Restricted access to the most recent articles in subscription journals was reinstated on January 12, 2021. These articles can be consulted through the digital resources portal of one of Érudit's 1,200 partner institutions or subscribers. More informations

Documentation

Houbert, Frédéric (2015) : Dictionnaire de terminologie juridique anglais-français. Paris : Maison du Dictionnaire, 333 p.[Record]

  • Éric Poirier

…more information

  • Éric Poirier
    Université du Québec à Trois-Rivières, Trois-Rivières, Canada

Traducteur indépendant depuis 20 ans, enseignant, conférencier et spécialiste de la traduction juridique, Frédéric Houbert a publié en 2015, après son Dictionnaire des difficultés de l’anglais des contrats (2000) et le Guide pratique de la traduction juridique (2005), un dictionnaire de terminologie juridique à la fois généreux comme un dictionnaire ou un glossaire, et précis comme un vocabulaire terminologique. Dans son avant-propos, l’auteur souligne la contribution des dictionnaires dans la compréhension du langage du droit. Même si cette affirmation est traditionnellement moins vraie des dictionnaires bilingues, qui tendent à recenser le plus grand nombre de correspondances et d’équivalences (sans description des sens), le dictionnaire de terminologie juridique montre, à l’instar de récents ouvrages spécialisés, que les impératifs de compréhension des notions doivent pour la traduction s’affranchir des obstacles linguistiques. Non seulement l’auteur propose-t-il des traductions variées et circonstanciées des termes juridiques, mais il nous invite aussi à saisir bien plus que leurs traductions et à nous approprier leurs notions sous-jacentes et les particularités sémantiques des termes et expressions des langues et systèmes anglophones (Royaume-Uni et États-Unis) et français (dans son sens restreint, c.-à-d. limités à la France et à l’Europe). Malgré cette limitation des traductions en français européen (à laquelle nous revenons plus loin), le nouveau dictionnaire spécialisé offre une nomenclature importante et une large couverture du langage du droit de la common law, principalement en Angleterre et aux États-Unis. À titre d’exemple, la lettre « F » compte environ 78 articles, lesquels comptent un nombre variable de sous-entrées (celle de « Forum » en compte quatre), chacune de celles-ci pouvant proposer plusieurs traductions suivies d’exemples qui proposent des énoncés traduits dans lesquels on trouve le terme en rubrique. Pour donner une idée très générale de la richesse relative de la couverture, la lettre « F » de la huitième édition du Black’s Law Dictionary sous la direction de Garner (2004) (qui a tendance à multiplier les renvois de même que les entrées avec renvoi seulement) compterait, par approximation, environ 1615 articles. La lettre « F » de la deuxième édition du Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière sous la direction de Louis Ménard (2004) compterait approximativement 860 entrées. La lettre « F » de la troisième édition du Dictionnaire de droit québécois et canadien d’Hubert Reid (2004) compterait 120 articles (pour une nomenclature en français et non pas en anglais), auxquels on doit ajouter de nombreuses sous-entrées qui, techniquement, ne font pas partie de la nomenclature de l’ouvrage et qui semblent plus nombreuses que les sous-entrées hors nomenclature du Dictionnaire de terminologie juridique. Le Vocabulaire des relations professionnelles de Micheline Lapointe-Giguère (2009) compte 34 entrées anglaises et 30 entrées françaises dans ses deux index mais 13 fiches françaises (numérotées) dans le corps de l’ouvrage sous la lettre « F ». Et les Nouvelles difficultés du langage du droit au Canada de Jean-Claude Gémar et Vo Ho-Thuy (2016) comptent onze entrées à la même lettre (tout de même réparties sur 22 pages, comme quoi la valeur n’attend point le nombre des entrées !). La comparaison du nombre d’éléments en nomenclature est évidemment bancale puisqu’elle ne tient pas compte du contenu des articles. Toutefois, ce type de comparaison permet aux lecteurs qui n’ont pas l’ouvrage entre les mains de se faire une idée approximative de l’étendue de la nomenclature. Cette confirmation de la richesse (relative) de la nomenclature de l’ouvrage de Frédéric Houbert ajoute à la crédibilité de l’auteur lorsqu’il annonce en quatrième de couverture : « il couvre non seulement les termes récurrents du vocabulaire juridique anglais […] mais aussi des termes et expressions qui sont …

Appendices