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Voix et Images

Volume 24, numéro 1 (70), automne 1998, p. 49-68

Yves Préfontaine

Sous la direction de Pierre Ouellet

Direction : Jean-François Chassay (directeur)

Éditeur : Université du Québec à Montréal

ISSN : 0318-9201 (imprimé)  1705-933X (numérique)

DOI : 10.7202/201406ar

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Article

« Le verbe, encore à incarner ». Lyrisme et temporalité dans Pays sans parole

Lucie Bourassa

Résumé

Les premières oeuvres de Préfontaine manifestent le désir d'incarner la parole dans la « chair du monde », d'atteindre la genèse rythmique de la matière dans une « anhumanité du verbe ». Si Pays sans parole nomme les espaces géographiques d'un peuple brisé par l'aphasie, et marque ainsi un retour à l'homme, son auteur affiche une grande réticence face à sa propre thématique du pays. Entre cette réserve et la désillusion « religieuse », le poète semble pris dans un « non-lieu ». Aussi n'est-ce pas en fonction de son appartenance au discours nationaliste que sera étudié Pays sans parole, mais en regard de la poétique du premier Préfontaine, celle de l'incarnation. L'analyse de « Sous l'éclair d'homme », permettra d'examiner comment prend forme une écriture de la voix qui structure une expérience du temps, et fera l'hypothèse que cette expérience motive le rêve d'incarner le verbe.

Abstract

Préfontaine's early work expresses a desire to embody speech in the "flesh of the world", to reach the rhythmic genesis of matter in the "anhumanity of the word". While Pays sans parole marks a return to man by naming the geographic spaces of a people broken by aphasia, its author is extremely reticent with regard to his own theme of the country. Between this reserve and a "religious" disillusion, the poet seems caught in a "non-place". Thus, Pays sans parole will be studied not in relation to nationalist discourse, but with regard to the poetics of the early Préfontaine, the Préfontaine of incarnation. The analyse of "Sous l'éclair d'homme", will permit to examine how the poet shapes the writing of the voice as it organises an experience of time, and will argue that this experience motivates the dream of having the word made flesh.

Auteur : Lucie Bourassa
Titre : « Le verbe, encore à incarner ». Lyrisme et temporalité dans Pays sans parole
Revue : Voix et Images, Volume 24, numéro 1 (70), automne 1998, p. 49-68
URI : http://id.erudit.org/iderudit/201406ar
DOI : 10.7202/201406ar

Tous droits réservés © Université du Québec à Montréal, 1998

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