Port Acadie
Tous les articles de cette revue sont soumis à un processus d’évaluation par les pairs.
Revue interdisciplinaire en études acadiennes
An Interdisciplinary Review in Acadian Studies
Numéro 34-35, printemps–automne 2021 L’accès aux numéros courants de cette revue nécessite un abonnement. Les médias francophones sous toutes leurs coutures Sous la direction de Clint Bruce et Chantal White
Sommaire (18 articles)
Introduction
Études
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Innover dans une période en transformation : l’exemple de RAD, le laboratoire de journalisme de Radio-Canada
Jean-Sébastien Barbeau
p. 19–43
RésuméFR :
La transformation des médias constatée ces dernières décennies bouleverse les faire et les savoir-faire du journalisme. La volonté de développer de nouveaux types de formats et de nouvelles écritures est une réponse qui s’inscrit dans une volonté d’innovation. En réponse au web devenu le premier support médiatique chez les plus jeunes et dans la volonté de rejoindre ce public, Radio-Canada a créé RAD, le laboratoire de journalisme, un centre de recherche et de développement (R et D). Cette expérience en continu, depuis 2017, est propulsée par une reconfiguration structurelle et humaine avec l’introduction d’acteurs journalistiques non traditionnels et une relecture des écritures journalistique et médiatique. Cependant, ces nouveaux faire et savoir-faire s’acquièrent par l’entremise de négociations entre une série d’acteurs variés que sont les membres du laboratoire, les journalistes du Centre de l’information (CDI) à Montréal et les journalistes issus des stations régionales au pays. Ces négociations naissent à partir de leurs objectifs et de leurs motivations suivant l’arrivée et l’éclosion de ce laboratoire.
EN :
The transformation of the media over the last few decades has shaken up journalistic practices and know-how. The desire to develop new types of formats and new writing styles is a reaction that is part of a desire for innovation. In response to the web, which has become the primary media platform for young people, and in order to reach this audience, Radio-Canada created RAD, its journalism laboratory, a research and development (R and D) center. Since 2017, this ongoing experiment has been propelled by a structural and human reconfiguration with the introduction of non-traditional journalistic actors and a re-interpretation of journalistic and media writing. However, these new skills and know-how are acquired through negotiations between groups of diverse actors, namely the members of the laboratory, the journalists of the Centre de l’information (CDI) in Montreal, and the journalists from regional stations across the country. These negotiations are born from these groups’ objectives and motivations following the arrival and development of the laboratory.
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Médias, langue et culture chez les Franco-Colombiens
Sylvie Lafrenière
p. 45–70
RésuméFR :
Cette étude se donne comme objectif premier d’examiner le rapport entre l’utilisation des médias de langue française – soit la radio, la télévision et les journaux – et la valorisation de la langue et la culture françaises en milieu minoritaire. Y sont présentés des résultats d’entrevues semi-dirigées menées auprès de francophones habitant Nanaimo, sur l’île de Vancouver en Colombie-Britannique. Les résultats nous permettent de mieux comprendre le rapport qu’ont les francophones aux médias de langue française mis à leur disposition. Ils servent aussi à illustrer l’existence d’une certaine vitalité communautaire malgré le peu de soutien institutionnel.
EN :
The primary objective of this article is to examine the relationship between French-language media use — radio, television and newspapers — and the value attached to French language and culture in a minority setting. We present results from semi-directed interviews conducted with Francophones living in Nanaimo, on Vancouver Island, British Columbia. The results provide insight into how Francophones relate to the French-language media available to them and highlight the existence of community vitality despite low institutional support.
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Repenser les liens entre les médias et les formes institutionnelles du capitalisme : pour une valorisation du journalisme (économique) de lenteur
Samuel Lamoureux
p. 71–91
RésuméFR :
Cet article offre deux parties complémentaires pour repenser les liens entre les médias et le capitalisme. Premièrement, j’argumente que l’incapacité à penser la crise des médias autre que dans des cadres libéraux ou consuméristes provient de deux malentendus dans le discours scientifique sur le journalisme : les supposés liens entre le journalisme et la démocratie, et la confusion quant à la valeur même de l’information. Les médias sont beaucoup plus dépendants des formes du capitalisme. Pour illustrer ce point, je présente mon étude concernant la couverture des communications de la Banque du Canada par les journalistes économiques québécois. Les reporters interrogés semblent coincés dans des contraintes d’accélération et d’intensification du travail imposées par les dispositifs du capitalisme financier. Sortir de la crise des médias n’implique donc pas simplement de combattre les fausses nouvelles ou d’améliorer la littératie numérique, mais bien d’effectuer un changement dans les relations sociales de propriété et une réduction du temps de travail qui permettra l’institution d’un journalisme réflexif de lenteur.
EN :
This article offers two complementary parts for rethinking the links between media and capitalism. First, I argue that the inability to think about the media crisis other than within liberal or consumerist frameworks stems from two misunderstandings in scholarly discourse about journalism: the supposed links between journalism and democracy, and confusion about the value of information itself. The media are much more dependent on forms of capitalism. To illustrate this point, I present my study on the coverage of the Bank of Canada’s communications by Quebec business journalists. The reporters interviewed seem to be stuck in the constraints of acceleration and intensification of work imposed by the devices of financial capitalism. Getting out of the media crisis does not simply involve fighting fake news or improving digital literacy, but rather enacting a change in the social relations of ownership and a reduction in work time that will allow the implementation of a reflexive journalism of slowness.
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Cadrage différencié et débats publics : analyse de la couverture des projets de création de nouvelles municipalités dans l’Acadie Nouvelle et le Telegraph-Journal
Luc Léger et Michelle Landry
p. 93–120
RésuméFR :
Malgré les nombreux problèmes engendrés par le fait qu’environ le tiers de la population du Nouveau-Brunswick habite dans des régions non incorporées et privées de structures de gouvernance locale, les gouvernements provinciaux qui se sont succédé depuis les années 70 ont refusé d’imposer la pleine municipalisation du territoire ou de mettre en place un système de gouvernance locale à plusieurs paliers. Quoique quelques nouvelles municipalités aient cependant vu le jour grâce à des initiatives citoyennes incitées par des changements apportés à la Loi sur les municipalités, la municipalisation demeure un enjeu polarisant. Même s’il est impossible de mesurer l’effet réel des prises de position de l’Acadie Nouvelle et du Telegraph-Journal, les deux quotidiens provinciaux, et de leur façon de présenter et de traiter de la municipalisation dans les textes d’information qui ont été publiés, il est possible de soutenir qu’ils ont contribué à la création d’un imaginaire collectif. Notre analyse du contenu publié entre 2005 et 2017 nous permet de constater que les journalistes et les éditorialistes de l’Acadie Nouvelle ont principalement traité de la municipalisation comme étant un enjeu de société, voire comme étant un moyen pour les Acadiens de se donner des nouveaux leviers de pouvoir, tandis que les journalistes et l’équipe éditoriale du Telegraph-Journal ont surtout plutôt cadré les textes portant sur la municipalisation afin de rappeler l’existence d’un conflit entre les individus qui appuient la création de communautés rurales et les individus qui s’y opposent. Notre étude révèle ainsi un cadrage différencié entre ces deux quotidiens desservant principalement chacun l’une des deux communautés linguistiques de la province.
EN :
Despite the many problems created by the fact that approximately one-third of New Brunswick’s population lives in unincorporated areas without structures of local governance, successive provincial governments since the 1970s have refused to impose full municipalization or to implement a multi-tiered system of local governance. Although a few new municipalities have emerged as a result of citizen initiatives prompted by changes to the Municipalities Act, municipalization remains a polarizing issue. While it is impossible to measure the actual impact of the positions taken by the two provincial newspapers, l’Acadie Nouvelle and the Telegraph-Journal , and the way they presented and discussed municipalization in the news stories that were published, it is possible to argue that they contributed to the creation of a collective imagination. Our analysis of the content published between 2005 and 2017 shows that journalists and editorial writers at l’Acadie Nouvelle mainly dealt with municipalization as a social issue, and even as a way for Acadians to gain new levers of power, while journalists and editorial writers at the Telegraph-Journal mainly framed the texts on municipalization as a reminder of a conflict between those who support the creation of rural communities and those who oppose it. Our study thus reveals a differentiated framing between these two daily newspapers, each of which primarily serves one of the province’s two linguistic communities.
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Les métamorphoses du folklorisme médiatique dans les arcanes du populisme : une herméneutique de la production médiatique haïtienne contemporaine
Luné Roc Pierre Louis
p. 121–148
RésuméFR :
Le présent article s’intéresse à la question du folklorisme médiatique. Il scrute les métamorphoses de la question haïtienne au travers des illusions, des stéréotypes, des mensonges, des désillusions et des préjugés du paysage médiatique et le cas échéant du faire-voir, du faire-entendre ou du faire-croire médiatique. L’enjeu consiste à faire comprendre ce qu’il ressort d’une dialectique entre ce que sous-tendent les diverses facettes de la situation haïtienne contemporaine et le paraître médiatique, attendu qu’il s’ensuit le suivisme médiatique où la raison d’être de toute initiative, peu importe sa légitimité, semble se justifier à l’aune des médias, donc à l’aune de ce récit antinomique. Ne vaudrait donc que ce que veulent les médias.
EN :
This article focuses on the issue of media folklorism. It examines the metamorphoses of the Haitian question through the illusions, stereotypes, lies, disillusionments, and prejudices of the media landscape and, where applicable, of the media’s “showing,” “hearsay,” or “make-believing”. The challenge is to understand the dialectic between what underlies the various facets of the contemporary Haitian situation and the media’s appearance, given that this leads to media followership, where the raison d’être of any initiative, regardless of its legitimacy, seems to be justified by the media’s yardstick, and therefore by the yardstick of this antinomic narrative. In this context, only what the media want is deemed worthwhile.
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L’Eau vive comme vitrine sur « les longues années 1970 »
Michael Poplyansky et Fredrick Etommy
p. 149–176
RésuméFR :
La période allant de la fin des années 1960 au début des années 1980 est cruciale pour la francophonie canadienne. Nous voyons la transition entre une ancienne élite religieuse et professionnelle et de nouveaux types de leaders : fonctionnaires, professeurs ou étudiants dans des universités en pleine expansion. La transition entre ces deux « élites » ne se fait pas sans difficultés. Ainsi, le présent article cherche à expliquer comment L’Eau vive, journal fransaskois fondé en 1971, traite les tensions générationnelles de l’époque. D’une part, le journal cherchait à favoriser l’implication des baby-boomers dans les organismes communautaires. Toutefois, il véhiculait d’autre part un profond malaise à l’endroit de certaines valeurs contreculturelles portées par la jeunesse. Serait-ce alors possible de concilier ces deux prises de position, à l’apparence contradictoires ? Nous nous interrogerons aussi sur les moyens (visuels, linguistiques) déployés par L’Eau vive afin de tenter d’influencer l’opinion publique fransaskoise.
EN :
The period from the late 1960s to the early 1980s was a crucial one for the Canadian francophonie. It was a moment of transition between an established religious and professional elite and a new network of leaders: civil servants, professors, students in ever-expanding universities. The transition between these two “elites” was not without difficulties. This article seeks to explain how L’Eau vive, a Fransaskois newspaper founded in 1971, approached the generational tensions of the era. On the one hand, the newspaper sought to encourage the involvement of baby boomers in community organizations. At the same time, however, it conveyed a deep unease regarding some of the countercultural values espoused by francophone youth. Would it then be possible to reconcile these two seemingly contradictory positions? We will also investigate the linguistic and visual strategies employed by L’Eau vive in an attempt to influence Fransaskois public opinion.
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Les « relèves » littéraires sur la Toile
Maëva Touzeau
p. 177–214
RésuméFR :
Les poètes des minorités francophones acadienne et franco-ontarienne peinent à se trouver une place dans le paysage de la critique institutionnelle traditionnelle. Leur catégorisation en tant que « relève » semble vouloir les enfermer dans une forme d’exclusion des médias traditionnels ainsi que dans un « enlisement » théorique polémique qui ne permettrait pas aux voix émergentes d’obtenir la reconnaissance de leur art. La visibilité traditionnelle des auteurEs est donc absente. Conscients de l’obstacle, ceux-ci usent d’autres moyens qu’ils peuvent eux-mêmes mettre en place, comme les réseaux sociaux. En effet, le temps est venu de trouver de nouvelles voies pour être entendus. Le développement des médias et d’Internet semble alors porteurs de perspectives. Ainsi, les auteurEs des relèves se tournent vers ce nouvel outil de diffusion. Ils alimentent et entretiennent leur image médiatique en réseaux, devenant ainsi des voix représentatives d’une génération, des « performeurs de la scène » et d’excellents gestionnaires de leur image en ligne. Notre approche souhaite proposer des réponses aux problèmes de réception critique des oeuvres des relèves, du point de vue notamment des auteurEs eux-mêmes, en s’intéressant à l’exploitation de nouvelles formes de diffusion : les réseaux Facebook, Twitter, Instagram ou YouTube.
EN :
Poets from Acadian and Franco‑Ontarian minority French‑speaking communities struggle to find a place within the landscape of traditional institutional criticism. Their categorization as part of the “emerging generation” (relève) appears to confine them to a form of exclusion from mainstream media, as well as to a polemical theoretical “stalemate” that prevents emerging voices from gaining recognition for their artistic work. As a result, authors’ traditional visibility remains largely absent. Aware of this obstacle, these writers turn to alternative means that they can establish themselves, such as social media. Indeed, the time has come to find new ways to be heard. The development of media platforms and the Internet thus appears to offer promising perspectives. Consequently, emerging authors increasingly embrace these new channels of dissemination. They cultivate and maintain their media presence through online networks, becoming representative voices of a generation — “performers of the stage” — and adept managers of their online public image. Our approach seeks to offer responses to the challenges surrounding the critical reception of emerging writers’ works, notably from the perspective of the authors themselves, by examining the use of new forms of dissemination: Facebook, Twitter, Instagram, and YouTube.
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Portées par le suête, la brume et les grands vents : les voix des radios néo-écossaises de l’ARCA
Chantal White
p. 215–243
RésuméFR :
Par condition de licence, les radios communautaires francophones membres de l’Association des radios communautaires en Atlantique (ARCA) s’engagent à diffuser toute leur programmation en français, encourager la participation de l’auditoire dans l’animation, traiter des sujets d’actualité locale et offrir une vitrine aux artistes de la région. Néanmoins, dans un contexte où ces radios francophones ne représentent que 4 % de la population de la province, l’obligation de ne diffuser que du contenu en français peut avoir des conséquences sur leur capacité de recruter des animateurs et de couvrir l’actualité et la scène artistique locale.
À partir d’une analyse des moments charnières dans la vie de ces radios communautaires et une analyse des documents soumis par les radios communautaires au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), nous verrons comment ces radios tentent de naviguer la tension entre remplir leurs exigences linguistiques et desservir les communautés locales minoritaires qu’elles représentent. En dernière analyse, cet article s’intéresse aux pratiques linguistiques en ondes d’une des équipes bénévoles de la radio communautaire CIFA, la radio qui, de toutes les radios membres de l’ARCA, a le plus fait l’objet d’intérêt des chercheurs pour le rôle qu’elle a joué dans la circulation de l’acadjonne, le vernaculaire, dans la sphère publique.
EN :
By virtue of their license agreement, the community radio stations represented by the Association des radios communautaires en Atlantique (ARCA) are committed to broadcasting all their programming in French, encouraging audience participation in programming, covering local news, and providing a showcase for regional artists. However, given that these French-language stations represent only 4% of the province’s population, the requirement to broadcast only French-language content can have an impact on their ability to recruit hosts and cover local news and the arts scene.
Based on an analysis of key moments in the life of these community radio stations and an analysis of documents submitted by community radio stations to the Canadian Radio-television and Telecommunications Commission (CRTC), we will see how these stations attempt to navigate the tension between meeting their language requirements and serving the local minority communities they represent. Ultimately, this article focuses on the on-air language practices of one of the volunteer teams at CIFA community radio, the station that, of all ARCA member stations, has attracted the most interest from researchers for the role it has played in the circulation of Acadjonne, the vernacular, in the public sphere.
Notes de recherche
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Les médias francophones en Ontario au tournant des années 2020 : portrait global et enjeux
Stéphane Couture et Gabrielle Ouellet
p. 247–275
RésuméFR :
Cette note de recherche présente les résultats d’une étude qui visait à recenser les principaux acteurs médiatiques francophones en Ontario ainsi que les écrits publics et universitaires qui leur sont consacrés. L’étude fait ressortir un portrait dynamique du paysage médiatique francophone en Ontario, mais identifie trois grands défis auxquels ces acteurs font cependant face : 1) les difficultés à rejoindre des publics de plus en plus diversifiés et qui se tournent souvent vers des médias anglophones ou des médias francophones de l’extérieur de la province; 2) le manque de ressources financières en raison notamment de la réduction des placements publicitaires gouvernementaux; 3) la transition numérique qui perturbe le modèle d’affaires des médias traditionnels, mais qui favorise aussi l’émergence de nouveaux acteurs médiatiques sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, dans cette étude, nous avons choisi de nous concentrer surtout sur les médias dits « traditionnels » — radio, presse écrite et télévision —, mais avons cependant inclus quelques analyses et réflexions sur les potentialités et défis que posent l’adoption et l’usage grandissants des technologies numériques. Cet élément pourrait d’ailleurs à lui seul faire l’objet d’une recherche future.
EN :
This research note presents the results of a study that aimed to identify the main Francophone media actors in Ontario as well as public and academic writings about them. The study shows a dynamic portrait of the Francophone media landscape in Ontario but identifies three major challenges faced by these actors: 1) the difficulties in reaching increasingly diverse audiences who often turn to the English-speaking media or French-speaking media outside of the province; 2) the lack of financial resources due in particular to the reduction in government advertising placements; 3) the digital transition that disrupts the traditional media business model, but also promotes the emergence of new media players on social networks. In addition, in this study, we chose to focus on the so-called “traditional” media – radio, print and television – but included some analyses and reflections on the potentialities and challenges posed by the increasing use of digital technologies. This element could in itself be the subject of future research.
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La médiatisation sportive télévisée en contexte canadien : le français au banc des pénalités
Marilou St-Pierre
p. 277–291
RésuméFR :
Le hockey est présenté comme le sport canadien par excellence et comme un symbole de l’identité canadienne. Toutefois, lorsqu’on s’attarde à la médiatisation de ce sport, particulièrement au niveau élite, soit la Ligue nationale de hockey (LNH), force est de constater que pour les francophones de partout au Canada, accéder à une diffusion dans leur langue relève souvent de l’impossible. Le fonctionnement du complexe médiatico-sportif jumelé à une logique de protection des marchés sportifs et à la quête de profits a mené la LNH et cinq des sept équipes canadiennes qui la composent à faire fi du fait français au Canada. Dans ces conditions, les pratiques amateures en ligne développées entre autres en Europe par des amateurs de soccer semblent être une voie à privilégier pour les francophones canadiens qui souhaitent contourner les barrières mises en place par un système qui privilégie le monopole des images et du son aux dépens de la représentativité du public.
EN :
Hockey is presented as the Canadian sport, a symbol of Canadian identity. However, when we examine its mediatisation, particularly at the highest level—that of the National Hockey League (NHL)—it becomes apparent that francophones in Canada have very limited access to hockey media content in French. The sport media complex, driven by a protectionist logic and a pursuit of profit, ensures that five of the seven NHL teams do not offer Frenchlanguage content to their fans. Under these conditions, the amateur practices that have developed online within the European soccer context appear as a relevant example for francophones across Canada who seek to break down the barriers of a system that privileges monopolistic structures and pays little attention to the representability of its audience.
Essais
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Enjeux, élaboration et retombées de la Charte de la presse écrite de langue française en situation minoritaire au Canada
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Faire de la radio à l’écoute de sa communauté : parcours d’un journaliste haïtien entre Port-au-Prince et Montréal
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Valoriser une région au-delà de ses frontières actuelles : le magazine en ligne L’Heure de l’Est.org, au service d’une mémoire collective