Comptes rendus : Relations internationales du Canada

Girard, Charlotte S.M., Canada in World Affairs, vol. XIII : 1963-1965. Toronto, I.C.A.I., 1980, 384 p.[Record]

  • Paul Pilisi

entre l'auteur et le directeur de la collection « East European Monographs ». Une quantité d'autres bévues est peut être imputable à une distraction de l'auteur. Par exemple: la guerre de six jours devient la « Seven Weeks War » (p. 80), la guerre de Yom Kippur se passe en 1972 (p. 169), et Robert Reford, transformé en Redford, est promu directeur de l'Institut polonais des affaires internationales (p. 181). Quand même !

Mais les relations polono-canadiennes n'appartiennent pas qu'au passé. Ces relations continuent d'évoluer et nous espérons que M. Balawyder aura l'occasion de reviser et de mettre à jour ce livre pour donner à ces lecteurs l'ouvrage définitif qu'ils attendent de lui.

CM. LIEBICH et André Liebich

Norman Patterson School of International Affairs Université Carleton Département de science politique Université du Québec à Montréal

Girard, Charlotte S.M., Canada in World Affairs, vol. XIII: 1963-1965. Toronto, I.C.A.I., 1980, 384 p.

La présentation de ce recueil de textes et documents s'inscrit dans les activités de l'Institut canadien des Affaires internationales. Amorcée depuis plusieurs années, la collection « Canada in World Affairs » dresse la liste chronologique des principaux événements qui ont marqué les relations extérieures du Canada. Les références citées permettent de connaître les réactions de la presse, des scientifiques et celles de l'opinion publique à propos de ces événements.

Le recueil présenté et conçu par Charlotte S.M. Girard couvre la période de 1963 à 1965. La période en question n'a pas été marquée par des événements d'une importance capitale. Les événements rapportés s'inscrivent dans les activités habituelles des acteurs concernés.

Après avoir passé en revue le retour des libéraux au pouvoir en 1963, l'auteur consacre un chapitre volumineux aux rapports entre le

Canada et les États-Unis. La narration des relations économiques et commerciales du pays avec les régions, blocs et continents, dûment documentée, permet au lecteur d'avoir une idée assez complète sur les tendances des politiques en la matière.

Le chapitre portant sur les relations entre le Canada et la France, d'une part, et entre le Québec et « l'autre mère patrie », d'autre part, riche en développements, constitue un centre d'intérêt particulier. Charlotte S.M. Girard présente et analyse les vues européennes sur le Canada. Ainsi, le livre connu de Claude Julien, Le Canada: dernière chance de l'Europe, paru en 1965, attribue au Canada le rôle de « pont » entre les États-Unis et l'Europe occidentale. La visite du Général de Gaulle au Québec en 1967 est à l'origine du rapprochement entre les gouvernements français et québécois, d'une part, et du refroidissement des relations franco-canadiennes, d'autre part. L'étude consacrée à ces événements est abondamment documentée et présente une vue exhaustive de ces années de la révolution tranquille. Comparativement aux relations entretenues avec la France, les relations avec la Grande-Bretagne et le Commonwealth paraissent beaucoup moins mouvementées. Vers la fin du chapitre consacré à la défense, il est amusant de lire les débats sur le choix du drapeau canadien.

La dernière partie de l'ouvrage, relative à la réputation du Canada en matière de maintien de la paix, étudie sa participation dans les conflits locaux. Les interventions du pays, placées sous l'égide des Nations Unies, dans la crise du Congo, de Chypre ou du Proche-Orient, tant au niveau diplomatique, humanitaire et militaire, confirment la réputation du Canada au sein de la communauté internationale.

Certes, les événements relatifs au rôle du Canada dans les affaires mondiales de 1963 à 1965 ne représentent pas un tournant dans la politique ...