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Documentation

Bada, Valérie, Letawe, Céline, Pagnoulle, Christine et Willson, Patricia, dir. (2018) : Impliciter, expliciter – L’intervention du traducteur. Liège : Presses universitaires de Liège, 273 p.

  • Louisane Leblanc

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  • Louisane Leblanc
    Université de Montréal, Montréal, Canada

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Couverture de New Contexts in Discourse Analysis for Translation and Interpretation, Volume 65, numéro 1, avril 2020, p. 1-285, Meta

Le recueil de textes publié en 2018 aux Presses universitaires de Liège tente d’éclairer, mais aussi d’aborder sous un angle nouveau, voire déconstruire, les notions d’explicitation et d’implicitation. Ces deux stratégies sont mises en oeuvre par les traducteurs lorsque l’écart entre les langues-cultures et les spécificités spatio-temporelles des textes à traduire s’avère trop grand. L’introduction de Letawe et de Willson recontextualise les deux concepts en soulignant d’abord que l’explicitation occupe une place de choix lorsque le « problème du “traduisible” » (p. 7) est soulevé. Face à l’intraduisible, le traducteur aura recours à cette stratégie universelle (Blum-Kulka 1986) ou déformante (Berman 1985). Puis l’implicitation viendra quand le traducteur pourra présupposer des connaissances du public cible ou lorsqu’il censurera le contenu de l’original pour des raisons idéologiques. Au coeur de l’ouvrage divisé en quatre axes (approches théoriques, productions artistiques, enjeux économiques et politiques et réflexions didactiques), deux questions implicites reviennent dans presque tous les textes : est-ce que l’interprétation du texte de départ effectuée par le traducteur affecte le produit final et quelles sont les conséquences de l’intervention du traducteur ? En somme et selon nous, les auteurs de l’ouvrage tentent de justifier, à juste titre, pourquoi les traducteurs désirent se soustraire à la sacro-sainte fidélité lorsque l’acte de traduire se matérialise au bout de leurs doigts. Un seul texte par section sera recensé puisque bien que les articles soient regroupés en quatre axes de recherche, chacun d’eux explore un aspect particulier de l’implicitation et de l’explicitation et, par conséquent, il nous apparaît difficile de les faire dialoguer. Les textes retenus sont ceux qui nous semblent le plus avant-gardistes. Le premier article à visée théorique rédigé par Hewson remet en question la validité de l’hypothèse de l’explicitation de Blum-Kulka pour qui cette stratégie semble inhérente à toute traduction. C’est en examinant la typologie de l’explicitation qu’Hewson s’intéresse à l’explicitation optionnelle dictée par les différentes manières de construire un texte et influencée selon les préférences stylistiques fondamentales des langues de départ et d’arrivée. Pour Hewson, les choix du traducteur, l’essence des traductions une fois publiées et la façon dont les textes sources et les traductions sont lus doivent se trouver au centre des préoccupations des traductologues. L’auteur souhaite ultimement poser les assises d’une théorie générale de la traduction au coeur de laquelle le texte source serait le point de départ d’analyses comparatives afin de déterminer les stratégies employées par les traducteurs. L’approche restrictive proposée par Hewson se concentre sur l’analyse de bonnes traductions (celles faites par des professionnels) dont des passages plus courts seraient extraits et qui formeraient un corpus cohérent. Le travail du traductologue s’opérerait manuellement et non selon un ou des algorithmes computationnels. Autrement dit, la comparaison des procédés créatifs présents dans le texte de départ et ceux choisis par le traducteur se révèle essentielle à l’approche de Hewson. Le but de l’approche restrictive n’est certes pas de stipuler comment le traducteur aurait dû accomplir son travail ni d’affirmer qu’il a failli à la tâche, mais bien d’illustrer ce qui a été fait et les répercussions qui en découlent. La seconde section du recueil s’intéresse à l’explicitation et à l’implicitation dans les productions artistiques. Nous nous pencherons sur le texte de Bruneaud qui « aborde le défi majeur, tant sémantique que phonique et rythmique, qui consiste à recréer en français [de France] la langue d’une adolescente noire américaine » (p. 9), personnage principal du roman Push de Sapphire publié en 1996 et traduit par Carasso en 1997. L’étude de cas présentée par Bruneaud cherche à démontrer que les « stratégies rendent donc la démarche du traducteur explicite, pour le …

Parties annexes