Documents repérés

  1. 10264.

    Lévy, Bernard, Bouchard, Marie Ginette, Viau, René et Han, Ji-Yoon

    Biennales

    Article publié dans Vie des arts (culturelle, fonds Érudit)

    Volume 51, Numéro 209, 2007

    Année de diffusion : 2010

  2. 10267.

    Article publié dans Dalhousie French Studies (savante, fonds Érudit)

    Numéro 120, 2022

    Année de diffusion : 2022

    Plus d’information

    Dans le scénario et le film Le camion (1977) de Marguerite Duras, un seul prénom biblique – « Abraham » – émerge d’un arrière-plan où se confondent des personnages et des lieux indistincts. Au cours du film, le prénom devient tabou. Treize ans plus tard, un phénomène semblable se produit dans La pluie d’été (1990) lorsque la déclinaison : « moi, fils de David, roi de Jérusalem », extrait du Livre de l’Ecclésiaste, revient de façon frappante et provoque une gêne palpable. Dans ce roman, qui plus est, une série de personnages sont « polyonymiques », glissant d’une identité à une autre, d’un nom à un autre. La nomination ici est donc tout à fait particulière et déclenche une peur vive qui se manifeste dans le texte par des réactions paroxystiques : pleurs, cris, hurlements, silences. L’axe principal de cet article sera donc d’étudier la source de ce malaise et de déterminer le ou les interdits qui le provoque et qui mènent à la perte de la parole. Dans un premier temps, nous verrons alors comment les noms et titres bibliques tels qu’« Abraham » et « le fils de David » s’inscrivent dans une démarche de réduction de toute identité à celle contenue dans les unités nominales minimales, « Juif » ou « Juden ». Dans un deuxième temps, nous explorerons comment les réactions paroxystiques des personnages se relient à la difficulté et à l’importance de donner un nom – en tant que fondatrice de l’identité des individus, mais aussi aux interdits de la représentation et de la verbalisation du divin dans la Bible hébraïque.

  3. 10268.

    Article publié dans Quaderni d'Italianistica (savante, fonds Érudit)

    Volume 43, Numéro 1, 2022

    Année de diffusion : 2022

    Plus d’information

    L’essai reconstruit le milieu culturel italien de la deuxième moitié du dix-huitième siècle et en souligne les caractéristiques par rapport aux contextes européens. Si de nombreuses œuvres allemandes ou anglaises se servent souvent du français avant d’être traduites en italien, d’autres passent directement à l’italien. C’est le cas des Poesie di Ossian traduites par Melchiorre Cesarotti, œuvre qui est aussi une expérience linguistique et culturelle, puisqu’elle se propose comme fenêtre ouverte sur un monde complètement nouveau, dont la mélancolie et la nuit représentent des fondements thématiques cardinaux. L’expérimentalisme linguistique de Cesarotti trouve dans sa traduction un point de rupture avec la tradition classique, qui ouvrira la voie à la grande poésie romantique.

    Mots-clés : Leopardi, Iliade, Cesarotti, Ossian, nuit, traductions

  4. 10269.

    Article publié dans Dalhousie French Studies (savante, fonds Érudit)

    Numéro 121, 2022

    Année de diffusion : 2022

    Plus d’information

    Cet article explore le croisement entre unheimlich et abjection dans le film Holy Motors (2012) de Leos Carax. Si l’abjection et l’unheimlich semblent être presque synonymes, Kristeva, dans Pouvoirs de l’horreur, précise que l’abjection est « [e]ssentiellement différente de ‘l’inquiétante étrangeté’ » théorisée par Freud en 1919. Nous montrerons pourtant que l’angoisse ressentie par le spectateur lors du visionnement de Holy Motors relève des deux phénomènes. Nous verrons comment Carax déstabilise le spectateur en représentant l’identité du personnage de M. Oscar comme fondamentalement changeante tout au long du film ; nous nous consacrerons ensuite à une analyse de deux épisodes de Holy Motors visant à renforcer chez le spectateur une distanciation radicale de M. Oscar (due au sentiment d’abjection) et une incertitude à l’égard de son identité (due à la sensation d’unheimlich). Enfin, nous examinerons comment, par la création d’un lien explicite au film d’épouvante Les yeux sans visage (Georges Franju 1959), lui aussi fortement ancré dans l’abjection et dans l’unheimlich, Carax renforce l’impossibilité chez ses personnages d’incarner une identité stable et maintient ses spectateurs dans un état d’aliénation par rapport à la diégèse du film.

  5. 10270.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 61, Numéro 2-3, 2020

    Année de diffusion : 2021

    Plus d’information

    Cet article propose le récit de la transformation institutionnelle de l'Association canadienne-française de l'Ontario (ACFO) entre les années 1970 et le milieu des années 2000. L'ACFO rejette d'abord le multiculturalisme comme étant concurrent au projet politique biculturel. Mais sa position change graduellement, jusqu'à voir le bilinguisme canadien comme complémentaire au projet politique multiculturel. L'ACFO est ensuite confrontée à la question de sa légitimité comme organisme représentatif de la francophonie ontarienne dès le milieu des années 1990. L'impératif de sa restructuration, donné par le ministère du Patrimoine canadien, débouchera en 2006 sur la fusion entre la structure de financement du ministère et de l'ancienne ACFO, qui deviendra alors l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO). Ces transformations du monde associatif franco-ontarien se déroulent sur la toile de fond des référendums pour la souveraineté québécoise et du rapatriement de la constitution canadienne en 1982.

    Mots-clés : francophonie, Ontario, repositionnement, multiculturalisme, biculturalisme, identité, représentation, refonte, peuples fondateurs, ACFO, AFO, francophonie, Ontario, repositioning, multiculturalism, biculturalism, identity, representation, redesign, founding peoples