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2841.Plus d’information
Contexte. La prévalence de consommation de produits dopants chez les jeunes adultes est une préoccupation grandissante dans le champ de la santé publique, en particulier pour les autorités universitaires et sportives, les professeurs et les professionnels de la santé.Méthodes. Un échantillon de 469 étudiants et étudiantes âgés de 18 à 24 ans ont rempli un questionnaire portant sur la consommation d'alcool et de tabac, l'utilisation des produits dopants et les motivations de cette utilisation. Des régressions logistiques multiples ont permis d'étudier les associations entre la consommation de ces produits et certaines variables socioéconomiques et académiques.Résultats. Les trois quarts des étudiants ont consommé au moins un produit au cours de la dernière année, autre que l'alcool, pour améliorer leur performance physique ou intellectuelle. Ces produits incluent, entre autres le cannabis (25,0 %), les boissons énergisantes (38,0 %), les suppléments de protéines et de créatine (22,0 %) et les comprimés de caféine (13,0 %). Les étudiants inscrits dans une ligue de sport sont plus susceptibles de consommer de l'alcool et du cannabis que les étudiants qui ne fréquentent pas de ligues. Nous notons aussi des associations entre le groupe ethnolinguistique et la consommation d'alcool, de comprimés de caféine, de boissons énergisantes, de mélanges d'alcool et de boissons énergisantes ou d'alcool et de drogues. Les motivations associées à la consommation sont principalement la réduction du stress et le fait de rester éveillé.Conclusion. Des stratégies de sensibilisation aux dangers de consommer de tels produits doivent être développées sur les campus des universités canadiennes selon les pratiques des étudiants de diverses origines ethnolinguistiques et auprès des populations vulnérables, tels les athlètes.
Mots-clés : performance intellectuelle et physique, alcool, tabac et drogues, boisson énergisante, minorité linguistique, ligue de sport, étudiants postsecondaires, intellectual and physical performance, substance use, linguistic minority, league sports, postsecondary students, rendimiento intelectual y físico, alcohol, tabaco y drogas, bebidas energizantes, minoría lingüística, liga de deportes, estudiantes postsecundarios
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2842.Plus d’information
Relativement nouvelle dans le paysage sociopolitique québécois, la notion d'acceptabilité sociale en est venue à être considérée comme un impératif à la réalisation des grands projets d'infrastructure, les promoteurs devant ainsi démontrer que les populations concernées donnent leur assentiment à leur entreprise. Les élus municipaux – et les maires en particulier – sont directement concernés par ces dynamiques, lesquelles ne sont pas exemptes de tensions. D'un côté, les acteurs privés souhaitent que les maires les soutiennent dans leur démarche et usent de leur leadership politique pour faire la promotion active des projets soumis à l'acceptabilité sociale. D'un autre côté, les citoyens considèrent que leur maire se doit de demeurer neutre afin de soupeser, en toute objectivité, les pour et les contre d'un projet donné au regard de l'intérêt public de leur communauté, prise au sens large. Au final, les maires semblent assez mal outillés pour considérer les projets et leurs parties prenantes dans leur globalité et pour piloter ces processus de manière totalement objective, alors que d'importantes compensations financières sont souvent promises aux municipalités d'accueil des projets. À partir d'un cadrage théorique orienté autour de la notion plurielle de légitimité, nous étudions ces dynamiques à travers le cas récent du développement d'un parc éolien à Saint-Valentin, en Montérégie (Québec), que nous comparons au projet d'agrandissement du site d'enfouissement sanitaire de Saint-Thomas, dans Lanaudière (Québec). Sous l'éclairage de ces cas, nous avançons que des dispositifs participatifs devraient être mis à la disposition des élus municipaux afin qu'ils puissent développer une vision partagée du développement de leur territoire au sein de laquelle pourront s'inscrire les projets, cette vision devant reposer sur une prise en compte du point de vue de l'ensemble des parties prenantes préoccupées par un territoire donné.
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2845.Plus d’information
Le territoire du Ferlo est de plus en plus « occupé », humainement, environnementalement et institutionnellement. Une cartographie basée sur les perceptions des acteurs locaux a été réalisée pour recenser les facteurs qui, aux yeux de ces acteurs, structurent l'organisation spatiale de ce territoire et de ses alentours : usages, pratiques, « pays » ou tout autre facteur recensé. En fusionnant toutes les cartes obtenues, chacune correspondant à un entretien, via une intersection spatiale via QGIS et une combinaison sémantique programmée sur JAVA, nous obtenons une base de données spatialisée sur les déterminants structurant ce territoire. Si les éléments structurants, écologiques et socio-historiques demeurent et tendent même vers la spécialisation des territoires en « pays » de productions, le faible nombre de mois de présence des troupeaux dans le Ferlo (deux mois) ainsi que le recours généralisé à la supplémentation en période de soudure pastorale nous induit à penser à des réorientations de cet élevage vers le sud, mais aussi à identifier des espaces de tension possible là où axe de transhumance nord-sud et axe de colonisation agricole ouest-est se croisent. Cette méthode exploratoire permet une réflexion sur le rôle des observatoires sur l'environnement et celui du Ferlo en particulier.
Mots-clés : Ferlo, Sénégal, transhumances, zonage à dires d'acteurs, observatoires hommes-milieux, tensions socio-environnementales, Ferlo, Senegal, transhumances, perception-based regional mapping, environmental tensions, socio-environmental observatories
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2847.Plus d’information
Cette recherche qualitative phénoménologique réalisée auprès de dix membres du corps enseignant de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue s’intéresse aux pratiques enseignantes utilisées pour favoriser la réussite des étudiants autochtones. Il résulte de l’analyse thématique du discours des participants, collecté par des entrevues semi-dirigées, que leurs choix pédagogiques ne dépendent pas de la présence ou non d’étudiants autochtones dans le groupe. Cette étude révèle également que, dans ce contexte, les participants adaptent le contenu de leurs cours et adoptent une attitude d’écoute, de flexibilité, d’ouverture et de respect. Cela témoigne des efforts individuels déployés pour rendre l’enseignement universitaire plus inclusif.
Mots-clés : corps enseignant universitaire, apprentissages holistiques, étudiants autochtones, pratiques enseignantes, pédagogie universitaire, university pedagogy, teaching practices, indigenous students, holistic learning, university teaching staff
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2848.Plus d’information
En cohérence avec une approche sociocritique des usages numériques, qui tente d’englober les contextes scolaire et extrascolaire dans son analyse du rapport au numérique, cet article présente des résultats de l’état des lieux pour le cas des trois compétences disciplinaires du français du transfert des apprentissages induits par les usages numériques extrascolaires des adolescents. Les données étaient constituées de documents scientifiques obtenus grâce à une recension d’écrits publiés de 2010 à 2018 provenant de banques de données et de revues spécialisées. Les résultats montrent que le transfert des apprentissages ne constitue pas un processus systématique, parce que lorsqu’un adolescent emploie une technologie dans le contexte de transfert, il n’exploite pas les mêmes compétences que dans le contexte de départ.
Mots-clés : ordre d’enseignement secondaire, secondary level of education, digital uses, enseignement du français langue, caractéristiques des adolescents, teaching French as a first language, contextes scolaire et extrascolaire, transfer of learning, adolescents' characteristics, transfert des apprentissages, school context and extracurricular context, usages numériques
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2849.Plus d’information
Cet article documente les avantages et les limites d’une démarche d’autoformation à l’harmonisation travail-vie personnelle (HTVP) destinée aux personnes en emploi, aux employeurs et aux syndicats. Les résultats suggèrent une diminution du conflit et une augmentation de l’enrichissement travail-vie personnelle chez les personnes en emploi, lorsque les employeurs et les représentants syndicaux ont été sensibilisés et outillés en matière d’HTVP. L’autoformation constitue un outil de gestion des ressources humaines pour améliorer la qualité de vie au travail, pour se démarquer et pour développer une culture organisationnelle favorable à l’HTVP. Les limites de l’autoformation sont le manque de temps et de ressources pour s’engager dans une démarche autogérée.
Mots-clés : Harmonisation travail-vie personnelle, conflit travail-vie personnelle, enrichissement travail-vie personnelle, formation, gestion des ressources humaines, Québec
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2850.Plus d’information
Notre société numérique offre de nombreux avantages à bon nombre de citoyens. Cependant, les personnes qui présentent une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble du spectre de l'autisme (TSA) doivent interagir avec un environnement numérique commun à l'ensemble des citoyens et inadapté à leurs besoins. Cette situation réfère à l'exclusion numérique. Malheureusement, peu de modèles sont disponibles afin de guider les intervenants et les chercheurs sur les moyens à mettre en place pour promouvoir une utilisation efficace et optimale des technologies par ces personnes. Notre équipe a développé une première modélisation des différents enjeux, représentée par une « pyramide d'accessibilité numérique ». En plus de bien identifier les éléments à prendre en compte lors de l'intervention technoclinique, la pyramide offre quelques pistes de solution pour promouvoir l'accessibilité à ces technologies.