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Comptes rendus

Geneviève Fournier et Marcel Monette (dirs), L’insertion socioprofessionnelle : un jeu de stratégie ou un jeu de hasard ?, Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval, 2000, 196 p. (Trajectoires professionnelles et marché du travail contemporain.)Geneviève Fournier et Bruno Bourassa (dirs), Les 18 à 30 ans et le marché du travail ; quand la marge devient la norme, Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval, 2000, 268 p. (Trajectoires professionnelles et marché du travail contemporain.)[Notice]

  • Diane-Gabrielle Tremblay

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  • Diane-Gabrielle Tremblay
    Teluq

Le premier de ces deux ouvrages réunit un ensemble de textes de chercheurs du CRIEVAT-Laval, qui se penchent depuis de nombreuses années sur l’insertion professionnelle. Coordonné par Geneviève Fournier et Marcel Monette, ce livre est fort intéressant, puisqu’il permet d’avoir accès à un ensemble de recherches réalisées par cette équipe, sur divers aspects de l’insertion professionnelle. Ainsi, on trouvera un texte sur l’insertion socioprofessionnelle de jeunes toxicomanes, un autre sur les compagnons de projets, on traitera aussi des jeunes étudiants, ainsi que des jeunes hommes et des jeunes femmes, soulignant ainsi la diversité des expériences d’insertion, au-delà de certains points de convergence. Le premier chapitre commence par quelques perspectives théoriques mais passe rapidement à l’analyse de la réalité de l’insertion pour des diplômés du secondaire, du collégial et du niveau universitaire. Les auteurs s’intéressent à la définition de l’insertion professionnelle par les répondants eux-mêmes et ils ont pu constater que plusieurs la définissent en fonction de la satisfaction au travail, mais d’autres en fonction du lien entre l’emploi et la formation, d’autres encore à partir du sentiment de maîtrise des compétences, de la reconnaissance par les pairs et le milieu, de la stabilité sur le marché du travail, du contrôle de la situation financière… et finalement, certains y voient un processus sans fin, dans le cadre duquel ils doivent toujours être à l’affût. Les auteurs invitent aussi les jeunes à parler de leurs perceptions du diplôme d’études et de son effet dans le contexte d’intégration et de stabilisation sur le marché du travail. Ici encore, quatre thèmes ressortent : le diplôme est perçu comme la principale source de perspectives d’avenir intéressantes, comme porte d’entrée sur le marché du travail, comme source de satisfaction personnelle, mais pour certains, comme quelque chose n’ayant pas toute la valeur escomptée. Les auteurs ont aussi demandé aux jeunes de parler de leurs attentes face au marché du travail alors qu’ils étaient aux études et de ce qu’ils ont vécu pendant cette période. Pour finir, les jeunes devaient évaluer la place de la chance et du hasard dans leur démarche d’insertion professionnelle. Le chapitre 2 traite du soutien social et de l’adaptation à la transition entre les études et le marché du travail. Les auteurs exposent d’abord les différents aspects fonctionnels du soutien social pour ensuite analyser comment ils peuvent intervenir chez un échantillon de jeunes. Ce chapitre intéressera les chercheurs, mais aussi tous ceux qui interviennent en matière d’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Un troisième texte présente une analyse intéressante de l’insertion professionnelle des jeunes tout en se penchant sur la possibilité d’une utilisation créatrice de la précarité d’emploi. Malgré la difficulté que représente la précarité, certains jeunes peuvent y trouver une occasion pour réaliser un projet personnel, pour préciser leur projet professionnel, pour tirer profit de liens établis dans divers milieux. Dans un même ordre d’idées, un autre texte s’intéresse au discours morose sur l’emploi et introduit la perspective de psychodynamique du travail pour étudier le regard des jeunes sur ce plan. Le paradoxe de la persistance de la précarité ou de la dégradation du travail dans un contexte de croissance économique suscite des interrogations et les auteures rendent compte d’une étude exploratoire axée sur des jeunes étudiants et étudiantes, notamment en ce qui a trait au rapport à l’argent. Enfin, un texte plutôt descriptif traite des expériences du mouvement associatif pour insérer des jeunes adultes en emploi et un autre, de l’intégration des jeunes compagnons. Ce dernier fait état des changements vécus par les compagnons et fait ressortir des différences intéressantes dans le vécu observé à des périodes différentes. On ne peut résumer un …