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  1. 324.

    Article publié dans Études littéraires africaines (savante, fonds Érudit)

    Numéro 44, 2017

    Année de diffusion : 2018

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    Pourquoi certains chercheurs africanistes éprouvent-ils lebesoin d'écrire un récit de vie ou un carnet devoyage avant ou après une monographie scientifique soldant uneenquête de terrain ? La première forme aurait-elletout simplement une dimension résiduelle, réduite ainsiau statut d'appendice de la seconde, ou au contraire les deuxseraient-elles complémentaires ? Ces problématiquescouvrent un champ et une période relativement vastes, allant dela pratique de la réflexivité chez les chercheurs ensciences humaines et sociales – Michel Leiris, Georges Balandier,Jean-Loup Amselle – aux continuités et recoupements quel'on observe dans les études littéraires etcritiques – Alain Ricard, Bernard Mouralis, Valentin-YvesMudimbe, Manthia Diawara, etc. C'est pour faire place auxcontinuités plutôt qu'aux ruptures que l'onrelativise la formule de « deuxième livre del'ethnographe », de Vincent Debaene, luipréférant celle du double livre, favorable auxrecoupements entre productions, par-delà les genres.

  2. 325.

    Article publié dans Études littéraires africaines (savante, fonds Érudit)

    Numéro 40, 2015

    Année de diffusion : 2016

  3. 327.

    Autre publié dans Culture (savante, fonds Érudit)

    Volume 11, Numéro 1-2, 1991

    Année de diffusion : 2021

  4. 329.

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 32, 2008

    Année de diffusion : 2009

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    RésuméLa « disparition forcée » en Argentine questionne la capacité, pour l'anthropologie, d'aborder la violence et ce qu'elle a d'indicible. Il s'agit donc, comme tout préalable à l'immersion dans un terrain « miné », de questionner la tension qui nous habite. Faite d'oscillation entre empathie, engagement et distanciation, notre position ethnographique interroge notre rapport de sens à la société qui nous entoure et qui nous fait, alors même que nous en avons expérimenté la capacité d'autodestruction. Il s'agira d'éclairer ici ce que je comprends comme la double implication possible des chercheurs : réélaboration du sens, reconstruction des liens. Car face à la « mort sociale », l'anthropologue peut participer d'une dynamique sociale de reconnaissance (comme recomposition du lien social et politique depuis une relation de réciprocité). Participer de cette dynamique, c'est aussi en questionner les enjeux éthiques et politiques. Face au déni, à la dépersonnalisation de l'autre, à son effacement, s'engager sur la voie du personnel, de l'intime, c'est rappeler que ces crimes contre l'humanité ont d'abord touché des intimités. Cette démarche anthropologique, impliquée aux côtés des victimes de la « disparition », élaborée avec elles, est vécue comme une co-naissance du sens, comme un parcours menant de l'intimité blessée à l'histoire et la mémoire collectives (D. Fassin, F. Laplantine, C. Coquio). Il s'agit, somme toute, de transmettre l'intime pour penser la terreur.

    Mots-clés : Verstraeten, disparition, terreur, émotion, implication, reconnaissance, Verstraeten, disappearance, terror, emotion, involvement, recognition

  5. 330.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 11, Numéro 3, 1970

    Année de diffusion : 2005

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    La sociologie et l'anthropologie sociale ont été radicalement remises en question ces dernières années par le développement même de leur objet d'étude, les sociétés industrielles et les pays en voie de développement. Ces deux disciplines ont ainsi amorcé un rapprochement autour des problèmes de changement et de développement socio-économique, dans la voie tracée par Georges Balandier et Max Gluckman en anthropologie, par Georges Gurvitch en sociologie. Par ailleurs, à travers diverses tentatives de planification, aussi bien en milieu développé que dans les nouvelles nations, s'esquissait cette « société planifiée selon les principes du collectivisme pluraliste décentralisateur » qu'affectionnait Gurvitch. De ces transformations naissait une nouvelle perspective, celle d'une sociologie ou d'une anthropologie de la participation. Parmi les expériences déjà nombreuses de planification-participation, allant de la société autogérée yougoslave aux multiples tentatives de développement communautaire, l'expérience poursuivie de 1963 à 1966 par le Bureau d'aménagement de l'Est du Québec a revêtu une importance particulière, tant du point de vue du développement que de celui de la recherche sociologique ou anthropologique. Voici ce qu'en dit un observateur extérieur, le professeur Albert Meister, spécialiste de la sociologie de la participation: «Enfin, mentionnons l'effort théorique basé sur l'expérience du Bureau d'aménagement de l'Est du Québec: tenant son inspiration de travaux français et nord-américains, le dossier québécois est une contribution importante à la définition de l'approche de l'animation rurale et, surtout, la tentative la plus cohérente à ce jour d'utilisation de la recherche sociologique empirique pour un développement basé sur l'animation. »C'est une double critique de cette expérience particulière que nous voudrions amorcer ici: critique théorique d'abord à travers certains textes élaborés par un de ses principaux inspirateurs scientifiques le sociologue Gérald Fortin; critique factuelle ensuite à partir d'une recherche empirique portant sur l'aménagement et les changements socio-culturels aux Iles-de-la-Madeleine, partie du territoire-pilote.