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  1. 241.

    Article publié dans Recherches sémiotiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 34, Numéro 1-2-3, 2014

    Année de diffusion : 2016

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    Le principe d'immanence a mauvaise presse : la plupart de ceux qui s'en réclament encore se hâtent le plus souvent d'expliquer comment ils s'en accommodent difficilement et pourquoi ils s'apprêtent à y tailler les brèches qui seront sources, à l'évidence, de gains heuristiques. Le centenaire du CLG est une belle occasion pour revenir aux sources du principe d'immanence en linguistique et en sémiotique, et pour en suivre le cheminement dans la relecture de Saussure par Hjelmslev, et dans celle de Saussure et Hjelmslev par Greimas.On rappelle notamment pourquoi, chez Saussure et Hjelmslev, l'immanence est indissociable de la définition et de la délimitation d'un objet de connaissance pour une discipline qui s'efforce de circonscrire sa place parmi les disciplines existantes. Et on s'efforce surtout de montrer comment, chez Saussure, elle s'accommode d'une invention permanente de la sémiose dans le signe, puis, chez Hjelmslev et surtout chez Greimas, elle devient de ce fait même une contrainte créative, dans l'écart postulé et constaté entre la manifestation et l'immanence, et entre la manifestation générée et la manifestation attestée.Le principe d'immanence devient alors une stratégie scientifique, qui permet d'articuler ensemble la formalité et la socialité pour Saussure, la générativité et la créativité pour Hjelmslev, la véridiction et l'invention des sémioses pour Greimas.

    Mots-clés : immanence, créativité, masse parlante, subconscient, générativité, manifestation, véridiction, Immanence, Creativity, Talking Mass, Subconscious, Generativity, Manifestation, Veridiction

  2. 242.

    Article publié dans Téoros (savante, fonds Érudit)

    Volume 21, Numéro 2, 2002

    Année de diffusion : 2020

  3. 243.

    Article publié dans Recherches féministes (savante, fonds Érudit)

    Volume 34, Numéro 1, 2021

    Année de diffusion : 2022

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    Figure du féminisme états-unien, Kate Millett est surtout connue pour son activisme et son oeuvre littéraire. Cependant, un pan majeur de sa pratique reste très largement négligé, voire ignoré : sa carrière d'artiste. Ses créations plastiques doivent ainsi être comprises non seulement comme une phase constitutive de l'essai Sexual Politics (1970) mais aussi en tant que démarche active de résistance. Dans le présent article à la croisée des études de genre et de l'histoire de l'art, l'auteure cherche à voir la manière dont l'oeuvre de Kate Millett, centrée sur la représentation du corps, articule esthétiquement une critique des politiques du genre.

    Mots-clés : femmes, féminisme, genre, histoire de l'art, politique, esthétique, cunt art, sculpture, corps, corps lesbien, mujeres, feminismo, género, historia del arte, política, estética, cunt art, escultura, cuerpo, cuerpo lésbico

  4. 244.

    Article publié dans Petite revue de philosophie (savante, fonds Érudit)

    Volume 2, Numéro 1, 1980

    Année de diffusion : 2023

  5. 245.

    Article publié dans Revue de recherches en littératie médiatique multimodale (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, 2022

    Année de diffusion : 2023

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    Cet article se donne pour objectif de réfléchir à un corpus de vidéopoèmes, à sa réception créative par des enseignant·e·s et aux propositions didactiques qui en émergent. Nous fondant sur des apports théoriques tels que l'expérience esthétique de Schaeffer ou les postures de l'expérience esthétique inspirées de Housen, nous analysons les réponses des enseignant·e·s à un questionnaire ouvert explorant différentes dimensions de leur réception (cognitive, affective, didactique), ces dernières influençant la posture de « re-création ». En plaçant les enseignant·e·s dans une posture de re-création, nous nous interrogeons sur les conditions qui rendent possible une expérience esthétique en contexte scolaire ainsi que sur les reconfigurations de l'enseignement de la poésie.

    Mots-clés : vidéopoésie, lecture créative, expérience esthétique, enseignement secondaire, didactique de la littérature, videopoetry, creative reading, aesthetic experience, secondary education, didactics of literature

  6. 246.

    Article publié dans Ciel variable (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 127, 2024

    Année de diffusion : 2024

  7. 247.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 55, Numéro 1, 2023

    Année de diffusion : 2025

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    Des plastiques colorés sur une plage, des tracteurs sur l'estran18, le marais et ses cabanes. Le décor est posé pour évoquer l'usage de la photographie dans une recherche portant sur le groupe professionnel des ostréiculteurs. L'article explore le cheminement méthodologique d'une sociologue mobilisant pour la première fois les images dans une enquête, s'interrogeant sur le statut de celles-ci. Trois corpus de photographies sont venus nourrir la compréhension de cette profession dont la trajectoire ascendante à l'échelle des individus comme du collectif est ralentie par la crise environnementale. L'identité sociale de ces ostréiculteurs oscille entre tradition et quête d'une certaine image de modernité, s'incarnant notamment dans un rejet récurrent du désordre. Une culture historique de l'aléa, intégrant plus ou moins la question du changement climatique, les incite à engager de nouvelles stratégies d'adaptation.

    Mots-clés : ostréiculteurs, professions, sociologie de l'image, littoral, ethnographie, Oyster farmers, occupations, visual sociology, shoreline, ethnography, ostricultores, profesiones, sociología de la imagen, zona costera, etnografía

  8. 248.

    Article publié dans Nouvelles vues (savante, fonds Érudit)

    Numéro 19, 2018

    Année de diffusion : 2023

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    Si Robert Lepage fait figure de dramaturge moderne, il peut difficilement être qualifié de cinéaste moderne. Cet article poursuit trois buts. D'abord, il posera une distinction entre le terme « moderne » et un autre terme avec lequel on le confond parfois : « réflexif ». Ensuite, il s'agira de mettre au jour non moins de dix sens qui travaillent sourdement la notion de réflexivité : un sens « propre », « figuré », « philosophique », « englobant », « faible », « fort », « général », « large », « étroit » et « métaphorique ». Enfin, après avoir admis que l'on confondait souvent, quand on parlait des films réflexifs, ce qu'ils sont (effectuer un « retour sur soi » ) et ce qu'ils font (rompre l'illusion), nous poserons qu'un film, pour être moderne, doit être réflexif (dans certains sens) et anti-illusionniste (à certaines conditions). Or, pour nous, si Robert Lepage est sans contredit un cinéaste réflexif, sa pratique réflexive n'en demeure pas moins largement… classique. Cette étude se veut d'abord et avant tout une façon d'exemplifier notre typologie en recourant à la filmographie du cinéaste plutôt qu'une étude approfondie et originale des films de Robert Lepage.

  9. 249.

    Article publié dans Intermédialités (savante, fonds Érudit)

    Numéro 9, 2007

    Année de diffusion : 2011

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    « Pourquoi la musique de Schoenberg est-elle si difficile à comprendre? », demande Alban Berg en 1924. On pourrait traduire aussi: « Pourquoi est-elle si peu accessible? », et sentir que la réponse n'est alors plus seulement celle que Berg fournit (à savoir, de façon internaliste  : parce que ses partitions ont su faire l'économie des répétitions thématiques qui, dans la musique « ordinaire », permettaient la stabilisation mnésique de l'écoute), mais bien aussi une affaire d'accès à la musique, et de conditions de possibilité de l'écoute. Schoenberg lui-même a tenté une réponse en inventant et animant un dispositif d'écoute singulier, la Société d'exécutions musicales privées (1918-1921), qui bouleverse de façon volontariste toutes les conventions du concert viennois de l'époque  : pas d'applaudissements, pas de compte rendus de presse, pas d'annonce des programmes à l'avance, et une économie nouvelle de la répétition du concert. À partir de là, se dessine une pensée schoenbergienne de l'accès à la musique, tout juste antérieure à l'industrialisation phonographique de la musique, et qui entretient avec elle une relation bénéfiquement conflictuelle. Expliciter cette dernière implique une analyse, ici esquissée, en mettant un accent particulier sur la question de l'interprétation, des divers projets de dispositifs de diffusion imaginés par Schoenberg et son entourage.

  10. 250.

    Article publié dans Philosophiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 17, Numéro 1, 1990

    Année de diffusion : 2007

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    RÉSUMÉL'auteur distingue, dans les.travaux sur l'intelligence artifi- cielle, deux approches : l'approche technologique et l'approche cognitiviste. Il montre que les rapprochements faits, dans l'approche cognitiviste, entre l'intelligence humaine et l'intelligence artificielle, ne vont pas de soi, et que les thèses sur l'intelligence artificielle sont largement tributaires de certaines spéculations rationalistes et empi- ristes de la philosophie classique. Il expose la principale difficulté que rencontre alors une compréhension de l'intelligence humaine à partir de l'approche cognitiviste, à savoir la nécessité d'oblitérer la dimension sémantique et de professer un solipsisme radical, et il plaide en faveur d'une compréhension de l'intelligence humaine selon ce qu'elle est dans la culture plutôt que dans les machines.