Notices bibliographiques

GUSTAFSSON, Hans, ODEN, Bertil, TEGEN, Andreas. South African Minerals : An Analysis of Western Dependence. Nordiska Africaininstitutet I The Scandinavian Institute for African Studies, Discussion Paper n° 3, Uppsala, 1990, 47p.[Notice]

  • Larry A. Swatuk

Études internattonales, volume exm, nn o, septembre e992

sèment économique qui a frappé l'ensemble des pays membres du G7.

Manon Tessier

Gustafsson, Hans, Oden, Bertil, Tegen, Andréa.. South African Minerais : An Analysis of Western Dependence. Nordiska Africain-institutet I The Scandinavian Ins-titute for African Studies, Discussion Paper n° 3, Uppsala, 1990, 47p.

Gustafsson et al. ont produtt ici un petit document d'une grande valeur qui évalue de manière critique la «dépendance minérale stratégique» des pays occidentaux vis-à-vis de l'Afrique du Sud. Leur hypothèse stipule que «les études commanditées par des parties intéressées par la fin des sanctions... mène à la conclusion que la dépendance des économies industrialisées est très forte. À l'opposé, les études conduites par des ooganisations anti-apartheid en faveur des sanctions utilisent des bases différentes menant à la conclusion que la dépendance est plus faible» (p. 8).

Par une analyse systématiqee de la nature, de l'emploi et de la répartition géographique de dix minéraux «stratégiques» (le chrome, les métaux du groupe platine, le manganèse, le cobalt, le vanadium, le titanium, l'antimoine, l'andalousite, l'asbeste et le diamant industriel), les auteurs parviennent à une conclusion qui se situe, sans trop de surprise, quelque part entre deux extrêmes : «Même si la cessation (de l'importaiion) de quel-

ques minéraux sud-africains, notamment le chrome et les métaux du groupe platine, créera de sérieux problèmes à court et à moyen termes, une grande partie de la documentation sur le sujet tend à exagérer la vulnérabilité des économies de marché de type industrialisé» (p. 8 et pp. 43-45).

Certains pourront sans doute trouver qu'il s'agit d'un faux problème rendu sans intérêt par les événements de l'après-guerre froide et (de l'avènement) du régime post-apartheid. Toutefois étant donné l'extrême fluidtté de l'économie mondiale actuelle, particulièrement dans une Afrique du Sud agitée et en ex-Union soviétique, il me semble utile de pouvoir se référer à des analyses empiriques objectives vis-à-vis de la dépendance minérale surtout si la question de la fin des sanctions surgit à l'avant-scèn.. Comme les auteurs le précisent la menace d'une interruption dans le commerce des minéraux est plus dommageable à l'Afrique du Sud qu'à l'Occident. Non seulement l'expansionnisme soviétique n'est plus une menace crédible, mais la dette massive de l'Afrique du Sud et le besoin d'exporter pour obtenir davantage de devises étrangères font que même une allusion de la part des pays occidentaux de réduire leur importation de minéraux sème la peur dans le cœur des plus braves ministres des Finances, du Commerce ou des Affaires étrangères. L'étude de Gustafsson et al. met donc en évidence la relative douceur qu'un tel geste pourratt occasionner aux économies occcdentales.

Larry Swatuk

Département de science politique Université Dalhousie, Halifax, Canada