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Hors-dossier

Harold Bérubé, Unité, Autonomie, Démocratie. Une histoire de l’Union des municipalités du Québec, Montréal, Les Éditions du Boréal, 2019, 388 p.

  • Jonathan Duchesne

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  • Jonathan Duchesne
    Candidat à la maîtrise, Département d’histoire, UQAM

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Cover of Vice, déviance et criminalité, Volume 28, Number 2, Summer 2020, pp. 7-189, Bulletin d'histoire politique

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a fait appel à Harold Bérubé, professeur d’histoire de l’Université de Sherbrooke, pour dresser un bilan de ses 100 ans d’existence. Bien que les travaux de l’historien tournent autour de la façon dont les villes sont gouvernées par les élus, les structures évolutives de l’appareil municipal demeurent également un objet d’étude cher à Bérubé. Plus largement, par l’entremise des acteurs importants du monde municipal, l’historien cherche à comprendre les dynamiques de pouvoir ordonnant la société québécoise. Dans Unité, Autonomie, Démocratie. Une histoire de l’Union des municipalités du Québec, le lecteur est engagé dans les transformations de l’UMQ de sa fondation en 1919 jusqu’aux débuts des années 2000. Si l’historien aborde plusieurs thématiques, généralement en début de chapitre, ce sont les négociations entre les dirigeants de l’UMQ et les élus provinciaux québécois qui sont au coeur de cet ouvrage. Trois thèmes sont privilégiés par l’auteur, soit la difficile union entre les municipalités ayant différents enjeux, l’autonomie idéalisée du monde municipal face au pouvoir provincial et la démocratie défaillante du système politique municipal. Quant aux sources, elles proviennent essentiellement des archives de l’UMQ. Le chapitre 1 met bien en scène le contexte dans lequel naît l’UMQ. Elle doit sa création à un mouvement de réforme touchant un grand nombre de villes canadiennes transformées par l’urbanisation. En effet, une cinquantaine de maires réformistes souhaitent réduire l’emprise des monopoles et fondent la Union of Canadian Municipalities (UCM) en 1901. Dans le chapitre 2, nous apprenons que les problèmes liés à l’urbanisation de la société québécoise poussent le gouvernement libéral provincial à agir pour tenter d’y remédier. Pendant ce temps, plusieurs maires de villes québécoises veulent s’unir pour mieux faire face aux défis qui les attendent. Fait étonnant, lors de la fondation de l’UMQ le 15 décembre 1919, son caractère laïque est reconnu, notamment en raison du désintérêt de l’Église catholique face aux problèmes urbains. Le chapitre 3 nous renseigne sur les enjeux qui préoccupent les premiers dirigeants de l’UMQ dont ses finances, sa visibilité et son objectif de renseigner les acteurs municipaux sur les différentes problématiques. Des congrès et des conférences sont organisés et s’avèrent de belles occasions pour l’UMQ de mettre de l’avant des méthodes administratives améliorées en vue d’assainir les finances des municipalités urbaines. Les relations entre les dirigeants de l’UMQ et le gouvernement provincial demeurent saines, mais ce ne sera pas toujours le cas. Si le premier président, Joseph Beaubien, est très proche du Parti libéral provincial au pouvoir, les relations deviennent plus tendues dès l’arrivée au pouvoir de l’Union nationale en 1936. Le chapitre 4 nous place au coeur de ces tractations en plus de revenir sur les répercussions de la grave crise économique de 1929 et celles causées par la Seconde Guerre mondiale. L’UMQ vit alors une période trouble. Le départ des dirigeants ayant fondé l’association dont Joseph Beaubien et Télesphore-Damien Bouchard ébranlent l’UMQ tandis que ses problèmes sont délaissés par le gouvernement provincial alors que l’effort de guerre mobilise l’attention de tous. Une importante restructuration a lieu une fois la guerre terminée. Les chapitres 5 et 6 couvrent la période entre 1948 et 1986 dans laquelle le Québec connaît des transformations sans précédent. Si le Québec se modernise, l’UMQ fait de même. Par exemple, de nouvelles études sont lancées, un mandat d’un an pour le président est décrété et les congrès annuels retrouvent leurs dynamismes d’antan. En ce qui concerne les rapports entre l’association et le gouvernement provincial, ils demeurent difficiles. L’UMQ présente ainsi un mémoire axé sur l’amélioration de la législation municipale lors de la commission …