Water, Wings and Wrath

Longinus, Sappho’s Ode, and the Question of Sublimity

  • Dr. Peter Cochran

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  • Dr. Peter Cochran
    The University of Liverpool
    England

J’ai entamé la présentation avec une critique impromptue de plusieurs expériences sublimes que j’avais vécues dernièrement. La première tourne autour d’une scène dans Spiderman II dans laquelle le protagoniste part à la rescousse d’une dame perchée sur le côté d’un gratte-ciel. J’ai expliqué que le sublime de cette scène, tournée avec des angles de caméra vertigineux et de nombreux effets spéciaux impressionnants, repose sur le fait que la dame n’est pas la bien-aimée du protagoniste, mais sa tante : c’était la juxtaposition du sublime et du banal. Comme deuxième expérience, j’ai parlé du Cheval effrayé par un lion de George Stubbs, tableau dans lequel le sublime est accru par le fait que le lion ne se soucie pas du cheval terrifié à ses côtés puisqu’il vient de manger et cherche un endroit où dormir et digérer. Mon troisième exemple était celui du climax de « Libera Me », mouvement du Requiem de guerre de Britten. Par curiosité, je voulais voir comment l’orchestration du passage avait été dépassée par le passage lui-même, si sublime que mes yeux m’avaient fait défaut et m’empêchaient de voir les instruments que j’entendais. (Bernard Beatty m’a dit par la suite qu’il aurait préféré regarder Spiderman II.) Enfin, j’ai parlé du silence entretenu par Colin Davis à la conclusion de l’oeuvre de Britten, pendant lequel tous les membres du public au Royal Albert Hall songeaient à la portée politique actuelle de ce qu’ils venaient d’entendre (c’était au milieu de la seconde guerre en Iraq).

[I began with an impromptu review of several sublime experiences I’d had recently. I started with the scene from Spiderman II in which the protagonist rescues a lady from the side of a tall building, with vertiginous camera angles and many swooping special effects. I said that the sublimity lay in the fact that the lady was not his beloved, but his auntie: the juxtaposition of the sublime and the banal. Next I offered George Stubbs’ Horse Terrified by a Lion, in which the sublimity is enhanced by the fact that although the Horse is terrified, the Lion can’t see the problem, because he’s just eaten and is looking for somewhere to sleep and digest. My third example was the climax of the “Libera Me” from the Britten War Requiem, in which my curiosity to see how the passage was orchestrated had been overcome by the passage itself, which was so sublime that my eyes failed and I couldn’t see which instruments were playing. (Bernard Beatty said afterwards that he’d rather have watched Spiderman II.) Lastly was the silence which Colin Davis held after the work had ended, in which the entire audience at the Royal Albert Hall thought about the current political implications of what they’d just heard (we were in the middle of the Second Iraq War.)]

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