Documents repérés
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1678.Plus d’information
Depuis plusieurs années, l'histoire de la sexualité au Québec s'est enrichie de nombreuses publications qui couvrent l'ensemble des XIXe et XXe siècles. Il semble néanmoins que la période des années 1960, pourtant très riche du point de vue du bouleversement des moeurs, ait reçu jusqu'ici une attention mitigée de la part des chercheurs. Elle correspond pourtant à une période d'intenses remises en question de la sexualité, non seulement en continuité avec les tendances libérales à la privatisation du corps et la montée de l'individualisme et de l'intimité, mais à l'intérieur même du courant nationaliste qui n'hésite pas à recycler la sexualité dans sa rhétorique émancipatrice. C'est du moins ce qui ressort d'une lecture des numéros de Parti pris. Dans les pages de cette revue, les auteurs s'interrogeaient sur la sexualité des Canadiens français, sur leurs valeurs, leurs pratiques et leurs inhibitions. Ils replaçaient la question de la sexualité québécoise dans un cadre sociologique et envisageaient sa solution de manière collective. Pour les collaborateurs de Parti pris, un nouvel érotisme allait permettre non seulement l'épanouissement plein et entier de chaque individu, mais le libre déploiement de l'imaginaire national. S'inscrivant dans l'optique de la décolonisation tout en recyclant plusieurs motifs phallocratiques, ils trouvaient dans le sujet de la sexualité matière à revoir toujours le même problème de l'aliénation et de l'exploitation des Canadiens français. La libération sexuelle, vue à travers un prisme fondamentalement masculiniste, représentait, aux yeux de ces utopistes, une facette essentielle de la libération humaine globale.
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1679.Plus d’information
Dans cet article l'auteur suggère que les Inuit définissent une modernité unique, en ceci qu'elle fait coexister institutions modernes et traditionnelles. L'étude de la chasse présentée dans ce texte suggère que les Inuit ont maintenu le don du gibier parce qu'ils ont réussi à combiner le mode traditionnel de réciprocité avec un système de redistribution moderne. Le symbole et l'agent de ce partage moderne est le « congélateur communautaire » que l'on trouve dans les villages du Nunavik et dont on verra qu'il est la pierre angulaire d'un système où solidarités communale et associative s'imbriquent. Dans un second temps, l'auteur se demande si cette combinaison entre modernité et tradition n'est qu'une situation transitoire, une étape dans le long processus d'acculturation auquel font face les sociétés traditionnelles ou si, au contraire, cette hybridation entre institutions modernes et traditionnelles est en train de s'institutionnaliser pour donner naissance à une société parfaitement unique et originale dans sa construction de la modernité.