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296.Plus d’information
RésuméLes noms propres et leurs dérivés dans le vocabulaire de l'intelligence artificielle – Cet article présente les résultats d'une étude qui porte sur un sujet relativement peu exploré par les terminologues, à savoir la part des noms propres et de leurs dérivés dans la formation des vocabulaires techniques et scientifiques. Nous nous intéressons en particulier dans cet article aux onomastismes qui font partie du vocabulaire de l'intelligence artificielle. L'article se divise en trois parties. Nous présentons tout d'abord les matrices morphosyntaxiques qui composent les onomastismes de l'intelligence artificielle. Nous étudions ensuite les unités terminologiques complexes onomastiques du point de vue du nom propre et de son réfèrent. Enfin, nous examinons ces mêmes unités du point de vue de leur déterminé.
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297.Plus d’information
RésuméPour projeter de la lumière dans de nombreux coins et recoins obscurs de la logique pure de Husserl et dans les rapports entre sa logique formelle et sa logique transcendantale, et combler des lacunes empêchant qu'on arrive à une appréciation juste de sa Mannigfaltigkeitslehre, ou théorie de multiplicités, on examine comment, en prônant une théorie des systèmes déductifs, ou systèmes d'axiomes, comme tâche suprême de la logique pure, Husserl cherchait à résoudre certains problèmes épineux auxquels il s'était heurté en écrivant Philosophie de l'arithmétique. Ces problèmes sont décrits. Ensuite, on rassemble les éléments nécessaires pour caractériser ce que Husserl, à travers les textes présentement disponibles, voulait dire des Mannigfaltigkeiten. Pour conclure, il est indiqué comment Husserl pouvait considérer que sa théorie représentait une solution aux problèmes qui avaient conduit à son élaboration.
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298.Plus d’information
Guimarães Rosa qualifie d'« autobiographie irrationnelle » son roman Grande Sertão : Veredas (1956) – le héros Riobaldo est un barde/poète qui se soumet à un pacte faustien pour prendre le dessus sur Hermogène (le signe arbitraire) et recevoir enfin Otacilia (le prix littéraire) ; toutefois, cela se conclut au prix de la perte de Diadorim (Deodoron, cadeau de Dieu : l'âme). Parallèlement, dans un registre poétique proche de l'oraliture holographique, Guimarães Rosa affirme avoir écrit son chef-d'oeuvre en état de possession. Et alors qu'il ajourne, par superstition avouée et revendiquée, son entrée à l'Académie brésilienne des lettres pendant quatre ans, il meurt mystérieusement trois jours après la cérémonie. Énigme ou mise en scène ? Par le biais d'indices factuels plantés avec soin sur les sentiers interprétatifs, et suivant à la ligne un scénario tout à fait inédit dans l'histoire universelle de la littérature, le romancier compose en menus détails une autobiographie irréductible à une version qui serait définitivement encadrée par l'impression graphique : cette autobiographie ne se conçoit que dans l'espace poétique de l'oraliture (dans ses manifestations sociales collectives et grégaires, au-delà de l'univers de la lettre imprimée). Dans le but de transformer en légende vivante sa propre existence et afin de se soustraire à l'incomplétude hasardeuse de la condition humaine (ainsi qu'aux limitations réductrices qui marquent l'avènement du texte écrit), Rosa raconte une vie (la sienne), sous prétexte d'une « mort annoncée », par l'intermédiaire d'une textualité qui s'accomplit exclusivement dans l'imaginaire de ses lecteurs.