<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Érudit | </title><description>2010 V N8</description><link>http://www.erudit.org/revue/vertigo/</link><item><title>Présentation du Hors série | Gestion intégrée des zones côtières et des risques. Avant-propos</title><description>Bernard Drobenko </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045526ar</link></item><item><title>Propos introductifs | La vie tumultueuse du couple G.I.Z.C. et gestion des risques naturels et
        technologiques sur le littoral</title><description>Mahfoud Ghézali </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045527ar</link></item><item><title>Impact de l’anthropisation sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes
        marins | Exemple de la Manche-mer du nord</title><description>Rachid Amar 
 						|  :
 						La biodiversité marine est fragilisée par les activités humaines. L’Organisation des
        Nations Unies a proclamé 2010, année internationale de la biodiversité pour alerter
        l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le
        monde. En Europe, comme partout dans le monde, les densités de populations humaines ne
        cessent d’augmenter sur la frange littorale. Cela se traduit par une accélération continue
        et rapide de l’utilisation de l'espace littoral et un accroissement des pressions sur les
        écosystèmes et les espèces qu’ils renferment. La pollution de la mer, dont 80 % provient des
        activités humaines d'origine tellurique, la navigation, l’introduction d’espèces invasives,
        la surexploitation des ressources halieutiques, la dégradation, la fragmentation et les
        pertes d’habitats sont autant de facteurs responsables de l’érosion de la biodiversité
        marine. Exacerbée par le changement climatique, cette anthropisation menace de détruire
        l'équilibre fragile des écosystèmes marins et de la biodiversité qu’ils renferment. La
        Manche et la mer du Nord sont un carrefour biogéographique avec une grande diversité
        d’habitats et une biodiversité importante. D’un point de vue halieutique, c’est l'une des
        zones les plus productives au monde avec 5 % des prises totales à l'échelle mondiale. Malgré
        cette richesse, c’est un espace maritime où les conflits d’intérêts sont exacerbés et où les
        pressions anthropiques sont fortes notamment du fait d’une activité industrielle littorale
        développée. À travers différents exemples de la littérature récente, nous examinerons les
        principales causes ayant une incidence sur la biodiversité marine en prenant autant que
        possible des exemples concernant la Manche et la mer du Nord. Nous discuterons du grave
        danger que représente la perte de biodiversité pour l’équilibre écologique du milieu marin
        et le bien-être de l’humanité et sur la nécessité de prendre en compte la biodiversité dans
        la conduite des activités humaines, quelles soient économiques ou autres.
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 						Marine biodiversity is affected by human activities. The United Nations have declared
        2010 International Year of Biodiversity to alert the public on the status and consequences
        of declining biodiversity in the world. In Europe, as everywhere in the world, human
        population densities are increasing along the coastal areas. This result in a continuous and
        rapid acceleration of the use of coastal areas and increased pressure on ecosystems and
        species they contain. The pollution of the sea, of which 80 % comes from human activities
        from the land, navigation, introduction of invasive species, overfishing, degradation,
        fragmentation and habitat loss are the factors responsible for the erosion of marine
        biodiversity. Exacerbated by climate change, human impacts threaten to destroy the delicate
        balance of marine ecosystems and the biodiversity they contain. The English Channel and the
        North Sea are a biogeographical crossroads with a great diversity of habitats and high
        biodiversity. From a fisheries perspective, it is one of the most productive in the world
        with 5 % of the total catch in the world. Despite this richness, it is a maritime area where
        conflicts of interests are exacerbated and where human pressures are high mainly because of
        an industrial coastal developement. Through various examples of recent literature, we will
        examine the main causes affecting marine biodiversity taking as many possible examples for
        the English Channel and the North Sea. We will discuss the serious danger of the loss of
        biodiversity for the ecological balance of the marine environment and the well-being of
        humanity as well as the necessity to take account of biodiversity in the conduct of human
        activities, be they economic or other.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045528ar</link></item><item><title>Les risques naturels littoraux dans le Nord-Pas-de-Calais, France</title><description>Arnaud Héquette 
 						|  :
 						Le littoral du Nord-Pas-de-Calais consiste en grande partie en de larges plages
        sableuses et en dunes côtières, localement interrompues par des estuaires, des
        agglomérations côtières et quelques falaises rocheuses. Comme toutes les côtes basses, les
        littoraux meubles du Nord-Pas-de-Calais sont sujets à des phénomènes d’érosion et de
        submersion marine, certains secteurs de dunes côtières étant caractérisés par un recul du
        front dunaire depuis plusieurs décennies. Les dunes littorales constituent souvent un
        rempart naturel protégeant des zones de polders de la plaine côtière des attaques de la mer
        et leur érosion ne fait qu’augmenter les risques de submersion marine pendant les tempêtes.
        La zone côtière du Nord-Pas-de-Calais étant densément peuplée, le recul du trait de côte et
        les submersions de tempête représentent une menace pour les riverains dans plusieurs
        secteurs de ce littoral. Le caractère macrotidal (marnage &gt; 4 m) du littoral du
        Nord-Pas-de-Calais résulte toutefois en une atténuation des effets des tempêtes, car les
        fluctuations du niveau d’eau dues à la marée limitent le temps pendant lequel les phénomènes
        d’érosion et de submersion marine peuvent se produire. L’élévation récente du niveau de la
        mer dans la région suggère cependant que les phénomènes d’érosion littorale et de submersion
        marine risquent d’augmenter pendant les prochaines décennies.
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 						The coast of the Nord-Pas-de-Calais region largely consists of wide sandy beaches and
        coastal dunes, locally interrupted by estuaries, coastal settlements and some rocky cliffs.
        Similarly to most low-elevated coastlines, some of the unconsolidated shorelines of the
        Nord-Pas-de-Calais experience coastal erosion and marine flooding, with some coastal dunes
        undergoing erosion and coastline retreat since several decades. The coastal dunes often
        represent a natural barrier protecting the low-lying reclaimed land of the coastal plain
        from the sea and their erosion increases the risks of flooding during storm events. Because
        the coastal zone of the Nord-Pas-de-Calais region is densely populated, coastal retreat and
        marine flooding represent natural hazards threatening the costal populations in several
        areas along the shore. The potential impacts of storms are limited, however, due to the
        macrotidal regime (tidal range &gt; 4 m) in the coastal zone of the region, which restricts
        the length of time during which coastal erosion and marine flooding can occur at high tide.
        In spite of this, the recent rise in sea level observed from tide gauge data stations in
        close proximity suggests that the risk of coastal erosion and marine flooding may increase
        during the next decades in this region.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045529ar</link></item><item><title>Conséquences des changements climatiques en milieu océanique</title><description>Grégory Beaugrand ,Eric Goberville 
 						|  :
 						Le changement climatique a une influence grandissante sur l’ensemble des composantes
        du système terre. Cette contribution présente l’évolution des températures globales et
        montre que le changement climatique affecte les systèmes biologiques et écologiques de la
        planète, en particulier ceux de l’Océan Atlantique Nord et de ses mers adjacentes. Les
        changements biologiques attribués au changement climatique affectent le phytoplancton, le
        zooplancton, les poissons et modifient la dominance de nombreuses espèces ainsi que la
        structure, le fonctionnement et la diversité des écosystèmes. Les changements sont aussi
        perçus sur la biogéographie et la phénologie des espèces et ont impliqué, dans certaines
        régions, des changements écosystémiques abrupts appelés aussi changements de régime. Ces
        altérations reflètent un ajustement des systèmes biologiques et écologiques face au
        réchauffement des températures. Les mécanismes impliqués sont complexes, présentant des
        points de bifurcation et variant dans le temps et l’espace. La sensibilité des organismes
        vis-à-vis du réchauffement est forte et de faibles fluctuations des températures peuvent
        avoir des effets prononcés sur les systèmes biologiques et écologiques. Il est urgent de
        placer ces systèmes sous surveillance et de développer des indicateurs couplés à des outils
        statistico-mathématiques adaptés afin de détecter, mieux comprendre et anticiper les
        modifications des systèmes biologiques et écologiques face au changement climatique
        global.
 						|  :
 						Climate change is unambiguous and its effects are clearly detected in all functional
        units of the Earth System. This paper presents analyses of sea surface temperature and show
        that climate change is affecting both biological and ecological systems of the world and
        most specifically the North Atlantic and its adjacent seas. Changes are seen from
        phytoplankton to zooplankton to fish and are modifying the dominance of species and the
        structure, the diversity and the functioning of marine ecosystems. Changes also range from
        biogeographical to phenological shifts and have involved in some regions of the Atlantic
        abrupt ecosystem shifts also called regime shifts. These alterations reflect the response of
        ecosystems to a warmer temperature regime. Mechanisms are complex because they are nonlinear
        exhibiting tipping points and varying in space and time. Sensitivity of organisms to
        temperature changes is high, implicating that a small modification in the temperature regime
        can have sustained ecosystem effects. It is urgent to develop monitoring systems, indicators
        and both statistical and mathematical tools to detect, better understand and anticipate the
        alterations of both biological and ecological systems that may be triggered by global
        climate change.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045530ar</link></item><item><title>Impact du changement climatique sur les risques littoraux en Nord-Pas-de-Calais
        (France)</title><description>Julien Hénique 
 						|  :
 						Les services de l’État de la région Nord-Pas-de-Calais portent actuellement un
        programme d’études ambitieux destiné à apprécier les effets du changement climatique sur le
        littoral. Ce programme a pour origine un rapport remis en septembre 2005 au Préfet de
        région, rapport qui préconisait de mettre en place un suivi des effets du changement
        climatique sur ce risque, malgré des risques immédiats de submersions modérés. Un programme
        de travail a donc été proposé par la direction régionale de l’environnement, de
        l’aménagement et du logement (DREAL) au Préfet en avril 2006, mettant à contribution
        l’ensemble des services de l’État en région. Un comité de pilotage associant dans un premier
        temps uniquement les services de l’État a été constitué, puis ce comité a été élargi à
        certains représentants de collectivités. Cet élargissement est un gage de partage de la
        démarche entre tous les acteurs régionaux. Une réunion d’information est à destination des
        élus du littoral également programmée annuellement, dans un souci de transparence du
        programme et dans le but de sensibiliser l’ensemble des acteurs locaux à ces phénomènes.
        Enfin, un contact régulier avec les collègues étrangers sur cette problématique permet de
        s’assurer de la cohérence de la démarche aux frontières et de partager les expériences sur
        ce sujet.
 						|  :
 						Nowadays, the services of the State in Nord-Pas-de-Calais region carry an ambitious
        program of studies aiming at appreciating the effects of climate change on the coastal
        region. This program is issued from a report delivered in September, 2005 to the Prefect of
        region, report which recommended to monitor the effects of climate change on this risk, in
        spite of immediate moderate risks of submersion. A working program was therefore proposed by
        the regional direction of environment, spatial planning and housing (DREAL) to the Prefect
        in April, 2006, calling upon all the services of the State in region. A piloting committee
        which at first only included the services of the State was constituted, then this committee
        was enlarged to some representatives of local authorities. This piloting committee is a
        guarantee of a good appropriation of the program between all regional stakeholders. An
        information meeting for all the elected representatives of the coastal region is also
        programmed yearly, out of concern of transparency and sensitisation about these phenomena
        toward all local stakeholders. Finally, regular contacts with foreign colleagues strengthen
        the coherence of this local program with other European initiatives and develop the sharing
        of experiments on these topics.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045531ar</link></item><item><title>La gestion terrestre d’une pollution d’origine maritime à l’échelle locale : quelle
        intégration ?</title><description>Vincent Herbert 
 						|  :
 						A l’échelle locale, les acteurs du territoire perçoivent souvent les risques de
        pollutions côtières par hydrocarbures par une entrée maritime, où les solutions préventives
        émaneraient des instances juridiques internationales. Néanmoins, dans le cadre de la gestion
        terrestre d’une pollution, il convient d’intégrer ce risque dans une gestion globale des
        territoires côtiers, au même titre que d’autres risques (érosion, pollution tellurique…). La
        gestion des zones côtières doit ainsi avoir pour objectif premier l'amélioration de la
        coordination de la gestion locale pour une préparation efficace de la lutte à terre. Cela
        nécessite une intégration qui implique aussi les différents services de l’Etat au niveau
        national et régional. Dans ce cadre, l’échelle intercommunale semble apparaître privilégiée
        pour assurer l’interrelation entre l’échelle nationale et internationale et le niveau
        local.
 						|  :
 						With the local scale, stakeholders often perceive the risks of coastal pollution by
        hydrocarbons by a maritime entry, where the preventive solutions would emanate from
        international authorities. Nevertheless, in the scope of coastal management of pollution, it
        is advisable to integrate this risk in the management of coastal territories, as well as
        other risks (erosion, telluric pollution…). The aim of integrated coastal zone management is
        a better coordination of local management for an effective preparation of the terrestrial
        fight. Intercommunality scale seems to be the best way to ensure the interrelationship
        between the national and international scale and the communal level.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045532ar</link></item><item><title>Protection et préservation du milieu marin | « Les apports des Conventions Régionales sur les mers aux dispositions de la
        Convention des Nations Unies sur le droit de la mer »</title><description>Christophe Lefebvre 
 						|  :
 						La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer consacre une partie des ses
        dispositions à la protection et à la préservation du milieu marin (partie XII). Dans son
        article 192, les Etats ont « l'obligation de protéger et de préserver le milieu marin » et
        dans son article 193, les Etats ont « le droit souverain d'exploiter leurs ressources
        naturelles selon leur politique en matière d'environnement et conformément à leur obligation
        de protéger et de préserver le milieu marin ». Elle engage formellement les Etats dans leurs
        responsabilités pour cette protection (article 235). Les Conventions Régionales sur les
        mers, pour la plupart d’entres elles, reprennent ces dispositions mais sont plus sélectives
        dans certains domaines de protection et de préservation du milieu marin. L’analyse des
        conventions signées par la France permet de relever ces particularismes. Les Conventions
        Régionales sur les mers prolongent les engagements pris par les Etats dans le cadre de la
        Convention sur le droit de la mer. Elles créent un cadre géopolitique de coopération
        technique et scientifique. Elles sont une réponse aux recommandations du chapitre 17 de
        l’Agenda 21 de Rio. Elles permettent d’adopter des mesures spécifiques régionales par les
        protocoles et annexes, mettant en oeuvre des programmes et des plans d’action régionaux de
        protection de la mer. En encourageant les Etats à créer des réseaux d’aires marines et
        côtières protégées pour la protection de la biodiversité marine, elles créent aussi des
        outils d’évaluation technique et scientifique. Mais ces Conventions régionales ont encore
        des insuffisances. L’échelle de travail n’est pas basée sur celle des 64 grands écosystèmes
        marins ou des écorégions marines, et il y a peu d’approche sous régionale. Elles traitent
        rarement de stratégies de gestion des ressources naturelles exploitables et ne traitent pas
        davantage des enjeux de protection, ou des risques et des responsabilités avec une approche
        intersectorielle. La gestion intégrée des zones côtières est insuffisamment prise en compte
        sauf pour Convention de Barcelone qui mériterait d’être une référence dans ce domaine. De
        même la gestion du milieu marin basée sur l’écosystème n’est pas prise en compte alors
        qu’elle devrait être le fondement des politiques environnementales régionales sur les mers.
        Les conventions régionales ne prennent pas non plus de mesures de planification spatiale
        maritime régionale. L’évaluation de l’état du milieu marin est insuffisante (sauf pour
        OSPAR). La question du changement climatique est rarement intégrée. Il en est de même pour
        la question de l’acidification des océans qui devient un problème majeur. Il conviendrait
        que l’évaluation des applications et des progrès réalisés par les Etats dans leur engagement
        régional soit externalisée. Dans la mesure où il n’y a pas de sanctions envisagées en cas de
        non application par les Etats des dispositions des Conventions régionales, des outils de
        stimulation et de communication seraient pertinents pour faire progresser l’application de
        ces Conventions.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045533ar</link></item><item><title>Risques littoraux et préparation à la gestion de crise : quelles synergies entre l’état
        et les collectivités territoriales ? | Exemple de la gestion des pollutions maritimes</title><description>Sophie Bahé 
 						|  :
 						Le risque de pollution maritime au large des côtes françaises est élevé, comme en
        témoignent les nombreuses marées noires qui s’y sont succédé depuis les années 1960. Ces
        risques évoluent et se complexifient en fonction de l’accroissement et de la diversification
        des marchandises transportées par voie maritime. En France, la préparation à ce type de
        risque s’est longtemps cantonnée aux seuls services de l’État dans le cadre des plans POLMAR
        Mer et Terre. La loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 restructure
        l’organisation de la réponse de sécurité civile au travers du nouveau dispositif ORSEC et
        prévoit la préparation des communes par la création des Plans Communaux de Sauvegarde. En
        parallèle, la décentralisation accroît progressivement le rôle des conseils généraux et
        régionaux, tandis que l’Union européenne s’implique de plus en plus dans la sécurité
        maritime. La recherche de cohérence et de complémentarité entre tous ces acteurs s’avère
        donc de plus en plus cruciale. Les démarches Infra POLMAR menées par Vigipol sur la côte
        Nord de la Bretagne depuis 2005 tentent d’apporter une réponse opérationnelle au niveau
        local à l’ensemble de ces enjeux.
 						|  :
 						According to a very high density of traffic, the French coastline has suffered from
        maritime pollution since the 1960’s (Torrey Canyon, Amoco Cadiz, Erika, Ievoli Sun,
        Prestige, etc.). The risk of maritime pollution is changing nature and complexity due to
        increase and diversification of good transported by sea. In France, until a recent period,
        only the State staff was prepared to face the management of these events through contingency
        plans (POLMAR Mer plan for response at sea and POLMAR Terre plan for response on shoreline).
        The Civil Safety Modernisation Law of 13th August 2004 has restructured the civil safety
        trough a new ORSEC system which includes the creation of a local contingency plan in order
        to help local authorities to be prepared. In the same time, local and regional councils’
        duties have reinforced by the decentralization and the European Union has been more and more
        involved in maritime safety. That’s why it is essential to promote a coherent and
        complementary approach between all these stakeholders. The “Infra POLMAR” process, lead by
        Vigipol since 2005 on the North coast of Brittany, aims at providing an operational response
        for all these stakes at local level.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045534ar</link></item><item><title>Quelle stratégie de gestion des risques côtiers pour l'union européenne</title><description>Didier Le Morvan 
 						|  :
 						L'Union européenne a conçu et mis en oeuvre, ces dernières décennies, de
                nombreux instruments juridiques de conservation de l'environnement marin et littoral
                et d'encadrement des activités qui s'y déploient, contribuant ainsi à une première
                prise en considération des risques côtiers. Plusieurs politiques de l'Union ont
                servi de cadre à cette action avec l'inconvénient de la dispersion et du
                cloisonnement qui caractérise les approches sectorielles. Le Livre vert sur une
                politique maritime de l'Union se propose, désormais, de donner à l'ensemble la
                cohérence et la lisibilité indispensables à une véritable stratégie de gestion des
                risques côtiers et de garantir les meilleures conditions d'application possibles.
                Après avoir analysé la notion de risques côtiers et décliné les instruments
                juridiques existants, l'auteur propose les grands axes stratégiques d'une gestion
                européenne des risques, levier d'un aménagement intégré des zones côtières.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045535ar</link></item><item><title>Le partage des responsabilités politiques et administratives et la gestion intégrée des
        zones côtières</title><description>André-Hubert Mesnard </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045536ar</link></item><item><title>Développement urbain durable des villes côtières, risques et gestion intégrée des zones
        côtières</title><description>Marie-Claude Tabar-Nouval 
 						|  :
 						Pour les familiers des questions maritimes et littorales, il existe une évidence au
        moins théorique, seule l’approche « gestion intégrée », la GIZC (gestion intégrée des zones
        côtières) peut aider à stopper la dégradation du milieu marin. La GIZC est une méthode et un
        état d’esprit caractérisé par la volonté de deux mondes de culture administrative,
        scientifique ou professionnelle différente (les « maritimes » et les « terriens ») de
        travailler ensemble, par nécessité et par soucis d’efficacité, au-delà des clivages et
        conflits d’usages qui les opposent traditionnellement. Ce n’est ni une règle écrite, ni une
        procédure. La réalité et le quotidien tendraient plutôt à montrer que « plus on en parle,
        moins on en fait ». Il existe même un véritable risque de voir la GIZC devenir un effet de
        langage obligatoire lorsqu’on parle de la mer et du littoral, comme le mot « environnement »
        en son temps ou celui de développement durable aujourd’hui. La notion de « gestion
        intégrée » n’est pas nouvelle, elle est née à la conférence mondiale de Rio de 1992
        (Conférence des Nations unies pour l’environnement et le développement), elle a été élargie
        en 1996 au Sommet mondial des Villes, Habitat II à Istanbul, puis confirmée au sommet
        mondial du développement durable à Johannesburg en 2002. La recommandation du Conseil
        européen du 30 mai 2002 relative à la mise en oeuvre d’une stratégie de gestion intégrée des
        zones côtières en Europe (GIZC ou ICZM) en précisait le sens pour les Etats
        Membres.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045537ar</link></item><item><title>La domanialité publique | Les risques et la gestion intégré des zones côtières</title><description>Bernard Drobenko 
 						|  :
 						Le domaine public maritime est juridiquement bien défini. L’espace qu’il recouvre est
        au carrefour d’enjeux majeurs, entre terre et mer. Les risques naturels, comme les risques
        technologiques affectent cet espace. La Gestion intégrée des zones côtières oblige les
        autorités compétentes à renouveler leur approche de ces espaces. Dès lors, il sera constaté
        que l’approche classique du domaine public maritime révèle ses limités, mais l’appréciation
        doit être nuancée et conduit à distinguer selon qu’il s’agit de risques naturels ou de
        risques technologiques. En revanche il apparaît de manière significative que les enjeux
        inhérents à la situation du domaine public maritime exigent une approche intégrée, compte
        tenu notamment des objectifs contrastés dont il est l’enjeu. Ceci conduit à y redéfinir les
        modalités de la gouvernance. En conclusion, il apparaît bien que l’impact économique, social
        et écologique du changement climatique sur ces espaces fragiles implique aussi de s’attacher
        enfin aux causalités de ces phénomènes
 						|  :
 						The public maritime domain is legally well defined. The space which it recovers is at
        the crossroads of major stakes, between land and sea. Natural risks, as technological risks,
        affect this area. The integrated coastal zone management submits the competent authorities
        to renew their approach of these areas. Consequently, it can be noticed that the traditional
        approach of the public maritime domain reveals its own limits, but the appreciation must be
        moderated and leads to distinguish between a question of natural risks or technological
        risks. On the other hand, it appears significantly that the stakes inherent to the situation
        of the public maritime domain require an integrated approach, taking into account
        particularly the contrasted objectives of which it is the stake. This resulted in redefining
        the methods of the governorship there. In conclusion, it appears well that economic, social
        and ecological impact of climate change on these fragile areas also implies to stick finally
        to causalities of these phenomena.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045538ar</link></item><item><title>La GIZC à la lumière du principe de responsabilités communes mais différenciées | La coopération internationale en perspective</title><description>Agnès Michelot 
 						|  :
 						La GIZC s’impose comme un processus de recomposition des territoires et comme un
        « modèle opérationnel » de gouvernance environnementale. Les zones côtières étant
        particulièrement vulnérables aux atteintes et perturbations des écosystèmes, leur gestion
        pose avec acuité la question des responsabilités et de l’efficacité de la coopération
        internationale. L’application du principe de responsabilités communes mais différenciées
        (PCRD) qui repose sur un socle juridique commun avec la GIZC dans le cadre de la mise en
        place d’un partenariat environnemental mondial établi lors de la Conférence de Rio de 1992,
        participe d’une réflexion sur la gestion durable des zones côtières dans une perspective de
        responsabilité morale et juridique. Il permet de repositionner la GIZC dans la coopération
        internationale. La réalisation des objectifs de la GIZC sont par ailleurs en convergence
        avec les orientations données par le PCRD sous l’angle de la gouvernance environnementale
        internationale. La GIZC conduit les États, les autorités infra-étatiques et la Communauté
        internationale à assumer des responsabilités communes mais différenciées dans le domaine de
        la gestion des zones côtières. Fondée sur les approches de l’intégration, de
        l’interdépendance et de la participation, la GIZC permet de donner une application concrète
        du PRCD en dépassant la conception traditionnelle de la territorialité et donc en surmontant
        certaines limites d’interprétation et d’application du PRCD. Elle permet d’envisager
        l’émergence d’un nouvel ordre territorial mondial.
 						|  :
 						The integrated coastal management (ICM) asserts itself as a process of territorial
        recomposition and as an operational model of environmental governance. Coastal areas are
        especially vulnerable to ecosystems disturbances and disruptions so their management is
        questioning responsibilities and efficiency of international cooperation. The principle of
        common but differenciated responsibilities (PCDR) based on similar legal references with ICM
        in accordance with the Global Environmental Partnership established at 1992 Rio Conference,
        participates to develop a reflection on sustainable management of coastal areas related to
        moral and judicial responsibility. The PCDR put into perspective ICM in international
        cooperation. The making of ICM objectives are converging to PCDR orientations concerning
        international environmental governance. ICM conducts States, national authorities and
        International community to assume common but differenciated responsibilities in the field of
        coastal management. Based on integration, inderdependancy and participation, ICM gives a
        concrete implementation of the PCDR, surpassing the traditional conception of territoriality
        and then overcoming limits of the principle. It leads to consider the emergence of a new
        global territorial order.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045539ar</link></item><item><title>L’approche belge de la responsabilité environnementale dans le milieu marin | État des lieux</title><description>Hendrik Schoukens 
 						|  :
 						Malgré la pratique et jurisprudence (encore) absente, la Loi belge du 20 janvier 1999
        a introduit un système tout à fait novateur, qui peut servir de levier juridique important
        pour la gestion intégrée de la zone côtière belge. En introduisant une responsabilité sans
        faute, le chapitre X de la Loi élargit les possibilités d’obtenir une compensation des
        dommages causés par une pollution marine et dissuadera de plus les destinataires potentiels
        d’adopter des comportements dommageables. C’est surtout la notion de perturbation
        environnementale qui est novatrice, en n’incluant qu’une atteinte à des res communes et res
        nullius qui n’appartiennent à personne, tels que les oiseaux, les poissons et les autres
        animaux marins. Pourtant, la pollution par hydrocarbures, qui est la source principale,
        reste en principe en dehors du champ d’application du régime de responsabilité civile. En
        outre, en mélangeant des principes de responsabilité civile avec le système administratif de
        prévention (en implémentant la Directive sur la responsabilité environnementale), le
        législateur a créé certaines ambigüités. Le législateur aura l’opportunité de clarifier les
        incertitudes et ambigüités qui sont encore présentes dans la Loi avec l’implémentation de la
        Directive-cadre sur le milieu marin. En plus, cette Directive donnera de nouveaux
        instruments qui peuvent aider à clarifier de manière plus objective la notion de
        perturbation environnementale et, le cas échéant, les mesures de réparation. La gestion
        intégrée de la zone côtière pourra prendre un nouveau pas en avant avec l’entrée en vigueur
        de cette Directive.
 						|  :
 						Despite practice and (still) absent case law the Belgian Law of 20 January 1999 has
        introduced a completely innovative system, which may serve as an important legal lever for
        integrated management of the Belgian coastal area. By introducing no-fault liability,
        chapter X of the Law extends the possibilities of obtaining compensation for damage caused
        by marine pollution and will furthermore dissuade potential perpetrators from adopting
        harmful behaviour. The notion of environmental disturbance is particularly innovative by
        including damage to res communis and res nullius that do not belong to anyone, such as
        birds, fish and other marine animals. However, oil pollution, which is the principal source
        of pollution, falls in principle outside the scope of application of the civil liability
        regime. Moreover, by combining the principles of civil liability with the administrative
        system of prevention (implementing the Directive on environmental liability), the legislator
        has created certain ambiguities. The legislator will have the opportunity to clarify the
        uncertainties and ambiguities that are still present in the Law with the implementation of
        the Marine Strategy Framework Directive. In addition, this Directive will provide new tools
        that may help to clarify the notion of environmental disturbance and, if need be, the
        compensation measures more objectively. Integrated management of the coastal area may take a
        new step forward with the entry into force of this Directive.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045540ar</link></item><item><title>Le conseil de l’Europe, les catastrophes et les droits de l’homme</title><description>Michel Prieur 
 						|  :
 						La prise en considération des conséquences des catastrophes par les droits de ‘homme
        est récente, tant au plan universel que régional. En imposant des obligations positives aux
        États pour préserver la vie des personnes et leurs biens la CEDH contribue à cette prise en
        considération. Des évolutions plus significatives pourraient intervenir dans les prochaines
        années avec l’accord européen et méditerranéen sur les risques majeurs. De plus certaines
        ONG ont initié une dynamique qui pourrait aboutir au niveau du Conseil de l’Europe à
        l’adoption d’une Charte éthique posant des principes et devant contribuer à protéger des
        droits fondamentaux.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045541ar</link></item><item><title>Pollutions maritimes des zones cotières : comparaison entre les infractions pénales en
        matière internationale</title><description>Andrew Tetley 
 						|  :
 						Cet article apporte un éclairage sur le régime juridique international de base
        concernant les sanctions des pollutions issues des navires. Après une vue d'ensemble des
        principaux instruments juridiques - MARPOL et UNCLOS – l’auteur examine la législation
        nationale d'un certain nombre de pays et proposent des conclusions tenant compte de la
        Directive communautaire de 2005 relative à la pollution des navires.
 						|  :
 						This article addresses the international legal regime underpinning criminal sanctions
        for pollution incidents from ships. After an overview of the principal legal instruments –
        MARPOL and UNCLOS – the author considers the national legislation of a select number of
        countries and offers some conclusions, taking into account the 2005 EU directive on ship
        pollution.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045542ar</link></item><item><title>Le renforcement de la responsabilité pénale en matière de pollution maritime</title><description>Evelyne Monteiro 
 						|  :
 						Après le naufrage de l'Erika et du Prestige, les dispositions répressives concernant
        les rejets illicites d’hydrocarbures à partir des navires ont été modifiées à trois reprises
        (lois du 3 mai 2001, du 9 mars 2004 et du 1er août 2008). Les sources de ce dispositif
        répressif figurant désormais aux articles L.218-10 et suivants du Code de l’environnement
        sont assez complexes car elles sont d’origine nationale, internationale ou communautaire.
        Afin de responsabiliser les différents acteurs du transport maritime, le Législateur a
        élargi le cercle des personnes responsables en renforçant considérablement les peines
        applicables. Ainsi, en cas de pollution volontaire, les peines peuvent s’élever jusqu’à 10
        ans d'emprisonnement et 15 millions d'euros d'amende. D’ailleurs, le système est
        particulièrement abouti lorsque la pollution est involontaire puisque les peines prévues
        dépendent de trois critères : la gravité de la faute d'imprudence commise, la gravité du
        dommage causé à l'environnement et la taille du navire. Elles peuvent atteindre 7 ans
        d'emprisonnement et 10,5 millions d'euros d'amende en cas d’accident de mer aggravé. Mais ce
        renforcement incontestable de la responsabilité pénale est parfois en trompe-l’oeil. En
        effet, le dispositif répressif révèle des incohérences en raison d’une probable application
        rétroactive des dispositions plus douces de la loi du 1er août 2008 mais aussi des
        incertitudes d’ordre conceptuel ou procédural. Ces anomalies démontrent la dimension
        symbolique et non pas instrumentale que revêt bien trop souvent le droit pénal en matière de
        protection de l’environnement.
 						|  :
 						After the wreck of Erika and the Prestige, repressive measures concerning the illicit
        discharges of hydrocarbons from ships were three times modified (laws of May 3rd, 2001,
        March 9th, 2004 and August 1st, 2008). The sources of this repressive device appearing
        henceforth to articles L.218-10 and following ones of the Code of the environment are rather
        complex because they are national, international or they come from Community Law. To give
        responsibilities the various actors of the sea transport, the Legislator widened the circle
        of the responsible persons by strengthening considerably the applicable punishments. So, in
        case of voluntary pollution, the punishments can rise until 10 years of detention and 15
        million euro of fine. Moreover, the system is particularly succeeded when the pollution is
        involuntary because the planned punishments depend on three criteria : The gravity of the
        fault of committed carelessness, the gravity of the damage caused to the environment and the
        size of the ship. They can achieve 7 years of detention and 10,5 million euro of fine in the
        event of an accident of sea aggravated. But this indisputable intensification of the penal
        responsibility is sometimes done in trompe-l'oeil. Indeed, the repressive device reveals
        incoherence because of a likely retroactive application of the softer measures of the law of
        August 1st, 2008 but also the uncertainties of abstract or procedural order. These
        abnormalities demonstrate the symbolic dimension and not instrumental which takes on too
        often the criminal law in environmental protection.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045543ar</link></item><item><title>Présentation de la nomenclature des préjudices réparables en cas d'atteintes à
        l'environnement</title><description>Aude-Solveig Epstein 
 						|  :
 						Le droit français permet aujourd’hui une prise en compte élargie des conséquences des
        atteintes à l’environnement, puisque sont désormais réparables non seulement les préjudices
        personnels classiques causés à l’homme via l’environnement mais également des préjudices
        causés directement à l’environnement en tant que tel. Toutefois, la réparation des dommages
        issus d’atteintes à l’environnement pâtit, en l’état actuel du droit positif, de la
        difficulté à identifier clairement les chefs de préjudices à prendre en compte. De cette
        difficulté résultent tant des zones de contact entre plusieurs postes de préjudices et donc
        le risque d’une double indemnisation pour un même dommage, que des zones d’ombre, source de
        vides indemnitaires, malgré l’existence d’une réalité dommageable. En découle également une
        appréhension des préjudices susceptibles d’ouvrir droit à réparation qui varie selon les
        institutions saisies. En vue de garantir le respect des principes de réparation intégrale,
        de sécurité et d’égalité juridiques, l’établissement d’une typologie structurée des
        préjudices réparables s’impose. C’est précisément l’objectif du groupe de travail animé par
        le professeur G. J. Martin et Laurent Neyret et abrité par Sciences-po Paris, que d’élaborer
        une telle nomenclature des préjudices réparables en cas d’atteintes à l’environnement. A
        visée opérationnelle, cette grille de référence élaborée de façon participative, aura
        vocation à aiguiller les différents acteurs intervenant dans la réparation des atteintes à
        l’environnement (magistrats, avocats, ONG, assureurs, bureaux d’études et experts, autorités
        administratives compétentes, exploitants…).
 						|  :
 						French law has nowadays widened the possibilities to take into account the
        consequences of environmental damage. Not solely classical personal injuries caused via the
        environment (environment-related damage) but also damage to the environment itself are from
        now on taken into account. But the remediation of environmental damage suffers because of
        the difficulty to identify clearly the different types of damage that should be taken into
        consideration. The outcome is the existence on the one hand of contact zones between several
        damage types, at the risk of setting of a double compensation for a single damage and on the
        other hand of shadow zones, which mean that although there is a real damage, there won’t be
        any remediation. Another consequence is that we are facing a remediation that varies
        according to circumstances, to jurisdictions and to concerned institutions. In order to put
        an end to this situation and to guarantee the respect of essential principles such as
        integral remediation, judicial security and equality, we must move towards a structured
        typology of the remediable environmental damage. The drawing up of such a typology is
        precisely the objective of the working group animated by the professor G. J. Martin and
        Laurent Neyret, and hosted by Sciences-po Paris. This typology of the remediable
        environmental damage, which is being drafted on a participative basis, may be an operational
        instrument able to guide the different protagonists of environmental action (lawyers,
        magistrates, operators of polluting activities, insurers, environmental experts,
        environmental defenders…).</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045544ar</link></item><item><title>Les zones côtières, un nouvel espace à la recherche d'une identité | Rapport de synthèse</title><description>Philippe Billet </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045545ar</link></item></channel></rss>
