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Recensions

La politique québécoise et canadienne : acteurs, institutions, sociétés, sous la dir. d’Alain-G. Gagnon et David Sanschagrin, Québec, Presses de l’Université du Québec, [2e éd.], 2017, 509 p.

  • Catherine Xhardez

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Couverture de Réformes démocratiques et finances publiques : enjeux et défis actuels, Volume 39, numéro 1, 2020, p. 3-204, Politique et Sociétés

Cet ouvrage analyse les dynamiques historiques, culturelles, institutionnelles, juridiques, partisanes et électorales qui forgent la politique québécoise et canadienne contemporaine. Il s’agit de la seconde édition de l’ouvrage paru en 2014 et alors intitulé La politique québécoise et canadienne : une approche pluraliste. Cette nouvelle édition, en revendiquant toujours une approche pluraliste, a pour ambition, comme le souligne son nouveau sous-titre, de se recentrer sur les acteurs, les institutions et les sociétés qui constituent la fédération canadienne. Cette édition a été revue, actualisée et est désormais structurée autour de quatre grandes parties : 1) les traditions démocratiques et les cultures ; 2) les institutions ; 3) les partis politiques, les mouvements et les groupes ; 4) les politiques publiques. Les directeurs du collectif, Alain-G. Gagnon et David Sanschagrin, revendiquent de contribuer aux études québécoises et canadiennes qui se sont, selon eux, trop souvent cantonnées « à une vision institutionnelle et constitutionnelle des problèmes politiques dans la fédération » (p. 1). Ils souhaitent refléter le pluralisme de ces études et mettre en avant une perspective plus comparée. S’il s’agit sans aucun doute d’un ouvrage de science politique, plusieurs approches y sont représentées, entre autres la pensée politique, la sociologie politique, la sociologie du droit, l’analyse des politiques publiques ou encore la sociologie électorale. Construit sous la forme d’un collectif puisqu’il regroupe des contributions de vingt-cinq auteur·rice·s, cet ouvrage est d’abord et avant tout un manuel. En effet, chaque chapitre est agrémenté de résumés, de points clés, de tableaux, et se clôture par une série de questions relatives aux notions présentées, par un glossaire et par des propositions de lectures complémentaires. La première partie de l’ouvrage offre une perspective historique sur les courants de pensée et les idéologies qui ont formé le Canada. Le premier chapitre (Guy Laforest et Alain-G. Gagnon, p. 9-31) discute des principes qui fondent politiquement et normativement « l’édifice constitutionnel canadien » (p. 10), en soulignant les événements clés qui l’ont caractérisé depuis sa fondation, en portant une attention particulière au projet national québécois (p. 20-24). Le cinquième chapitre (Alain-G. Gagnon, p. 109-127), qui a à coeur d’identifier les cinq visages du Québec (à savoir les différents récits politiques et qualificatifs qui ont marqué son développement), peut d’ailleurs être lu dans le prolongement de cette discussion. Pour sa part, la deuxième contribution de cette partie (Yves Couture, p. 33-85) s’intéresse à l’histoire des idées politiques au Québec et au Canada anglais, en contrastant les différentes phases et écoles au sein de la pensée politique. Toujours selon une perspective ancrée dans l’histoire, les chapitres trois et quatre circonstancient des problématiques actuelles, notamment la place des Autochtones dans l’espace politique canadien (Nicolas Houde et Benjamin Pillet) et le concept d’identité à travers ses différents usages scientifiques et politiques. La deuxième partie de l’ouvrage porte, de manière plus classique, sur les institutions et étudie l’évolution de l’État canadien et de ses relations avec les citoyens (chap. 6, Peter Graefe, p. 133-152), le fonctionnement du parlementarisme et des assemblées législatives, que ce soit à l’échelon fédéral ou provincial (chap. 7, Hubert Cauchon, p. 153-177), et la domination de la branche exécutive dans le régime politique canadien (chap. 8, Donald J. Savoie, p. 179-195). Le neuvième chapitre (Maude Benoit, p. 197-216) analyse l’administration publique au Québec et au Canada en caractérisant ses différentes périodes, son organisation et ses composantes, mais aussi certains débats contemporains tels que l’impératif de transparence ou l’exigence d’efficacité. Après les pouvoirs législatif et exécutif, c’est finalement le pouvoir judiciaire et ses instances qui sont analysés, avec un examen critique de la judiciarisation du politique au Québec (chap. 10, Louis-Philippe …