Comptes rendus de lecture

Recherche qualitative en sciences sociales, Jean-Luc MORICEAU et Richard SOPARNOT (Coord.), Éditions EMS, Caen, 2019

  • Nadine Dubruc

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  • Nadine Dubruc
    Maître de conférences en sciences humaines et sociales, Mines de Saint-Étienne, Institut FAYOL/MRI-Laboratoire Coactis (EA 4161)

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Couverture de Volume 33, numéro 1, 2020, p. 7-188, Revue internationale P.M.E.

L’ouvrage coordonné par Jean-Luc Moriceau et Richard Soparnot, est le résultat de la contribution de vingt-huit chercheurs français, québécois et brésiliens. Le sous-titre de l’ouvrage plante le décor sur ce qui constitue le livre. Vingt-neuf chapitres permettent tour à tour de questionner sa posture de chercheur puisque ce livre propose de « s’exposer, cheminer, réfléchir » et de s’arrêter sur « l’art de composer sa méthode ». C’est tout autant un livre de méthodologie qu’un livre de témoignages de chercheurs en sciences de gestion qui offrent un retour reflexif. Au-delà de présentations des positionnements méthodologiques, l’intérêt de cet ouvrage réside dans la personnalisation des réflexions de chercheurs sur leurs pratiques. Vingt-huit chercheurs induisent une diversité de retours d’expérience, riches en pistes à explorer. Constitué en deux parties, une première partie propose « quelques chemins d’exploration » et une deuxième partie donne à lire des « problématiques en chemin ». Le mot « chemin » dans ces titres de parties est utilisé pour positionner la recherche comme un chemin parcouru, semé de découvertes, de questionnements et de postures investies avec beaucoup de possibles. C’est aussi une invitation au cheminement au gré des vingt-neuf chapitres qui peuvent être lus du chapitre un au chapitre vingt-neuf, mais il peut se savourer au gré du hasard, ou en fonction d’une interpellation liée au titre du chapitre ou selon son auteur. Les auteurs de ce livre se sont fixé trois objectifs : En introduction, deux premiers chapitres ouvrent le chemin, posent les balises de cette volonté. « L’ouvrage propose ainsi un art de composer sa méthode qualitative. Une composition qui soit approche et exposition avant d’être prise de distance, qui soit cheminement et aventure de pensée avant d’être positionnement et qui soit audacieuse, réflexive et responsable avant d’être application d’un patron, d’un corps de règles figées. » (Moriceau et Soparnot, chapitre 1, p. 21) Allard-Poesi revient sur les voies principales et les tournants de la recherche qualitative pour proposer de nouveaux itinéraires. « Ces éléments nous enjoignent à mieux réfléchir tant à la nature de nos pratiques de production de nos discours en tant que chercheurs qu’à leur objet. » (Allard-Poesi, chapitre 2, p. 41) La première partie du livre comprend huit chapitres qui sont autant de directions vers des méthodes pour montrer une diversité des possibles. Cette partie invite à réfléchir à ce qui nous touche dans une recherche, à ce qu’est notre façon de faire et d’appréhender le monde. Moriceau montre les possibles d’une recherche autoethnographique et en quoi dans ce cas, le récit issu de ce type de recherche n’est pas neutre, mais au combien il peut être politique et critique. Adaptée « lorsque le chercheur a une implication personnelle et émotionnelle forte avec ce qu’il étudie » (Moriceau, chapitre 3, p. 64), ce type de recherche nécessite comme toute recherche un protocole rigoureux et cadré. Renard et al. (chapitre 4) reviennent sur l’approche de recherche en science du design à partir d’un exemple et d’un schéma conceptuel. Moriceau montre l’intérêt de toucher (par) l’expérience, donc d’interroger les affects parce que « dans l’affect ressenti ici et maintenant, c’est tous les contextes qui se signalent et insistent, qui se conjuguent et se donnent à penser » (Moriceau, chapitre 5, p. 85). Les méthodes art-based ouvrent sur l’approche esthétique des organisations. « Lorsque l’artiste intervient, des questions non explorées apparaissent, en lien avec les écarts de postures chercheur-artiste, consultant-artiste, artiste-manager. » (Mairesse, chapitre 6, p. 119) Des principes sont proposés afin de mettre au point nos propres méthodes basées sur l’art pour pratiquer l’art de la recherche en esthétique des organisations. Dans le …