RecensionsBook Reviews

The Brandon Packers Strike, by G.F. Macdowell, Toronto/Montréal, McClelland and Stewart Limited, 1971, 305 pp.[Notice]

  • André Roy

410

ÎNDUSTRIAL RELATIONS INDUSTRIELLES, VOL. 29, NO 2

L'étude des différents systèmes de report et de décompte des heures effectivement travaillées et des problèmes spécifiques reliés à l'introduction du système constitue l'objet des quatrième et cinquième chapitres.

Les sixième et septième chapitres présentent de façon détaillée les principes d'implantation du système et un modèle exploratoire qui pourrait recevoir multiples adaptations respectant les caractéristiques propres à chaque entreprise; caractéristiques du marché, de la technologie utilisée; de la nature des tâches. Ceci constitue, à mon avis, la contribution spécifique des deux auteurs de cette publication puisqu'on ne retrouve pas dans les ouvrages français un exposé aussi clair et méthodique des principes, des procédures et des mécanismes d'implantation des horaires flexibles. Un dernier chapitre qui traite des attitudes syndicales à l'endroit de ce ^ système m'apparaît le plus faible. De fait, même si les auteurs ont procédé à une enquête rapide auprès de quelques centrales syndicales, on peut difficilement, à la lumière des résultats, se faire une idée exacte de ce que pensent les syndicats sur le sujet. Il serait peut-être plus juste de conclure que les centrales visitées n'ont pas de positions bien articulées sur le sujet. Au Canada et aux Etats-Unis, la situation m'apparaît la même pour le moment. Je n'ai pu, à travers les ouvrages que j'ai consultés au cours des derniers mois retrouver une prise de position syndicale bien précise sur cette forme récente d'aménagement du temps de travail. C'est donc un sujet qui se prêtera bientôt à une recherche plus approfondie.

Dans l'ensemble, le volume excelle par son caractère technique et toute personne préposée à l'implantation des horaires flexibles trouverait avantage à le consulter.

Laurent BELANGER

Université Laval

The Brandon Packers Strike, by G. F.

Macdowell, Toronto / Montréal, McClelland and Stewart Limited, 1971, 305 pp.

1960. Une petite ville dans une région rurale. Un abattoir. Un syndicat et, un beau jour, une grève qui fit parler d'elle longtemps au pays manitobain.

La petite ville, c'est Brandon. A l'époque, moins de trente mille habitants, métropole d'une immense zone agricole qu'elle approvisionne et dont elle transforme les produits ; c'est aussi un centre ferroviaire assez important. Elle avait été jadis une petite cité ambitieuse qui avait même aspiré à supplanter la toute-puissante Winnipeg. Cela n'eut pas de suite. Malgré les efforts de ses dirigeants et de ses hommes d'affaires, elle était restée jusque-là sous-développée.

L'entreprise. Elle s'appelait Brandon Packers. Avec ses 110 employés, elle était quand même l'entreprise principale de la ville. Elle avait vu le jour en 1936. Le propriétaire, fils d'un boucher qui avait réussi, après avoir travaillé à gauche et à droite et acquis ainsi un bagage raisonnable d'expérience pratique, revint s'établir dans sa petite ville natale où, graduellement, il transforma l'état paternel et un véritable abattoir. Commencée avec un investissement de vingt mille dollars, l'usine qui comptait sept employés au départ, en groupait cent cinquante, cinq années plus tard. C'était alors la guerre et la demande ne faisait plus problème. Ce qui importait d'abord, c'était d'accroître rapidement la capacité de production pour répondre à des besoins immédiats et urgents. Comme le bacon et le jambon étaient fort en demande, l'usine se spécialisa dans l'abattage et la transformation des produits de porc. La fin de la guerre obligea à certains ajustements, mais l'entreprise continuait à être rentable. Cependant, au milieu de la décennie 1950, un changement majeur devait se produire ...