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Avant-propos

  • Jacinthe Martel

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  • Jacinthe Martel
    Université du Québec à Montréal

Corps de l’article

Le titre qui coiffe le dossier publié dans ce numéro sous la direction de Lucie Joubert, « Germaine Guèvremont. Nouvelles survenances », désigne à la fois l’objet d’étude des articles rassemblés ici et l’angle selon lequel Hélène Destrempes et Jean Morency, Danielle Aubry, Lucie Joubert et Lori St-Martin ont choisi de l’aborder. Si leurs articles renouvellent la lecture du Survenant, c’est d’abord parce qu’ils portent non seulement sur le roman proprement dit, mais également sur les versions médiatiques d’une oeuvre que Germaine Guèvremont a modifié en profondeur. Ces lectures du cycle du Survenant s’attardent par ailleurs, à partir de préoccupations nouvelles, aux influences américaines de l’auteure et aux particularités esthétiques des médiums télévisuels et radiophoniques ; si l’étude du radioroman révèle l’impact des transformations sur le récit et sur le personnage de Phonsine, elle montre en outre que les échanges linguistiques sont étroitement liés aux rapports de pouvoir qui se dessinent entre les hommes et les femmes. Dans ce contexte, l’apport des archives a été déterminant ; ainsi, le dossier s’ouvre sur un extrait du radioroman conservé à Bibliothèque et Archives Canada que Marcel Olscamp présente en mettant en relief la difficulté inhérente à l’édition critique de ce type de documents. Le dossier se referme sur une bibliographie fort utile qui recense l’oeuvre de Guèvremont en général et le cycle du Survenant en particulier, ainsi que la production critique depuis 1989.

L’étude que Claude Filteau consacre à Un ange cornu avec des ailes de tôle permet de soulever la question de la lecture du double point de vue esthétique et moral à partir des douze oeuvres évoquées dans ces récits autobiographiques, et d’identifier les modalités narratives mises en place par Michel Tremblay pour créer sa propre fiction. Quant aux chroniques (roman et poésie) de Martine-Emmanuelle Lapointe, André Brochu et Luc Bonenfant, elles proposent une fois de plus à nos lecteurs des ouvrages qui, à plus d’un titre, ont piqué leur curiosité.

Dans la dernière parution de la revue, j’ai annoncé le départ de notre fidèle collaboratrice, Janet Paterson, et l’arrivée prochaine de Jean Morency. Or il me fait également plaisir d’accueillir, à compter de juin, Anne Élaine Cliche, professeure au Département d’études littéraires de l’UQAM, qui se joindra au Comité de rédaction. Ce numéro clôt la première année de travail de la nouvelle équipe éditoriale ; je profite donc de l’occasion pour remercier les chercheurs, auteurs et chroniqueurs qui ont publié dans la revue ainsi que les collaborateurs qui, à des titres divers et toujours avec enthousiasme, ont participé à sa production. Je vous souhaite à vous, chers lecteurs, un bon printemps et un bel été.