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In memoriam – Paul Horguelin

  • Jean-Claude Gémar

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  • Jean-Claude Gémar
    Université de Montréal, Montréal, Canada

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Couverture de Volume 64, numéro 2, août 2019, p. 305-573, Meta

On ne saurait mieux dire, à propos de Paul Horguelin, ce professeur titulaire du Département de linguistique et de traduction de l’Université de Montréal, disparu le 11 mai 2019, à l’âge de 88 ans, après une carrière exemplaire et des plus fructueuses. Sa disparition laisse le monde de la traduction dans un bien meilleur état qu’il ne l’avait trouvé quelque soixante ans plus tôt, après avoir contribué à l’étoffer par sa pratique de traducteur, son enseignement, ses publications et travaux, et son activisme assidu au service des associations de traducteurs. Il était alors à l’orée d’une carrière de traducteur émérite et d’enseignant rigoureux et inspirant qui s’est révélée aussi fructueuse qu’elle fut discrète – à l’image de sa personne. Or, les raisons d’en être fier sont nombreuses autant que diverses. Paul Horguelin, successeur des Vinay-Darbelnet de la génération précédente, fut l’éminence grise, la référence en matière de traduction et révision au Québec et au Canada durant les « trente glorieuses » (1970-2000) qui virent se développer et progresser de manière exponentielle la formation universitaire méthodique des traducteurs, la machine à traduire et les banques de terminologie. La liste des réalisations et accomplissements de Paul Horguelin est longue et son activité, incessante : traducteur-réviseur à vie, membre pionnier et président de la Société des traducteurs du Québec (STQ), professeur de traduction, historien de la traduction, terminologue, rédacteur, éditeur, auteur d’ouvrages de référence, membre du comité de rédaction de la revue de pointe en traduction Meta (qui a publié plusieurs de ses nombreux articles), etc. Et, en sus, racine terrienne oblige, apiculteur, chasseur, éleveur, fermier, pêcheur, trappeur – n’en jetez plus ! Et le tout, de concert ! Baccalauréat en philo en poche, obtenu au Lycée français de Londres, fraîchement débarqué de France au Canada, son parcours a commencé par la traduction, dont il a rapidement maîtrisé les codes, gagnant au passage la réputation d’un traducteur remarquable, puis de réviseur-rédacteur émérite et d’enseignant éminent, ce qui lui ouvre les portes de l’Université de Montréal. Il y est intégré comme professeur agrégé, en 1970, au Département de linguistique d’alors, après y avoir enseigné plusieurs années en tant que chargé de cours. Il sera titularisé en 1989, mais au sein d’un département de linguistique et de traduction qui, en bonne part grâce à son action soutenue, reconnaît par ce titre l’importance et la place de la traduction et, surtout, des traducteurs, dont le rôle, pensait Jean-Paul Vinay (1978 : 22), « dépasse […] de très loin celui du traducteur européen ou américain […] au Canada, ils sont responsables de l’évolution […] de la langue ». C’est au sein de ce département, dynamique et équilibré en ce qu’il réunissait la théorie (linguistique) et la pratique (traduction), que Paul Horguelin dispensera ses enseignements, dont les premiers cours de révision et d’histoire de la traduction offerts dans un cursus universitaire. Suivra un cours de révision avancée, Structure et style, où le talent du pédagogue éclairera le rôle de la structure phraséologique des deux langues et de la restructuration nécessaire du message d’arrivée, avec pour maître mot « la traduction doit se lire comme une composition originale » (Horguelin et Bénard 1975 : 17). La dimension stylistique qu’il professe repose sur le trièdre que forment concision, clarté et logique du texte. Quant au professeur de traduction, parlons d’abord de l’historien qu’il fut. L’histoire de la traduction le passionnait. Il en a créé un enseignement – peut-être le premier du genre ? – qui a fait de nombreux émules en Amérique du Nord et en Europe, pour le moins. Comme spécialiste de la révision, il a fait de …

Parties annexes