à travers Nietzsche, Sarah Kofman déploie des ressources puissantes d'analyse dont émerge une écriture personnelle dans Rue Ordener, rue Labat. Il y va du destin de la femme, de cette philosophe-écrivaine, et du rapport entre des systèmes de pensée et la vie.

   

Alexis Nouss

La traduction mélancolique (sur Paul Celan)

Pages 199–231

[PDF 807 ko]  [Résumé

Résumé

La traduction mélancolique (sur Paul Celan) — Dans l'oeuvre de Paul Celan, poèmes et traductions (en majorité des poèmes, du XVIe au XXe siècles, à partir de sept langues) participent d'une même poétique dont la fonction est de retrouver une langue atteinte par la ténèbre du nazisme et d'opérer un travail de deuil. La stratégie scripturaire des traductions, cependant, est spécifique en ce qu'elle permet un dire affrontant le trauma. À l'aide de notions freudiennes, notamment le transfert et la mélancolie, nous étudions ce processus à travers la traduction du commentaire de Jean Cayrol écrit pour le film Nuit et brouillard.

   

René Major

Faire la vérité

Pages 233–241

[PDF 233 ko]  [Résumé

Résumé

Faire la vérité — Traduire, c'est toujours, rappelle l'auteur, « faire la vérité » ou, tout au moins, miser « sur la vérité d'un sens stabilisé ». Or l'inconscient résiste à une telle traduction « dévoilante ». C'est le désir de « faire la vérité », expression où deux sens (découvrir, fabriquer) s'opposent, qui est interrogé ici. D'un point de vue psychanalytique, ces deux sens s'excluent moins qu'ils ne s'allient : « ne peut-on fabriquer la vérité, l'imaginer, dans le but de la découvrir? » se demande l'auteur. Entre vérité et fantasme, témoignage et fiction, c'est une telle scène inouïe de traduction qui se joue entre deux textes récents de Hélène Cixous et de Jacques Derrida réunis dans Voiles. Dans cette rencontre textuelle, la fiction-vérité mobilise des effets qui l'apparentent à la scène analytique, l'inconscient a désarmé de part et d'autre, ne fût-ce qu'un instant, et s'est archivé dans des lapsus calami laissant entrevoir que ces textes se traduisent l'un dans l'autre.

 

Comptes rendus de lecture  

   

Houria Daoud‑Brikci

Chantal Bouchard. La langue et le nombril : histoire d’une obsession québécoise. Montréal, coll. Nouvelles études québécoises, Fides, 1998, 303 p.

Pages 243–247

[PDF 139 ko]  [Notice

   

Jane Koustas

Lynne Bowker et. al (ed.). Unity in Diversity. Manchester, U.K., St. Jerome Publishing, 1998, 196 p.

Pages 247–252

[PDF 142 ko]  [Notice

   

Jane Koustas

Kristen Malmkjaer, ed. Translation and Language Teaching : Language Teaching and Translation. Manchester, U.K., St. Jerome Publishing, 1998, 144 p.

Pages 252–255

[PDF 106 ko]  [Notice

 

 

   

Auteurs

Pages 257–259

[PDF 90 ko]  [Notice

URI : http://www.erudit.org/revue/ttr/1998/v11/n2/

Tous droits réservés © TTR: traduction, terminologie, rédaction — Les auteurs, 1998

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013