Notices bibliographiques

Arnold, Guy. Aid in Africa. London-New York, Kogan Page-Nichols Publishing, 1979, 240 p. ISBN : 0-89397-062-X[Record]

  • Hélène Galarneau

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de coût qu'implique une telle politique d'expansion et de rivalité. Les auteurs estiment que l'URSS prend un risque de perdre le contrôle sur les dimensions de sa politique et sur les conflits qu'elle peut engendrer avec l'Ouest.

La deuxième partie traite les questions portant sur l'Europe de l'Est, et plus particulièrement sur celles relatives à la contrainte soviétique sur la région, au défi au marxisme léninisme, à l'insuccès des partis communistes au pouvoir en Europe de l'Est d'intégrer leur sociétés respectives, les questions relatives à la corruption, à la coercition, et à l'insuccès de la socialisation, ainsi que les problèmes résultant de l'emploi des méthodes policières par les autorités en place dans le but d'assurer le « law and order » établi. Il y est également question de l'incapacité des partis communistes de l'Europe de l'Est se trouvant sous contrôle des autorités soviétiques de résoudre les problèmes qu'engendrent les sociétés modernes et leur « nouvelle » classe ouvrière créée par le système socialiste lui-même, ainsi que le « nouveau » nationalisme et la dissidence politique. Cette partie comporte enfin une description des relations « intra-empire » entre l'URSS et l'Europe de l'Est.

La troisième et la quatrième parties analysent la politique intérieure de l'URSS, notamment les tensions au politburo causées par le vieillessement du leadership et par la crise de succession conséquente, la militarisation excessive et les problèmes politiques et économiques que cela engendre, les problèmes économiques de la modernisation et de la technologie (économique et militaire), le problème des nationalités, et les problèmes sociaux que tout cela implique.

Les auteurs confirment la thèse développée par L. Schapiro qu'à la différence des États-Unis, l'URSS ne connaît pas le complexe « militaro-industriel » et que, au fond, l'URSS a deux économies: « civile » et « militaire ». L'économie militaire garde la priorité absolue, surtout sur le plan technologique et celui de l'allocation des ressources humaines et matérielle et du savoir-faire scientifique.

Quant aux prévisions en ce qui concerne le développement économique, les auteurs estiment que l'avenir de l'économie soviétique (cf. croissance économique continue) dépend principalement de la transformation qualitative de la technologie et des relations économiques avec les autres pays industriels.

Enfin, les auteurs traitent de l'inertie et de la passivité sociale ainsi que des méthodes du contrôle politique qu'emploient les autorités soviétiques pour assurer le « law and order » et la mobilisation sociale aussi bien à l'intérieur de l'URSS qu'en Europe de l'Est.

Théofil I. KlSS

Département de science politique Université d'Ottawa

3. NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES

Hélène Galarneau*

Arnold, Guy. Aid in Africa. London -New York, Kogan Page-Nichols Publis-hing, 1979,240p. ISBN: 0-89397-062-X

Arnold tente ici un tour d'horizon de l'aide au développement en Afrique. Son livre se divise en quatre parties : des chapitres d'introduction et de conclusion qui se recoupent et dans lesquels l'auteur disserte sur la nature de V « aide » au développement (appellation fausse, dit-il) et sur les chances d'instauration d'un nouvel ordre économique international, et deux parties principales qui examinent les pays donateurs d'une part et récipiendaires d'autre part.

Par l'étude des pays fournisseurs, l'auteur cherche, à partir de l'examen des transferts qu'ils effectuent, à dégager les intérêts économiques, politiques et stratégiques qui sous-tendent les politiques d'aide. Y sont examinés, dans de courts chapitres, les pays occidentaux (les principaux pays européens, les Etats-Unis, le Canada et le Japon), de qui proviennent les trois quarts de l'aide à l'Afrique, les pays arabes ...