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Rétrospective des activités rédactionnelles de la Revue des sciences de l’éducation et plan d’action pour l’année 2015

  • Gilles Raîche et
  • Monique Noël-Gaudreault

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  • Gilles Raîche
    Rédacteur en chef

  • Monique Noël-Gaudreault
    Directrice

Couverture de La responsabilité en éducation : transformations, ruptures et contradictions,                Volume 41, numéro 1, 2015, p. 5-164, Revue des sciences de l'éducation

Corps de l’article

Dans le texte ci-dessous, nous dresserons un rapide portrait des activités rédactionnelles de la Revue au cours de la dernière année, nous donnerons un aperçu de la prochaine année et nous expliquerons plus en détail les deux grands changements qui s’annoncent.

1. Rétrospective des activités rédactionnelles

Nous avons publié six numéros en 2014, si bien que nous avons enfin rattrapé notre retard. Saluons ici l’efficacité et la grande cohésion de l’équipe de rédaction, à commencer par Carole Bergeron, notre dévouée secrétaire à la rédaction, que nous remercions pour sa compétence et son enthousiasme indéfectible. Saluons et remercions également nos auteurs, nos arbitres, les membres du comité de rédaction, les membres du comité scientifique et comité international de lecture ainsi que nos assistants à la rédaction, nos recenseurs et nos lecteurs. Sans la compétence et la générosité de toutes ces personnes, la Revue ne serait pas ce qu’elle est.

2. Plan d’action pour l’année 2015

Nous venons de réactiver le Prix André-Girard qui vise à récompenser l’auteur du meilleur article paru dans la Revue des sciences de l’éducation de l’année 2014. Notre jury est déjà au travail, et nous vous en reparlerons l’automne prochain.

En 2015, dans la foulée des actions entreprises au cours des dernières années, nous continuons de bonifier l’informatisation du processus rédactionnel afin d’accélérer le traitement des articles et leur publication. Trois numéros sont prévus, celui que vous avez sous les yeux et deux non thématiques.

Cependant, et ce sera l’essentiel de notre propos aujourd’hui, nous devons signaler au moins deux grands changements en perspective, qui auront lieu soit en 2015 soit dans l’année subséquente : d’une part, le passage à l’accès libre et, d’autre part, l’abandon de la version papier à court terme.

3. Le passage de la revue à l’accès libre

Jusqu’ici, nous avions une barrière mobile de deux ans. Cette période d’embargo ou délai de restriction de l’accès aux articles (exclusivité aux abonnés) vise à permettre aux revues d’amortir les coûts de production grâce aux abonnements payants. Cependant, l’accès libre est désormais une tendance très forte et les organismes subventionnaires incitent fortement les revues savantes à y adhérer. Une fois en place, il permettra une plus large accessibilité et une plus large diffusion de tous les articles.

Pour la Revue des sciences de l’éducation, tous les articles parus depuis sa fondation en 1975 sont maintenant disponibles sur la plateforme Érudit.

Cependant, l’adhésion au libre accès privera la Revue des revenus d’abonnement. Il faut donc trouver une autre solution de financement. Une de celles-ci consisterait à transférer la facture aux auteurs : c’est d’ailleurs ce que font les grand agrégateurs comme Elsevier ou Taylor and Francis. Toutefois, le consortium Érudit nous propose une solution fort ingénieuse où ce seront les bibliothèques qui soutiendront financièrement l’ensemble des revues savantes : ce qui nous évitera d’avoir à facturer les auteurs pour que leur article soit publié.

4. L’abandon de la version papier

Là aussi, il s’agit d’une tendance très forte. Non seulement le papier a un coût environnemental, mais les lecteurs, abonnés ou non, affichent de plus en plus leur préférence pour la version électronique. Dans le cas des bibliothécaires, on comprend que, d’une part, le manque de place pour loger les périodiques, dont le nombre ne cesse d’augmenter, et, d’autre part, les coûts prohibitifs des abonnements soient deux arguments puissants. De plus, comme pour plusieurs autres revues savantes, nous remarquons que les revenus provenant de la version papier sont inférieurs aux dépenses associées : il faut donc agir rapidement et abandonner ce médium pour ne pas nuire à la santé financière de la Revue.

On pourra nous objecter que les périphériques de stockage sont vulnérables, et que l’évolution continue du format de fichier électronique oblige à le changer tous les cinq ou dix ans, alors que le papier, lui, se conserve plus longtemps, n’est jamais en panne, offre confort et facilité pour la lecture, permet d’annoter plus facilement. Cependant, l’accès à une bibliothèque ouverte et donc à une plus grande quantité et variété de textes scientifiques gratuits n’a pas de prix.

Il va de soi que nous continuerons à suivre un rigoureux processus de sélection pour nos articles : trois arbitres, spécialistes du domaine traité dans l’article, au Québec, au Canada et en Europe, évaluent avec soin chaque texte reçu. Ces arbitres ont en effet à leur disposition des outils les plus objectifs possible pour l’évaluation, des grilles détaillées qui garantissent la scientificité du travail des auteurs, des arbitres et du comité scientifique. Ces grilles sont disponibles sur notre site. Quant aux auteurs dont le texte a été refusé, ils sont outillés, grâce aux commentaires reçus, pour retravailler leur texte et le soumettre de nouveau.

Enfin, l’année 2015 marque les 50 ans de la Revue des sciences de l’éducation, et nous sommes fiers qu’elle ait tenu le cap durant toutes ces années et se soit fait le reflet de l’avancement des connaissances en recherche sur l’éducation au Québec, dans la francophonie et dans le monde.

À tous nos lecteurs, bonne année 2015 et bonne lecture de la Revue des sciences de l’éducation !