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Voix et Images

Volume 36, numéro 2 (107), hiver 2011, p. 69-79

Dany Laferrière

Sous la direction de Jean Morency et Jimmy Thibeault

Direction : Anne Élaine Cliche (directrice)

Éditeur : Université du Québec à Montréal

ISSN : 0318-9201 (imprimé)  1705-933X (numérique)

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Article

Les Japonais à la conquête d’une littérature-monde

Ursula Mathis-Moser

Université d’Innsbruck

Résumé

Loin d’être une simple plaisanterie, l’avant-dernier roman de Dany Laferrière, Je suis un écrivain japonais (2008), s’insère dans le grand débat actuel autour d’une littérature-monde en français. Ce débat fut déclenché par un manifeste de quarante-quatre écrivains — dont Laferrière — en faveur d’une langue française « libérée de son pacte exclusif avec la nation » (Le Monde, 16 mars 2007). Il s’est poursuivi dans une publication éponyme chez Gallimard (2007) et dans des colloques internationaux. L’article proposé envisage une lecture parallèle du manifeste et du roman de Laferrière qui, une fois de plus, se moque des stéréotypes nationaux : « C’est quoi un écrivain japonais ? Est-ce quelqu’un qui vit et écrit au Japon ? Ou quelqu’un né au Japon qui écrit malgré tout […] Ou quelqu’un qui n’est pas né au Japon, ni ne connaît la langue, mais décide de but en blanc de devenir un écrivain japonais ? » (21-22)

Abstract

The Japanese set out to Conquer a World Literature

Far from being a mere joke, Dany Laferrière next-to-last novel, Je suis un écrivain japonais (2008), is part of a major current debate about a “world literature” in French (“littérature-monde”). The debate was triggered by a manifesto signed by forty-four writers—including Laferrière—that called for a French language “released from its exclusive pact with the nation” (Le Monde, 16 March 2007). It continued in a book called Pour une littérature-monde (Gallimard, 2007) and in international colloquia. This article provides a parallel reading of the manifesto and Laferrière’s novel, in which he once again makes fun of national stereotypes. “What is a Japanese writer? Someone who lives and writes in Japan? Or someone born in Japan who writes in spite of everything […] Or someone who was neither born in Japan nor knows the language, but who suddenly decides to become a Japanese writer?” (21-22, our translation).

Resumen

Los japoneses a la conquista de una literatura mundial

Lejos de ser una simple broma, la penúltima novela de Dany Laferrière, Je suis un écrivain japonais (2008), se inserta en el gran debate actual en torno a una literatura del mundo en francés. Lo que desencadenó este debate fue un manifiesto de cuarenta y cuatro escritores — Laferrière entre otros — a favor de una lengua francesa “liberada de su pacto exclusivo con la nación” (Le Monde, 16 de marzo de 2007). Dicho debate se prosiguió en una publicación epónima en la editorial Gallimard (2007) y en coloquios internacionales. El artículo propuesto considera una lectura paralela del manifiesto y de la novela de Laferrière que, una vez más, se mofa de los estereotipos nacionales : “¿Qué es un escritor japonés? ¿Será alguien que vive y escribe en Japón? ¿O alguien nacido en Japón y escribe pese a ello? […] ¿O alguien que no ha nacido en Japón, ni conoce el idioma, pero decide, de buenas a primeras, hacerse escritor japonés?” (21-22, traducimos)

Auteur : Ursula Mathis-Moser
Titre : Les Japonais à la conquête d’une littérature-monde
Revue : Voix et Images, Volume 36, numéro 2 (107), hiver 2011, p. 69-79
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1002443ar

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