Notice

L’entrevue

Le processus de guérison des Premières NationsEntrevue avec Richard Kistabish, Vice-président de la Fondation autochtone de guérison

  • Lilyane Rachédi et
  • Réjean Mathieu

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Richard Kistabish est très engagé dans les activités sociales et dans « les phénomènes du désordre social », comme il le déclare. Dès les années 1970, il commence à s’interroger sur les réserves, le sort des Autochtones et, en particulier, sur les pensionnats. À la suite d’une rencontre avec un leader de sa communauté, sa conscience a été « réveillée ». Agent de liaison en éducation, il travaillait alors aux Affaires indiennes ; il était chargé d’obtenir les consentements des parents autochtones « à donner leurs enfants à la protection de la reine ou à son représentant ». Considérant cet acte comme un véritable abandon, il a décidé de démissionner de ce poste. Progressivement, il est devenu une voix forte dans la communauté. « Éduqué en blanc », comme il le souligne, il est devenu chef, puis grand chef. Il décidera de quitter la carrière politique pour s’engager davantage dans l’action auprès des communautés autochtones. Le dossier des pensionnats lui a toujours « collé à la peau » et le gouvernement fédéral lui a alors proposé de faire partie d’un conseil d’administration pour gérer les sommes accordées pour établir des processus de guérison dans différentes communautés à travers le Canada. Chargé de l’évaluation et de l’analyse des projets qui favorisent les moyens alternatifs comme la guérison, il occupe encore ce poste aujourd’hui.

Parties annexes