Le mot du rédacteur en chef

Darwin et Le Naturaliste[Notice]

  • Michel Crête

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  • Michel Crête
    Rédacteur en chef

Le mot du rédacteur en chef Darwin et Le Naturaliste En ce début de 21e siècle, le monde des communications, incluant celui des revues scientifiques, évolue rapidement sous l’influence de nombreuses forces : capacités de plus en plus grandes des technologies de l’information, mondialisation, marchandisation des revues scientifiques, désengagement des gouvernements, libre accès à l’information, etc. Le Naturaliste canadien n’échappe pas à ces pressions et doit s’adapter rapidement s’il désire assurer sa pérennité : c’est ce qu’il a fait, qu’il fait et qu’il fera. Pour prendre les bonnes orientations, la revue compte sur un bureau de direction composé de personnes dévouées et compétentes, appartenant à des milieux variés. L’amélioration continue et la qualité forment la trame de fond sur laquelle s’appuient toutes les propositions du bureau. Au cours des dernières années, la Société Provancher, à qui appartient notre revue, a endossé les orientations proposées par le bureau de direction afin de s’adapter à un nouveau contexte. Ainsi, depuis 2012, une version numérique du Naturaliste est diffusée sur la plateforme Érudit dans le but d’augmenter le rayonnement de la revue et de ses auteurs. En plus de faciliter le repérage de nos articles dans les moteurs de recherche (plus de 30 000 pages de notre revue ont été consultées en 2014), Érudit défend nos intérêts, notamment auprès des institutions d’enseignement canadiennes et étrangères. En 2014, le bureau de direction a proposé de répartir les rôles qu’il avait remplis jusque-là entre 2 entités : le bureau de direction garderait la responsabilité d’orienter la revue et d’assister le rédacteur en chef au sujet des problèmes de rédaction et confierait dorénavant l’évaluation des manuscrits au rédacteur en chef assisté d’une équipe de rédactrices et rédacteurs adjoints spécialisés par discipline scientifique. Depuis le printemps dernier, nous pouvons donc compter sur une équipe éditoriale qui inclut des experts reconnus dans tous les domaines couverts par la revue : leur nom apparaît à la page précédente et sur la page d’Érudit qui présente l’équipe éditoriale. Ce changement fait en sorte que désormais, tous les manuscrits sont évalués par 2 experts indépendants; ainsi Le Naturaliste devient clairement une revue scientifique avec révision par les pairs, sans pour autant changer ses champs d’intérêt, son style, ni sa vocation de s’adresser à un public le plus large possible. Depuis 2011, la revue fait aussi face à un nouveau problème, soit celui d’une baisse soutenue du nombre de manuscrits reçus. Après quelques années où l’espace disponible ne suffisait pas pour publier tous les manuscrits acceptés durant le semestre, force est de conclure qu’une tendance lourde se dessine. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer : diminution de la taille des gouvernements et du nombre de fonctionnaires susceptibles d’écrire dans nos pages, contrôle plus serré de l’information par diverses organisations, compétition avec les revues publiant en anglais, nombre de naturalistes chevronnés en baisse, etc. Pour contrer cette tendance, nous avons pris la décision de publier, de façon sporadique, des numéros réguliers thématiques. Le premier, portant sur les oiseaux de proie, a paru en décembre dernier grâce à l’implication de 2 rédacteurs ad hoc qui ont su convaincre une brochette d’auteurs de rédiger une douzaine de textes pour nous et de coordonner la réalisation de ce projet. La production de ce numéro thématique s’est avérée une décision fort heureuse à en juger par le taux très élevé de consultations en ligne de ce numéro bien qu’il ne soit encore accessible qu’aux abonnés de la revue. Un ...