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TTR : traduction, terminologie, rédaction

Volume 19, numéro 2, 2e semestre 2006, p. 37-51

Traduire les Amériques / Translating the Americas

Sous la direction de Clara Foz et Marc Charron

Direction : Annick Chapdelaine (directrice)

Éditeur : Association canadienne de traductologie

ISSN : 0835-8443 (imprimé)  1708-2188 (numérique)

DOI : 10.7202/017823ar

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Article

Jorge Luis Borges’s Partial Argentine Ulysses: A Foundational (Mis-)Translation

Sergio Waisman

The George Washington University, Department of Romance, German and Slavic and Literatures, 801, 22nd Street NW, Suite T-513E, Washington, DC 20052

waisman@gwu.edu

Abstract

In this article, I first introduce the deconstructionist idea of the error (drawn primarily from Paul de Man) as a potentially productive category, then combine this idea with what I call Borges’s theory of mis-translation, to analyze the foundational role of (mis-)translation in Argentine literature, focusing specifically on Borges’s 1925 version of the last page of James Joyce’s Ulysses. I go on to discuss Borges’s theory of mis-translation and its importance within an Argentine as well as a transnational context. In essays such as “Las versiones homéricas” [The Homeric Versions] and “Los traductores de Las 1001 Noches” [The Translators of The 1001 Nights], Borges posits that translations are not necessarily inferior to originals, and that a translation’s merits may actually reside in its creative infidelities. After delineating Borges’s irreverent position on translation, I carefully analyze Borges’s 1925 translation of the last page of Joyce’s Ulysses, to examine how Borges uses (mis-)translation to create a partial Argentine version of Joyce’s Modernist novel, which serves, among other things, a paradoxical foundational role in Argentine and Latin American literatures.

Keywords: J. L. Borges, Ricardo Piglia, theory of mis-translation, Ulysses, theory of error

Résumé

Le Ulysses partiel argentin de Jorge Luis Borges : une métraduction fondatrice

Dans le présent article, je me penche d’abord sur l’idée déconstructionniste de l’erreur, tirée principalement des écrits de Paul de Man, comme un élément potentiellement productif. Je combine ensuite cette idée avec ce que je nomme la théorie de la métraduction chez Borges, ce qui me permettra d’en analyser le rôle fondateur pour la littérature argentine, en prenant comme objet d’étude la version de 1925 faite par Borges de la dernière page du roman Ulysses, de James Joyce. Je poursuis ma réflexion en abordant la théorie de la métraduction chez Borges et son importance tant en Argentine qu’au-delà des frontières de ce pays. Dans ses essais tels que « Las versiones homéricas » [Les versions homériques] et « Los traductores de Las 1001 Noches » [Les traducteurs des 1001 nuits], Borges soutient que les traductions ne sont pas nécessairement inférieures aux originaux et que le mérite d’une traduction réside peut-être précisément dans ses infidélités créatrices. Après avoir cerné la position irrévérencieuse de Borges sur la traduction, j’analyse de près sa traduction de 1925 de la dernière page de Ulysses, afin de montrer comment Borges utilise la métraduction pour créer une version partielle argentine du roman moderniste de Joyce qui joue notamment un rôle fondateur paradoxal dans les littératures argentine et latino-américaine.

Mots-clés : J. L. Borges, Ricardo Piglia, théorie de la métraduction, Ulysses, théorie de l’erreur

Auteur : Sergio Waisman
Titre : Jorge Luis Borges’s Partial Argentine Ulysses: A Foundational (Mis-)Translation
Revue : TTR : traduction, terminologie, rédaction, Volume 19, numéro 2, 2e semestre 2006, p. 37-51
URI : http://id.erudit.org/iderudit/017823ar
DOI : 10.7202/017823ar

Tous droits réservés © TTR: traduction, terminologie, rédactionLes auteurs, 2008

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