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Documentation

Zarandona, Juan Miguel (ed.) (2014) : De Britania a Britonia. La leyenda artúrica en tierras de Iberia : cultura, literatura y traducción. Berna : Peter Lang[1], 458 p.[Record]

  • Cristina Adrada Rafael and
  • Marie-Hélène García

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  • Cristina Adrada Rafael
    Universidad de Valladolid, Valladolid, Espagne

  • Marie-Hélène García
    Université d’Artois, Arras, France

La figure du roi Arthur, infatigable, nous parvient de sa Britannia natale à la péninsule ibérique grâce à Juan Miguel Zarandona, enseignant-chercheur à l’Université de Valladolid, qui, dans le cadre de son projet de recherche Clytiar (Culture, littérature et traduction ibéro-arthurienne), a coordonné et dirigé cet ouvrage, publié aux éditions Peter Lang, dans lequel lui et ses collaborateurs nous font revivre le développement de la légende arthurienne dans la péninsule ibérique à travers des créations artistiques ou littéraires. Comme le coordinateur nous l’annonce dans l’introduction, ce livre nous invite à embarquer pour un voyage unique à travers les terres ibériques, nous transportant jusqu’à des veillées autour du feu pour écouter les légendes de la Table Ronde, du Roi Arthur ou de Merlin l’Enchanteur, à la cour de Camelot. Ce voyage se fait dans l’ordre chronologique, de la légende la plus ancienne, dans le premier chapitre, à la plus contemporaine, dans le dernier. Une réussite qui contribue sans aucun doute à insuffler de la réalité à la fiction. En effet, les aventures et mésaventures de ce chevalier – ni cervantin ni castillan – certes, mais très populaire en Espagne, ont suscité un grand intérêt chez de nombreux auteurs. Et pour le prouver, comme il ne pouvait en être autrement, ce volume traite de la littérature arthurienne en adoptant une perspective multiséculaire et interlinguistique, tant par les langues concernées dans chaque étude que par la langue de rédaction des chapitres (espagnol, galicien, catalan et portugais). C’est ainsi que le lecteur le perçoit dès le début, grâce à un prologue soigneusement rédigé en anglais par Kevin J. Harty, immédiatement suivi d’une traduction en espagnol réalisée par Juan Manuel García González. Dans le premier chapitre, écrit en portugais par Ana Margarida Chora, de l’Université de Lisbonne, « Lais da Bretanha de Lançarot e Marot e os episódios correspondentes da Vulgata e Post-Vulgata (XIV) », l’auteure, dans une étude comparée de textes du xiiie siècle, cerne le rôle des « lais » dans la traduction arthurienne portugaise et ainsi l’importance de la production arthurienne sur le territoire portugais. La seconde contribution nous vient de Carlos A. Sanz Mingo, de l’Université de Cardiff, « Un texto galés en España : la recepción y traducción de ‘Culhwuch ac Olwen’ de los Mabinogion (1350-1410) ». Il nous propose ici une analyse des problèmes que présente la traduction de ce conte gallois en espagnol et il cherche à élucider les raisons de son faible succès en Espagne, car il ne compte que quatre traductions en castillan, la première ne datant que de la fin du xxe siècle. José Ramón Trujillo, de l’Université autonome de Madrid, est l’auteur de l’étude, « Traducciones y refundiciones de la prosa artúrica en la península ibérica (XIII-XVI) », dans laquelle il nous présente une vision de cette littérature dans la péninsule, mettant en relief, comme facteur fondamental de pénétration dans les royaumes ibériques, le rôle important de la traduction des grands cycles en prose rédigés en France à partir du xiiie siècle. Des royaumes ibériques nous nous déplaçons jusqu’à la Seigneurie de Biscaye avec l’étude de Juan Luis Ramos Merino, de l’Université d’Alcalá de Henares, « Merlín, Arturo y Jaun Zuria en la Vizcaya medieval : la reelaboración de un mito cultural europeo (XV) ». Il reprend la figure du premier seigneur de Biscaye pour illustrer comment la chronique locale, historique et politique peut être enrichie – et conditionnée – par le mythe littéraire, comme cela advint au chroniqueur Lope García de Salazar au xve siècle, en assimilant et en adaptant les rôles des principaux personnages de la célèbre « …

Appendices