Saviez-vous que…[Notice]

Saviez-vous que… Saviez-vous que… 25e anniversaire de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables La Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV) est entrée en vigueur le 22 juin 1989. Deuxième province canadienne à se doter d’une telle loi, le Québec se donnait alors les moyens de protéger l’ensemble de la diversité des espèces présentes sur son territoire. Jusqu’alors, seules les espèces fauniques et leurs habitats pouvaient bénéficier d’une protection légale en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. À partir de ce jour, la flore allait aussi devenir un des enjeux de la conservation de la biodiversité du Québec. En prévision de l’adoption de cette loi, le gouvernement du Québec s’était aussi doté, en 1988, d’un outil permettant de recueillir, de traiter et de diffuser l’information sur les espèces nécessitant une attention particulière. Enfin, le gouvernement adoptera, en 1992, la Politique sur les espèces menacées ou vulnérables, laquelle précise, notamment, le cadre général d’application de la LEMV et le processus de désignation des espèces et des habitats à protéger. Tout était alors en place pour que se poursuivent, dans un cadre officiel, les activités de conservation des espèces menacées ou vulnérables. En 1993, le Comité aviseur sur la flore menacée ou vulnérable, responsable de la désignation des espèces floristiques, est mis sur pied, et la première liste des espèces menacées ou vulnérables susceptibles d’être ainsi désignées est publiée. En 1994, c’est au tour du Comité aviseur sur les espèces fauniques menacées ou vulnérables du Québec d’être créé. Où en sommes-nous aujourd’hui ? La liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables comprend : • 115 espèces fauniques, dont 72 vertébrées et 43 invertébrées; • 507 espèces floristiques, dont 314 vasculaires et 193 invasculaires. La liste des espèces désignées menacées ou vulnérables en vertu de la LEMV comprend : • 38 espèces fauniques, dont 20 menacées et 18 vulnérables; • 78 espèces floristiques, dont 57 menacées et 21 vulnérables. Source : MDDELCC (disponible en ligne à : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/biodiversite/25-ans/index.htm) De quoi meurent les bélugas ? Chaque année, une quinzaine de bélugas sont trouvés échoués sur les rivages du Saint-Laurent. De quoi sont-ils morts ? L'examen de ces carcasses en dit long sur la santé de la population et suggère des pistes de solution pour son rétablissement. Le réseau de récupération des carcasses de bélugas existe depuis 1982; ce sont 469 bélugas qui ont été découverts depuis, principalement dans l’estuaire entre avril et novembre, atteignant un pic de mai à août. L'analyse des 222 bélugas examinés entre 1983 et 2012 a permis de déterminer que les maladies infectieuses d’origine parasitaire (32 %) sont les causes de mortalité les plus fréquentes chez les jeunes bélugas, en particulier la pneumonie vermineuse. Les maladies d’origine bactérienne ainsi que le cancer, particulièrement ceux du système digestif, seraient les principales causes de mortalité chez les bélugas adultes. Toutefois, ces cancers sont à la baisse; aucun béluga né après 1971 n’en est mort, ce qui coïncide avec l’instauration de mesures pour bannir ou mieux encadrer plusieurs contaminants. Les autres causes de mortalité sont les collisions avec des bateaux, l’inanition, l’empêtrement dans des engins de pêche ainsi que l’intoxication à la saxitoxine produite par l’algue Alexandrium tamarense. Le nombre de nouveau-nés trouvés morts a été exceptionnellement élevé en 2008 (8), 2010 (8) et 2012 (16), comparativement à un nombre variant entre 0 et 3 dans les années antérieures. En 2008, ces mortalités auraient été associées, entre ...