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Cet article explore la place de l’Arménie et des Arméniens (ottomans) dans l’imaginaire belge au cours des trois dernières décennies avant 1914. Alors que les «chrétiens orientaux » avaient jusqu’alors attiré un intérêt principalement érudit et clérical, après les massacres de 1894-1896 l’attention portée aux Arméniens ottomans s’est accrue et élargie. Ne suscitant aucun jugement public de la part du gouvernement catholique (soucieux de préserver les intérêts du capital belge dans l’Empire ottoman), ces tueries ont provoqué un tollé majeur dans la presse belge et ont permis la création de plusieurs comités de secours dans tout le pays. Au Parlement, une nouvelle génération des hommes politiques et d’intellectuels de gauche a vivement critiqué le régime hamidien. Nous soutenons que la «Question arménienne » a joué un rôle central dans l’émergence d’une nouvelle préoccupation internationaliste et «humanitaire » dans la politique belge, qui était principalement de fabrication libérale et socialiste, mais qui intéressait également les démocrates-chrétiens. Tant à gauche qu’à droite, cette question était essentiellement perçue comme un affrontement entre civilisation et barbarie (et souvent entre chrétienté et islam). En tant que tel, nous montrons à quel point le racialisme et le paternalisme étaient intrinsèques et fondamentaux pour la formulation de discours émancipateurs «libéraux » et d’un mouvement arménophile, qui resta finalement un mouvement minoritaire en Belgique.
Mots-clés : Humanitarisme, Armeense diaspora, Osmaanse Armeniërs, Belgische diplomatie, Belgische politiek, Oriëntalisme, Belgian diplomacy, Humanitarianism, Orientalism, Belgian politics, Ottoman Armenians, Armenian diaspora, Hamidian massacres, Orientalisme, massacres hamidiennes, diaspora arménienne, Arméniens ottomans, Humanitarisme, diplomatie belge, politique belge
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