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9693.Plus d’information
Ce texte confronte les finalités de la Loi sur le droit d'auteur avec la pratique des compositeurs qui incorporent de la musique préexistante à leurs propres oeuvres. Bien que le droit d'auteur permette certaines exceptions aux droits exclusifs de l'auteur, les tribunaux canadiens n'ont pas encore défini avec netteté les paramètres de l'appropriation artistique. En étudiant le phénomène de l'appropriation, puis en regardant la spécificité de celle-ci dans l'univers musical, nous chercherons à souspeser la souplesse du droit d'auteur canadien, lorsqu'il se confronte avec l'un des modes de création les plus anciens. Il sera démontré que, pour juger de la portée juridique de l'appropriation, l'un des critères déterminants demeure, outre ceux avancés dans l'affaire CCH, celui de la transformation apportée et de l'originalité qui en résulte.
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9694.Plus d’information
L'étude qui suit, celle de notre consoeur Julie Boissonneault, s'inscrit dans une perspective de synchronie dynamique. Elle propose l'analyse de l'usage de marqueurs grammaticaux et discursifs dans le parler de francophones du Nord-Est ontarien d'après deux corpus : un premier, le plus ancien, recueilli en 1979 sous la direction de Gaétan Gervais et un second plus récent relevé par plusieurs chercheurs entre 2014 et 2020. Trois ensembles de marqueurs – (ça) fait que, donc, alors et so / comme, genre et like / en tout cas et anyway(s) sont mis à l'étude. Une première analyse lexicométrique et variationniste associe leurs usages à des modalités telles que le sexe des informateurs, leur niveau d'instruction et leur âge. Une attention particulière est accordée à la prévalence des marqueurs empruntés à l'anglais. Puis une seconde analyse, de nature textuelle, se penche sur les fonctions linguistiques que remplissent ces marqueurs, permettant de voir s'ils se prêtent davantage à des fins grammaticales pour établir des rapports logiques dans le discours ou à des fins pragmatiques pour régir l'interaction.
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9696.Plus d’information
Nous nous intéressons ici à l'articulation entre les notions de territoire et d'identité telle qu'elle apparaît dans des discours prononcés lors des Congrès mondiaux acadiens (CMA). Les CMA nous paraissent particulièrement emblématiques puisqu'ils représentent un processus contemporain d'« alter-territorialisation », c'est-à-dire une manière de territorialiser les identités autrement que par des frontières administratives formelles. En effet, lors de cet évènement, le territoire semble être d'abord perçu comme le lieu dans lequel un processus de représentation communautaire est non seulement possible, mais aussi retravaillé en permanence à travers les délibérations, les actions collectives, les commémorations et les mouvements socio-culturels qui s'en saisissent. Dans ce processus, le CMA semble jouer un rôle singulier dans la cristallisation d'une représentation à la fois « diasporique » et « située » de l'Acadie. Dans cet article, nous nous arrêtons plus spécifiquement sur l'édition de 2019 du CMA. En plus d'une ethnographie menée durant les diverses activités de cette édition, nous puisons dans le matériel informatif et promotionnel produit par le comité organisateur du CMA. Nous mobilisons également les résultats d'un sondage (N=191) et des entretiens semi-directifs (N=30). Dans ce matériel discursif, le territoire et l'identité sont des thèmes centraux. Nous soumettons ces discours à une analyse de type critique afin d'éclairer sous un jour particulier le « complexe territorial acadien ».
Mots-clés : Arrighi, Berger, Traisnel, Congrès mondial acadien, Acadie, territoire, identité, discours, festivités, reconnaissance, francophonie, Arrighi, Berger, Traisnel, Congrès mondial acadien (World Acadian Congress), Acadie, territory, identity, festivities, discourse, recognition, francophonie, Arrighi, Berger, Traisnel, congreso mundial acadiense, Acadia, territorio, identidad, discurso, festividades, reconocimiento, francofonía
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9699.Plus d’information
RésuméDans cet article, Pamela V. Sing s'intéresse à une écriture révélatrice de l'importance du lien entre la langue maternelle ou ancestrale et l'identité, et ce, même chez ceux dont les pratiques linguistiques sont hautement diglossiques. Les trois écrivains dont il est question ici, Paulette Dubé, Sharon Proulx-Turner et Joe Welsh, ont des liens avec les Franco-Métis du XIXe siècle dont la culture et les pratiques ont subi une cruelle stigmatisation dès 1885, l'année de la défaite des Métis à la bataille de Batoche, suivie de la mise à mort de Louis Riel, condamné pour haute trahison. Pendant presque un siècle, celui du «Grand Silence», ils ont constitué le «peuple oublié du Canada», et lorsqu'ils sont retournés sur la scène publique, c'était en tant qu'anglophones pour qui bien des pratiques culturelles ancestrales avaient été oubliées. Aujourd'hui, les écrivains d'ascendance franco-métisse pratiquent une écriture qui, en se rappelant certains aspects de leur patrimoine, subvertit les stéréotypes réducteurs et dévalorisants dont les leurs sont victimes depuis longtemps. Il en résulte, entre autres, un discours culinaire dont le fonctionnement consiste à transformer une pratique culturelle en code culturel. Comme la remémoration de mets traditionnels fait presque inévitablement appel à la langue ancestrale, on a affaire à des textes hybrides écrits principalement en anglais, mais où viennent surgir des bribes dans une langue première dont le souvenir est aussi indestructible qu'il est imparfait. Il s'agit d'une écriture «bi-langue» étonnamment poétique, innovatrice et traditionnelle en même temps.
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