La restriction d’accès aux articles les plus récents des revues sous abonnement a été rétablie le 12 janvier 2021. Pour consulter ces articles, vous pouvez notamment passer par le portail de ressources numériques de l’une des 1 200 institutions partenaires ou abonnées d’Érudit. Plus d'informations

Hors-dossier

John Hilliker, Mary Halloran et Greg Donaghy, Le ministère des Affaires extérieures du Canada. Vol. III : Innovation et adaptation, 1968-1984, Ottawa, Presses de l’Université d’Ottawa, 2017, 610 p.

  • Samy Mesli

…plus d’informations

  • Samy Mesli
    UQAM et Université de Montréal

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Seuls les 600 premiers mots du texte seront affichés.

Options d’accès :

  • via un accès institutionnel. Si vous êtes membre de l’une des 1200 bibliothèques abonnées ou partenaires d’Érudit (bibliothèques universitaires et collégiales, bibliothèques publiques, centres de recherche, etc.), vous pouvez vous connecter au portail de ressources numériques de votre bibliothèque. Si votre institution n’est pas abonnée, vous pouvez lui faire part de votre intérêt pour Érudit et cette revue en cliquant sur le bouton “Options d’accès”.

  • via un accès individuel. Certaines revues proposent un abonnement individuel numérique. Connectez-vous si vous possédez déjà un abonnement, ou cliquez sur le bouton “Options d’accès” pour obtenir plus d’informations sur l’abonnement individuel.

Dans le cadre de l’engagement d’Érudit en faveur du libre accès, seuls les derniers numéros de cette revue sont sous restriction. L’ensemble des numéros antérieurs est consultable librement sur la plateforme.

Options d’accès
Couverture de <em>Think tanks</em> : les métamorphoses des conseillers politiques depuis 1970. Canada, États-Unis, Chine, Volume 28, numéro 1, automne 2019, p. 7-237, Bulletin d'histoire politique

Publié en 2017 par l’Institut d’administration publique du Canada aux Presses de l’Université d’Ottawa, ce troisième tome de l’histoire officielle du ministère des Affaires extérieures du Canada, intitulé Innovation et adaptation, 1968-1984, présente les mêmes qualités que les deux premiers volumes, parus en 1990 et 1995, et constitue une référence pour les chercheurs et tous ceux qui s’intéressent aux relations internationales du Canada. Avec ses collègues de la Section historique du ministère, Mary Halloran et Greg Donaghy, auteur entre autres de l’ouvrage sur les relations canado-américaines pendant le mandat de Pearson, Tolerant Allies, John Hilliker poursuit son analyse méthodique de la politique étrangère canadienne, en s’intéressant cette fois à la période allant de 1968 à 1984, durant laquelle Pierre Elliott Trudeau a dirigé, presque sans interruption, les destinées du pays. Il s’agit, sur la forme, d’un ouvrage volumineux. Aux 456 pages de texte s’ajoutent 150 pages d’annexes. Outre des organigrammes du ministère des Affaires extérieures (MAE), une trentaine de photographies des sous-ministres et des principaux hauts fonctionnaires ayant servi la diplomatie canadienne, et un index fort détaillé, on y trouve plus d’une centaine de pages consacrées aux références et notes de bas de page : cette partie offre une somme inestimable de sources et de documents d’archives, dûment référencés, qui témoignent de l’ampleur du travail mené dans les fonds du ministère, et qui font de cet ouvrage un point de départ incontournable pour les chercheurs s’intéressant à la politique étrangère de Trudeau. Sur le fond, ce livre nous plonge dans un récit passionnant sur l’élaboration et la mise en oeuvre de la diplomatie canadienne. Le premier chapitre, intitulé « Nouveaux gars, nouvelles idées », présente les premiers mois du gouvernement Trudeau. Le jeune premier ministre, « extrêmement critique à l’égard du fond et du style de la diplomatie pearsonienne », annonça sa volonté de jeter un « regard impitoyable » sur l’OTAN et le NORAD et d’imposer de nouvelles orientations, pour améliorer les relations nord-sud, pour pallier l’exclusion de la Chine de la communauté internationale, et pour limiter la prolifération des armes nucléaires (p. 9). Dans un contexte international dominé par la Guerre froide, mais aussi par les crises pétrolières et les débuts de la libéralisation des échanges, les chapitres qui suivent analysent, sur une base chronologique, l’évolution de la politique étrangère, traitant, entre autres, de la « troisième option » (p. 137-140) et des relations canado-américaines, des missions de la paix et des liens noués avec l’ONU, des échanges établis avec le Commonwealth et les pays du Sud. Les réactions du gouvernement Trudeau aux principaux événements qui marquent cette période, comme le Printemps de Prague, la Crise d’octobre ou la fin de la Guerre du Viet Nam sont également étudiées. Le chapitre 7, intitulé « un changement de gouvernement, 1979-1980 », s’intéresse au court mandat du gouvernement conservateur de Joe Clark. Flora MacDonald, décrite comme « une rebelle de l’aile gauche du parti » et une « populiste d’instinct » (p. 294), est nommée à la tête du MAE, devenant la première femme à occuper la fonction. Les deux derniers chapitres traitent du retour des Libéraux à la tête du pays, et abordent notamment le rapatriement de la constitution et l’échec de l’initiative pour la paix menée par Trudeau au début de 1984 (p. 434). À travers cet exposé magistral de la politique étrangère du gouvernement Trudeau, ce livre nous présente également les réformes imposées au ministère des Affaires extérieures, et notamment l’annexion du Service des délégués commerciaux du Canada en 1982. Durant les années étudiées, le ministère a bénéficié d’une croissance régulière de ses …