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ÉditorialEditorial

Faits et chiffresFeatures and figures

  • Gérard Friedlander et
  • François Auger

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  • Gérard Friedlander
    Rédacteur en chef
    Paris

  • François Auger
    Rédacteur en chef
    Montréal

Corps de l’article

Nous la redoutions et elle a tenu toutes ses promesses. L’année 2003, année de la Chèvre dans l’horoscope chinois, a vu s’accumuler des faits et des chiffres aux sombres couleurs.

Un nouveau coronavirus déclenche une épidémie de syndromes respiratoires aigus sévères (SRAS). Huit mille quatre cent vingt deux cas sont recensés, dont 251 au Canada.

Une canicule d’anthologie est responsable d’une surmortalité qui s’élève en France à 14802 décès, essentiellement parmi les personnes âgées.

La recherche biomédicale publique, malmenée en France par un budget contraint, au mieux en stagnation par rapport à l’année précédente, bénéficie outre-Atlantique d’un effort de guerre considérable avec une augmentation de plus de 15% du budget du NIH (National Institutes of Health).

L’année 2003 a aussi livré sa moisson de formidables avancées scientifiques, médicales et biotechnologiques. Séquençage de génomes, dont celui de l’homme, identification de mutations responsables de maladies, progrès dans la connaissance des cellules souches et dans l’analyse globale des gènes, des protéines, des kinases, des interactions moléculaires. Nouvelles pistes thérapeutiques tant en pharmacologie qu’en thérapie cellulaire.

Malgré les difficultés que notre revue a rencontrées en 2003, peut-être encore davantage en raison de celles-ci, nos voeux donnent l’occasion et l’immense plaisir de remercier les magnifiques efforts de toute l’équipe qui prend soin de médecine/sciences. Merci à l’équipe de rédaction qui a travaillé toute l’année avec dynamisme et rigueur; merci à l’équipe d’édition pour ses trésors d’énergie et de pugnacité dans un contexte économiquement très défavorable.

Notre gratitude va tout particulièrement aux auteurs, toujours fidèles. Ce sont eux qui font médecine/ sciences. Leur patience, nous en sommes conscients, est mise à rude épreuve par des délais de publication très longs, trop longs. C’est l’une des raisons qui nous contraint à réduire la taille des textes, ce qui a exigé et exige encore de chacun un effort considérable. C’est notre revue qui en sortira gagnante.

Enfin et surtout, merci à vous, lecteurs, encore bien plus nombreux qu’il n’y a d’abonnés. Et pourtant, il y avait longtemps que nous n’en comptions pas autant : 4370 au dernier pointage, en progression constante, dont près de la moitié d’étudiants. Dites-nous ce que vous pensez de votre revue, ce que vous y aimez, ce que nous devons y changer. Vous en avez maintenant l’occasion: notre questionnaire d’enquête est inclus dans ce numéro. Faisons ensemble le pari que 2004, qui voit médecine/sciences entrer dans sa vingtième année, verra aussi le nombre de ses abonnés franchir le cap des 5000.

Et le site internet, où en est-il? Celui que nous vous promettions déjà il y a deux ans et qui devait arriver de manière imminente l’an dernier, à la même époque. Ce ne fut pas simple, mais il progresse et ce pourrait bien être la très bonne surprise de ce début 2004…

Décider de faire vivre - et pas seulement survivre - une revue de diffusion des connaissances scientifiques et médicales telle que médecine/sciences dans la francophonie est aujourd’hui, plus que jamais, une démarche militante qui sollicite les moyens de tous, moyens humains, techniques et financiers. L’enjeu est majeur, en particulier en termes d’éducation, parce que notre revue est unique. Sa récente entrée dans Medline/Pubmed témoigne bien, s’il en était besoin, de sa qualité.

Entrons résolument confiants dans l’année du Singe. Tous nos voeux de bonheur et de réussite pour 2004.