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Documentation

Montero Domínguez, Xoán (2015) : La traducción de proyectos cinematográficos-Modelo de análisis para los largometrajes de ficción gallegos. Frankfort-sur-le-Main : Peter Lang, 147 p.[Record]

  • Emmanuel Claude Bourgoin Vergondy

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  • Emmanuel Claude Bourgoin Vergondy
    Alliance française, Vigo, Espagne

Nombreux sont les différents travaux de recherche en traduction audiovisuelle (TAV) réalisés en Espagne, un pays où le doublage est un processus incontournable lorsqu’il s’agit de distribuer dans les grandes salles de cinéma des longs métrages étrangers. Il existe malgré tout quelques rares salles où l’on donne la possibilité aux spectateurs de visionner un film en version originale sous-titrée. Cet état de fait surprend lorsqu’on le compare à la situation au Portugal, pays voisin, où la version originale est monnaie courante non seulement dans les salles de projection cinématographique mais aussi sur les écrans de télévision. La comparaison pourrait s’en tenir à ce constat. Mais hormis le fait que le doublage est une pratique plus courante en Espagne qu’au Portugal, l’existence de langues minoritaires au sein de diverses communautés régionales autonomes espagnoles revêt pour la TAV un intérêt bien particulier. En effet, depuis quelques années, différents travaux et recherches ont été publiés en matière de traduction audiovisuelle en langues minoritaires. C’est dans cette ligne que se présente l’ouvrage recensé ici. La langue cible en question est le galicien. Xoán Montero Domínguez s’attache donc à dévoiler et divulguer les complexités du processus de doublage des longs métrages de fiction de l’espagnol au galicien. La préface de Josu Barambones Zubiria, spécialiste et chercheur de l’Université du Pays basque – (Euskal Herriko Unibertsitatea) en TAV en langue basque (euskera), précède l’introduction qui permet d’appréhender l’approche de Montero Domínguez, l’envergure du travail entrepris et suscite l’intérêt de mieux comprendre certaines des notions comme celle de « paratraduction » et de « traduction bureaucratique ». C’est surtout le caractère didactique de cette introduction qui nous semble ici remarquable, car elle expose clairement le cheminement de la réflexion de l’auteur. Pour l’étudiant qui s’initie à la recherche en TAV et à d’autres approches de la traduction ou de l’interprétation, l’introduction est l’occasion de saisir non seulement les questions posées mais aussi les obstacles rencontrés et les solutions adoptées pour mener à terme un travail de recherche comme celui-ci. L’originalité de l’étude réside dans l’objet de la recherche : le processus de traduction audiovisuelle de l’espagnol vers une langue minoritaire, et le caractère relativement récent de ce type de recherche. Afin de permettre une compréhension fonctionnelle des situations concrètes du processus étudié, l’auteur adopte une position descriptive. Cette dernière est révélatrice, une nouvelle fois, de l’intention divulgatrice de l’ouvrage non seulement pour un public professionnel intéressé mais aussi pour les étudiants en TAV. C’est à Toury que Montero Domínguez se réfère lorsqu’il propose une étude empirique de la façon dont sont produites les traductions dans des situations socioculturelles déterminées. Car la « traduction bureaucratique », en tant que partie intégrante du processus de doublage des longs métrages en galicien, est révélatrice d’une certaine intention et idéologie de la part d’un système, ainsi que de ses normes. Il s’agit pour l’auteur de faire comprendre qui sont les acteurs qui prennent part au processus et ce sur quoi ils interviennent. C’est alors qu’il trouve dans la notion de « paratraduction », créée et développée par ce qu’il convient maintenant d’appeler l’École de Vigo, l’outil adapté à l’étude et à l’analyse des éléments paratextuels. En effet, en marge de la traduction à proprement parler pour le doublage d’un long métrage, l’auteur souligne la présence de plusieurs éléments paratextuels. Ce sont des productions verbales iconiques et matérielles ou bien encore des agents paratraducteurs qui entourent, prolongent et accompagnent le texte. L’auteur en vient à définir trois espaces d’analyse qui sont d’une part la documentation traduite nécessaire à la concession de subvention, d’autre part le processus de doublage, et enfin …