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Marais, Kobus (2019) : A (Bio)Semiotic Theory of Translation. The Emergence of Social-Cultural Reality. New York/Londres : Routledge, 208 p.

  • Raúl E. Colón Rodríguez

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  • Raúl E. Colón Rodríguez
    Université d’Ottawa, Ottawa, Canada

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Cover of New Contexts in Discourse Analysis for Translation and Interpretation, Volume 65, Number 1, April 2020, pp. 1-285, Meta

L’année 2019 passera à l’histoire de la traductologie comme celle de la consolidation de l’introduction de la théorie de la complexité dans cette discipline. Deux ouvrages importants sur le sujet auront vu le jour : A (Bio)Semiotic Theory of Translation. The Emergence of Social-Cultural Reality, recensé ici, et Complexity Theory in Translation Studies : Methodological Considerations (Marais et Meylaerts 2019), les deux publiés par la prestigieuse maison d’édition Routledge. Ces deux volumes sont en bonne partie le résultat du travail pionnier en traductologie de Kobus Marais, professeur à l’Université Free State en Afrique du Sud. Avec Reine Meylaerts de l’Université catholique de Louvain, il a codirigé le second volume collectif ci-dessus mentionné. Marais est aussi responsable de l’un des premiers et des plus importants efforts contemporains de reliance disciplinaire. La reliance signifie, en termes complexes, la distinction et conjonction des phénomènes reliés (Morin 2008a). Marais avait donc relié la pensée complexe, la traductologie et les études sur le développement dans son ouvrage Translation Theory and Development Studies : A Complexity Theory Approach, publié en 2014, encore une fois chez Routledge. Ouvrage pionnier dans l’application de la pensée complexe en traductologie, il est passé pratiquement inaperçu au sein des publications spécialisées canadiennes. Ailleurs, l’impact a été aussi plutôt modeste. En 2017, un travail collectif codirigé par Marais et sa collègue sud-africaine Ilse Feinauer, Translation Studies beyond the Postcolony, a aussi été publié chez Cambridge Scholars Press. Il ne s’agissait pas, comme on aurait pu le croire, d’un détour du noeud central de la recherche de Marais, mais d’une réflexion tout à fait cohérente avec celle-ci. Il s’agissait non seulement d’une critique théorique du tournant postcolonial en traductologie, mais également d’une proposition de son dépassement grâce à l’analyse complexe. Considérant les pays postcoloniaux comme un espace-temps se heurtant à ses propres conditions historiques et matérielles, Feinauer et Marais (2017 : 1) cherchaient à détacher l’analyse de ces pays des conditions qui ne sont plus exclusivement reliées aux conséquences de l’impérialisme. Cette déclaration de principe a placé pour la première fois in situ le débat sur la validité de la théorie postcolonialiste en traductologie, c’est-à-dire en dehors des cercles universitaires postcolonialistes du monde développé. La pensée complexe en traductologie est donc là pour rester. Depuis 2014, la quantité d’articles, de thèses et de présentations à des colloques reliant complexité et traductologie, voire des colloques consacrés exclusivement à ce sujet, a considérablement augmenté. Aujourd’hui, un groupe multidisciplinaire et mondial de traductologues (tous les continents y sont représentés), auquel Marais appartient et qui poursuit et répertorie des recherches complexes dans la discipline, a été créé. Le rythme des publications reliant complexité et traductologie ou, du moins, citant les recherches qui utilisent ces approches ne cesse de croître. Lire la proposition théorique de Marais dans le présent ouvrage n’est pas une tâche ardue. L’auteur décortique sa structure à chaque pas, avec une approche didactique, développée tout le long de sa carrière d’enseignant universitaire, qui y est bien visible. À la lecture de l’introduction et des conclusions de cet ouvrage, on confirme d’ailleurs les trouvailles de Rey et Tricás (2006) à propos du caractère « polyphonique » de ces deux parties d’un travail scientifique. Il n’y a donc pas de doute, le didactisme de Marais dans sa proposition théorique la plus importante constitue un atout du livre, car il s’adresse autant aux enseignants qu’aux étudiants des cycles supérieurs, non seulement de la discipline concernée, mais des sciences humaines en général. L’ouvrage est divisé en sept chapitres pour lesquels l’auteur recommande au lecteur de choisir l’ordre de lecture en fonction de ses besoins et …

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